Étiquette : bad buzz

  • Bad Buzz et French Tech

    Le scandale Claire Despagne

    Rapport Visibrain 

    La French Tech connaît, depuis quelques jours, un nouveau scandale : l’affaire Claire Despagne.
    L’interview accordée au podcast « Liberté d’entreprendre » de la PDG de D+ for care, une marque de compléments alimentaires, suscite une vague d’indignations sur Twitter.
    • La polémique connaît un retentissement tardif : l’interview passe inaperçue à sa sortie le 15 avril dernier, mais un mois plus tard, les internautes s’emparent de l’affaire
    • Elle génère 57 277 messages publiés sur Twitter en seulement 3 jours, soit plus de 5 fois plus que l’affaire de la marque de bijoux LÕU.YETU de janvier 2021
    • Les internautes dénoncent le comportement de la fondatrice par le biais de la dérision

    Les conditions de travail en start-up, un sujet polémique sur les réseaux sociaux.

    Les mots clés les plus utilisés sur les réseaux sociaux illustrent à quel point les conditions de travail en start-up peuvent être un sujet polémique.
    #Esclavage, #précarité, #exploitation et #bullshit font partie des hashtags les plus utilisés pour commenter l’affaire.

    Ce n’est pas la première start-up qui se fait épingler sur les réseaux sociaux.

    Plusieurs jeunes entreprises ont fait l’objet de véritables scandales telles que LÕU.YETU cité ci-dessus ou encore l’agence Dresscode par le biais du compte « Balance ta start-up »

    . Une attitude tournée en dérision par les internautes L’humour est l’angle privilégié des internautes pour traiter cette polémique, qui donne lieu à de nombreux mèmes.
    D’ailleurs, les émojis « pleures de rire » sont les plus relayés sur Twitter sur cette affaire, juste derrière le pouce vers le bas.

    Top tweets de l’affaire Claire Despagne https://twitter.com/Caeric_/status/1523941811563212802 https://twitter.com/Mayamo_Tv/status/1523956293588955136 https://twitter.com/itskardahoe/status/1523977315163770881

  • Etude @VISIBRAIN – Bad Buzz : les entreprises ont beaucoup à apprendre

    Bad Buzz en 2017 : le sexisme au cœur des crises

    Visibrain s’associe à Nicolas Vanderbiest afin de publier son étude annuelle sur les Badbuzz en 2017. Voici les principaux résultats et enseignements à retenir pour 2018.

    En 2017, les inégalités ont contribué à un nombre important de crises. Pas moins de 4 crises sur 10 ont éclaté dans le but de combattre une inégalité.

    Le sexisme a notamment été à l’origine de 23% d’entre elles, un chiffre qui ne cesse de prendre de l’ampleur année après année.

     En 2017, 102 crises-image ont éclaté, soit 2 de moins qu’en 2016. Le phénomène de normalisation se confirme.

    En revanche, les entreprises ont encore beaucoup à apprendre. En effet, même si le nombre de crises a diminué, la part de responsabilité de ces-dernières a quant à elle augmenté. 82% des badbuzz en 2017 proviennent des départements communication (46%) et marketing (36%).

     La guerre aux inégalités a commencé

    En 2017, l’indignation est au cœur des badbuzz. « L’émotion » a particulièrement motivé cet état de crise. Le grand public a mené une guerre qui lui tient à cœur : la guerre aux injustices.

    Parmi elles, les inégalités homme-femme, ont fait l’objet d’une mobilisation sans faille et d’une très forte viralité.

    Pour s’exprimer et faire entendre leur voix les internautes ont, comme à leur habitude, privilégié Twitter, qui reste LE moyen préféré des internautes pour exprimer leur mécontentement. 67% des crises ont été commentées sur Twitter, soit une augmentation de 12% par rapport à 2016. Cette prépondérance s’explique notamment parce que de nombreuses crises se déroulent uniquement sur ce réseau social.

    Grande nouveauté du côté d’Instagram, le réseau social « lifestyle » est à l’origine de ses premières crises et se positionne ainsi comme nouveau moyen d’expression en cas de badbuzz. En 2017, 3% de crises ont éclaté via le réseau social.

    A l’inverse, les badbuzz se viralisent de moins en moins sur Facebook, qui accuse une baisse record : -50 % de crises ont été commentées sur le réseaux social par rapport à 2016.

    Les 3 plus grosses crises digitales de 2017

    Manque de sensibilité, inégalités ou encore mix entre affaires et politique, en 2018 les entreprises ont encore des progrès à faire en matière de gestion de crise. Retour sur le top 3 des crises-image qui ont coûté le plus cher aux entreprises…

    1/ L’expulsion forcée d’un passager de United Airlines

    United Airlines a été sous le feu des projecteurs en 2017. Non seulement c’est l’entreprise qui a cumulé le plus de badbuzz, mais c’est également à elle que revient le prix de la plus grosse crise digitale avec un tollé médiatique international. C’est en malmenant et en éjectant un passager de force sur l’un de ses vols Chicago-Louisville que la compagnie s’est attirée les foudres des médias et internautes du monde entier.

    Les conséquences sont sans appel : près de 2 millions de tweets publiés en 1 jour, une réputation mise à mal et un cours de bourse qui chute de 4%.

    2/ La séquence homophobe de « Touche Pas à Mon Poste »

    Habitué aux polémiques sur les réseaux sociaux, Cyril Hanouna et son émission « Touche Pas à Mon Poste » ont connu une crise particulièrement marquante cette année. Au cœur de ce scandale une inégalité qui a choqué le grand public, lorsque le présentateur a maladroitement piégé plusieurs personnes homosexuelles lors d’une radio-libre.

    Bilan difficile pour Cyril Hanouna et son émission : près de 500 000 messages publiés en 7 jours, des sponsors qui quittent le navire et une amende de 3 millions d’euros.

     3/ La publicité ratée d’Ulker Biskuvi

    Le plus gros chocolatier de Turquie a appris malgré lui qu’affaires et politique ne font pas bon ménage. Le 1er avril 2017 l’entreprise dévoile son spot humoriste, qui fait maladroitement allusion au coup d’État manqué, dont a été victime le président Erdogan quelques mois auparavant.

    La note est salée pour l’entreprise : la publicité est accusée par le gouvernement, le cours de bourse chute de 5% et des dommages collatéraux touchent les filiales du même groupe.

    3 nouveaux enseignements à retenir pour affronter 2018

    Dans le livre blanc consacré à la rétrospective des badbuzz des marques en 2017, Visibrain et Nicolas Vanderbiest tirent de leur analyse 3 nouveaux enseignements que les marques devront retenir pour 2018.

    – 01 –Les problèmes sociétaux favorisent l’état de crise

    En 2017, les entreprises ont manqué de sensibilité face aux inégalités sociétales, entrainant ainsi de nombreuses crises. Pas moins de 4 crises sur 10 ont éclaté dans le but de combattre une inégalité. Le sexisme a notamment été à l’origine de 23% d’entre elles, un chiffre qui ne cesse de prendre de l’ampleur chaque année.

    L’entreprise n’est pas au centre du débat, elle n’est qu’un « prétexte » pour faire éclater la crise. En 2018, les entreprises devront mieux appréhender les problématiques qui les entourent.

    – 02 – Les badbuzz se mondialisent

    Face à une viralité de l’information de plus en plus forte, les entreprises doivent mondialiser leurs communications. Les frontières sont totalement rompues. Ainsi, ce qui ne choque pas un pays peut être critiqué un autre.

    C’est pourquoi les entreprises doivent penser « global » avant de penser « local ». Elles devront redoubler d’effort en 2018 afin d’être exemplaires.

    – 03 –Les réseaux sociaux dictent la loi de la crise

    L’émancipation des réseaux sociaux a facilité l’expression du mécontentement. Peu à peu les entreprises ont perdu leur droit de parole face aux allégations des internautes. Elles cèdent trop facilement, laissant les réseaux sociaux leur dicter quand commence l’état de crise. Or, seule l’entreprise devrait avoir le pouvoir de décider si elle est en crise ou non.

    En 2018, les organisations doivent reprendre du terrain et se rendre compte qu’elles détiennent encore le pouvoir de faire valoir leur point de vue.

    TÉLÉCHARGEZ L’ÉTUDE COMPLÈTE DES BADBUZZ EN 2017 !

     

     

  • Bad Buzz : 7 enseignements pour 2016

    LES ERREURS DE COMMUNICATION : LE PIRE FLÉAU DES MARQUES

    Selon Nicolas Vanderbiest et Visibrain,

    En 2015, 78% des bad buzz sont nés d’une erreur de communication ou de marketing de la part des marques elles-mêmes. Si 2015 marque une certaine stagnation du nombre de crises 2.0, leur typologie semble impacter plus durablement les marques. En effet, même si la part des crises éphémères reste largement majoritaire, les crises de moyenne ampleur représentent désormais 24% des crises de 2015 ; soit 10 point de plus qu’en 2014.

    Pour 2016, les marques devront, plus que jamais, tirer les leçons du passé pour agir dès à présent. Au travers de leur livre blanc annuel, Nicolas Vanderbiest, chercheur à l’Université Catholique de Louvain et spécialiste en phénomène d’influence et des réseaux sociaux, et Visibrain, plateforme de veille Twitter, dressent la rétrospective des bad buzz de 2015, analysent leurs conséquences et proposent 7 commandements pour garantir la protection de la réputation des organisations en 2016. 

    Moins de crises, mais de plus grande ampleur

    En 2015, Visibrain et Nicolas Vanderbiest recensent 109 crises, soit une moyenne de 2 bad buzz par semaine. Après une augmentation exponentielle depuis 2004, le nombre de crises commence à stagner en 2015.

    + 10% de crises d’ampleur moyenne par rapport à 2014. En 2015, les crises éphémères, vite oubliées, ont diminué de 8% au profit des crises dites « moyennes » dont l’impact peut engager la réputation de l’organisation. 

    L’entreprise victime, elle-même à l’origine de sa crise

    78% des crises sont dues à une erreur dans la communication ou le marketing de l’entreprise. Ce qui signifie que 9 crises sur 10 peuvent être expliquées par un process, un produit ou une communication défaillants. L’entreprise est un loup pour l’entreprise, pas besoin de « coup du sort » ou d’attaques extérieures pour provoquer les crises.

    Twitter est utilisé à 93,5% par les publics pour commenter une crise contre 61,5% pour Facebook. Cette année encore Twitter s’impose comme le lieu principal de la crise. Des trending topics, un monde ouvert et des parties prenantes partisanes en font le média d’où tout démarre.

    7 enseignements pour 2016

    Dans le livre blanc consacré à la rétrospective des bad buzz des marques en 2015, Visibrain et Nicolas Vanderbiest tirent leur analyse des faits marquants de l’année, 7 grands enseignements que les marques devront retenir pour 2016.

    • L’importance de l’éthique dans la communication
    • Se rappeler que tout peut être filmé
    • Garder le droit de se déclarer ou non en crise
    • La contrainte de transparence dans un monde où tout finit par se savoir
    • N’oublier ni son histoire, ni l’Histoire
    • Les entreprises s’insèrent dans un modèle sociétal
    • Attention aux hijackings de campagne et de hashtag