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  • Comment relever les défis d’innovation pour notre avenir à l’horizon 2030 ?

    Comment relever les défis d’innovation pour la société à l’horizon 2030 ?


    Pour répondre à cette grande question s’est tenue le 17 juin une conférence exceptionnelle. Institutions, médias, scientifiques, entreprises, étudiants se sont relayés pour partager leurs visions et leurs projets d’un monde post-Covid.
    Temps forts d’une journée riche d’inspiration et de contenus organisés par « Les Mardis de l’innovation »

    Accessible en ligne gratuitement sur la chaîne YouTube Les Mardis de l’innovation, la conférence réunit pas moins de 35 intervenants venus de divers horizons et reconnus pour leur leadership en matière d’innovation.

    Cette journée est rythmée selon 4 grandes thématiques : regards croisés, zooms sectoriels, les pays émergents, la recherche en Europe.

    Regards croisés sur notre avenir

    Le point de vue des institutions

    Pour cette première thématique très large qui aborde les objectifs, les défis à relever, les progrès possibles et les innovations nécessaires pour une société post-Covid, la parole est tout d’abord donnée à des institutions en charge de l’orientation des technologies.

    Pascal Viginier, Président de l’Académie des Technologies, ouvre la conférence : « Notre Académie des Technologies plaide pour un progrès raisonné, partagé et choisi. C’est vraiment la technologie pour l’innovation pour un usage le plus large possible par le bien public. ». Pour anticiper les prochaines crises, il appelle à la création d’un hub de données de crise. Il partage son optimisme raisonné pour l’avenir, car il voit beaucoup d’entreprises saisir l’opportunité de la pandémie pour prendre des engagements de développement durable. La transition énergétique avec de l’énergie décarbonée sera un des grands sujets d’avenir. La France – et plus largement l’Europe – a la capacité de tirer son épingle du jeu dans le concert mondial de l’innovation.

    Cédric Villani propose le point de vue du mathématicien, député, membre du collectif Ecologie Démocratie Solidarité, et Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques. Il dresse un constat post-Covid alarmant : les tensions entre continents se sont aggravées, la démocratie a reculé un peu partout dans le monde, la confiance des citoyens envers la politique et la science a chuté. Mais on va aller de l’avant et se demander quels sont les nouveaux modes de fonctionnement et les innovations qu’il faut surveiller. Pour le mathématicien, la transition écologique doit passer par l’agroécologie :  abandon des pesticides et de l’élevage intensif, autonomie alimentaire pour tous avec des produits de qualité. Mais cela demande une rénovation de notre modèle économique et le changement de nos habitudes comme une réduction de moitié de notre consommation de viande. Au final, la transition agroécologique, la transition énergétique, les questions numériques doivent se régler avec des politiques à l’échelle européenne.

    Susanna Bonnetier, Vice Présidente de l’Association des Instituts Carnot dont l’objectif est de mettre en relation les instituts de recherche et les entreprises pour transférer les innovations, « la société post-Covid va devoir faire face à trois transitions majeures ; digitale, écologique et la médecine du futur personnalisée. » Pour relever ces défis interconnectés, la recherche développe des outils numériques plus intelligents grâce à l’Intelligence artificielle, des énergies décarbonées, des systèmes agricoles durables, de la médecine personnalisée et de la biothérapie, « pour mettre l’innovation au service de la planète et au service du progrès humain ».

    Le point de vue des étudiants 

    Les témoignages de Léa, étudiante à la Sorbonne et Adrian, étudiant à l’Epita, c’est la nouvelle génération qui exprime sa vision et ses engagements face aux défis de la société post-Covid, cette génération souvent présentée comme la génération Covid, la génération sacrifiée ou encore Génération Greta. L’étude menée par la Conférence des Grandes Ecoles, IPSOS et BCG, auprès de 2242 étudiants, montre que les secteurs les plus prisés sont l’environnement, l’énergie et l’humanitaire, et que les premiers critères de choix d’une activité sont l’intérêt du poste, le bien-être et être en phase avec ses valeurs (loin devant la rémunération qui arrive en 11ème position). Cette génération montre donc une forte tendance écologique et humanitaire, elle aspire plus à des valeurs qu’à une carrière. C’est véritablement la génération du renouveau et de l’engagement.

    Le point de vue des médias

    Observateurs privilégiés de l’évolution du monde, les médias qui mettent en relation sciences, technologies et société nous partagent leurs ressentis et leurs analyses sur la société de demain.

    François Siegel, Directeur de la publication de We Demain, l’enjeu principal est de préserver la démocratie : «  pour réussir la transition énergétique, il faut revenir sur une société apaisée qui a envie de partager et d’échanger ». Le chemin à parcourir pour atteindre 1,5° et la neutralité carbone en 2050 est un long processus et on y va de manière chaotique. Mais François Siegel reste confiant, car on n’a pas le choix avant que la planète ne devienne invivable.

    Béatrice Sutter, Directrice des rédactions de l’ADN, présente les nouvelles tendances du numérique en 2021. Nous assistons à trois chocs majeurs. En premier lieu l’émergence d’une nouvelle cartographie du web. Outre les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) qui ont vu leurs valorisations plus que doubler pendant la pandémie, nous voyons émerger de nouveaux acteurs tels que Vinted, Twitch et Roblox qui réinventent à leur manière l’économie circulaire, l’économie de la passion et l’économie des avatars. Ces plateformes redéfinissent une nouvelle économie de pair à pair que l’on pourrait appeler le Web 3.0, le second choc majeur. Le 3ème choc, c’est l’émergence d’un nouveau type de consommateur, le consotrader, plus engagé, tour à tour acheteur, vendeur et investisseur.

    Pour Dominique Leglu, Directrice des Rédactions de « La Recherche » et « Sciences et Avenir« , le futur ne se jouera pas que sur le numérique, mais également sur le terrain de la géostratégie : c’est dans l’espace, dans les océans que les grandes puissances vont s’affronter, et l’Europe doit avoir un rôle à jouer.

    2.   Zooms par secteurs

    Durant cette journée, différents focus seront faits sur des secteurs au cœur des transitions comme la vie dans la cité, les transports, l’économie digitale ou encore l’agro-alimentaire. Chaque panel réunit des centres de recherche, des industriels, des associations, des instituts pour débattre et nous éclairer sur les enjeux spécifiques et les défis d’innovation. Vous pourrez revivre ces interventions sur la chaîne YouTube :

    Des villes plus agréables pour tous

    Le confinement a montré la pression de la concentration urbaine, la nécessité d’espace vital des individus et le besoin amplifié de services toujours plus proches et accessibles avec Sabine Romon, Responsable du Pôle Innovation Ville de Paris, Stéphane Vincent, Délégué Général, 27ème Région et John Tanguy Directeur de la Stratégie et de l’Innovation Société du Grand Paris

    Des transports décarbonés au service du besoin de mobilité

    Une accélération des innovations est attendue dans les transports, notamment en termes d’émission de CO2. Quelles étapes crédibles vers l’objectif Zéro émission-zéro pollution. Quels projets et quels horizons pour les grands modes de transport ? Michel Forissier, Chief Engineering and Marketing Officer, Valeo, Sebastian Mikosz, Head, SVP Member and External Relations, IATA ont échangé sur ces sujets.

    Une économie digitale plus au service des individus

    Quels défis technologiques et quels nouveaux formats plus respectueux de l’humain pour l’économie digitale ? Quelles façons de lutter contre l’épidémie de cybercriminalité ? La domination des GAFA est-elle irréversible ou va-t-on vers une gouvernance plus équilibrée?
    Des éléments de réponse avec François Cuny, Directeur de l’Innovation, Inria,  Jacques-François Marchandise, Délégué général, La Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération), Joëlle Toledano, Economiste, Université Paris Dauphine  et Christine Aymard, General Manager, Microsoft Consulting Services France

    Une agriculture écologique, plus valorisée et plus valorisante

    Rémy Cailliatte, Directeur Plant2Pro et Catherine Renard Directrice Qualiment – INRAe, Lancelot Leroy, Directeur Innovation, et Développement Terrena, Didier Christin, Délégué Général, Sol et Civilisation, Rachel Kolbe, Head of Sustainability, Invivo et Guillaume Dhérissard, Directeur Général,  Fermes de Figeac apportent leurs expertises au sujet de l’agriculture d’aujourd’hui et de demain.
    L’agriculture française a démontré sa mobilisation et son efficacité pendant la pandémie qui n’a connu aucune pénurie alimentaire. Le secteur fait également face à une transition écologique rapide tout en peinant à faire reconnaître la valeur de ses produits et services. Quelles grandes étapes, projets et objectifs d’innovation de la transition agricole actuelle ?

    3.   Innover pour le développement des pays émergents

    Pour les pays développés, la pandémie a eu un impact grave. Mais pour les pays en développement, il est dramatique. Comment dans ces conditions retrouver le chemin du progrès humain ?

    Sandrine Boucher, Directrice de l’Innovation de l’Agence Française de Développement, aborde le sujet de l’innovation dans les pays en développement face à la crise Covid-19. On sait quand ces pays, la reprise va être beaucoup lente et plus rude, avec une augmentation de l’extrême pauvreté. Sandrine Boucher évoque des réponses innovantes à la crise, qui s’attachent à apporter des réponses adaptées aux contextes sociaux et culturels, comme la mobile money en Afrique, ou des pratiques qui évitent d’avoir recours à la technologie, comme les approches communautaires au Vietnam.

    Juliette Seban, Directrice Exécutive du Fonds d’Innovation pour le Développement, nous présente pour sa part le Fond d’Innovation pour le Développement, un dispositif permettant de soutenir les innovations qui luttent contre la pauvreté et les inégalités dans les pays émergents.

    4.   Objectifs des plans de relance européens pour 2030

    Pour clôturer cette journée riche et dense, Marc Giget, Président de l’Institut Européen de Stratégies Créatives et d’Innovation évoquera la Place de l’innovation, grands défis, priorités et objectifs à horizon 2030 des plans de relance européens, Le budget final de Horizon Europe, qui n’est qu’une partie du plan de relance Horizon Europ, s’élève à plus de 95 milliards d’euros. « C’est un grand programme de relance avec une véritable volonté de repositionner l’Europe dans les domaines où elle avait perdu du terrain, ou de consolider ses positions de force. Et la génération montante a envie que ça se passe à ce niveau-là » conclut Marc Giget.

    Retrouvez l’intégrale de la conférence sur :

    1/2 Les grands défis d’innovation pour la société post-Covid : Horizon 2030 – Matin

    2/2 Les grands défis d’innovation pour la société post-Covid : Horizon 2030 – Après midi

    Par Pierre Tran, journaliste @LaBrigadeDuWeb

  • Etude Linkedin : l’impact de la crise pour les professionnels du marketing 

    L’impact de la crise pour les professionnels du Marketing  

    • 49 % des professionnels du marketing ont réévalué leurs priorités à la suite de coupes budgétaires
    • Mais la grande majorité (81%) d’entre eux sont optimistes pour les douze mois à venir
    • Près de la moitié déclare aujourd’hui avoir la possibilité de redéfinir leur rôle (49%) et l’opportunité de montrer leur importance pour leur business (53%)
    • Dans un souci de réduction des coûts, les experts en marketing ont décidé d’internaliser certaines fonctions et de privilégier les canaux générant des résultats à court terme

    Selon une nouvelle étude réalisée par LinkedIn, la moitié (49 %) des professionnels du marketing français estiment que la crise sanitaire leur a donné l’occasion de redéfinir leurs rôles, tandis que plus d’un sur deux (53 %) déclarent être aujourd’hui en mesure de démontrer leur importance au sein de leur entreprise.

    L’étude, à laquelle 300 professionnels du marketing des secteurs B2B et B2C ont participé, met en lumière les mesures adoptées par cette fonction pour pallier à la réduction des budgets et ainsi faire « plus avec moins ». En dépit des difficultés à venir annoncées par l’étude, l’optimisme reste de mise.

    Bien qu’impactés par la crise, les professionnels du marketing sont optimistes pour l’avenir 

    Selon les conclusions de l’étude, les marketeurs B2B ont été confrontés durant la crise sanitaire à des coupes budgétaires plus sévères que leurs homologues du secteur du B2C (74 % contre 70 %) et ont été contraints de revoir leurs priorités (55% contre 44%). A l’échelle du secteur marketing, ce sont près de la moitié (49%) des professionnels qui ont dû revoir leurs priorités.

    Et pourtant, bien qu’il existe une pression résultant des coupes budgétaires, la grande majorité des marketeurs (81%) sont optimistes pour l’avenir tandis que 43 % ne doutent pas de la capacité de l’économie à rebondir rapidement.

    Les professionnels du marketing ont fait évoluer leur rôle 

    L’étude démontre également que cette période d’incertitude économique a permis aux marketeurs d’assumer davantage de responsabilités au sein de leur entreprise. Il leur est, en effet, demandé de jouer un rôle plus actif dans le processus décisionnel, et la moitié (49 %) d’entre eux déclarent avoir aujourd’hui la possibilité de redéfinir leur rôle.

    « Nous constatons des signes d’optimisme dans le secteur du marketing, notamment concernant l’après COVID-19. La crise sanitaire a mis en évidence le rôle pilier des directeurs marketing pour aider les entreprises à adapter leur communication dans un contexte en proie à de profondes évolutions », a déclaré Ioana Erhan, Directrice de Marketing Solutions chez LinkedIn France.

    Cette étude a également mis en lumière les mesures adoptées par les professionnels du marketing pour faire « plus avec moins ».

    Les fonctions marketing sont repensées pour « faire plus avec moins » 

    Le secteur adapte son mode de travail afin de réduire ses coûts et entend internaliser certaines fonctions, notamment :

    • Pour 52% – la planification d’évènements
    • Pour 51% – la publicité
    • Pour 48 % – la stratégie réseaux sociaux
    • Pour 47% – l’acquisition de talents
    • Pour 47 % – l’achat de publicité traditionnelle
    • Pour 45 % – la stratégie créative

    Les contenus sont adaptés et une activité ciblée est privilégiée 

    Plus de la moitié (55 %) des marketeurs ont ajusté le contenu, le message et le ton des supports marketing, pour davantage se concentrer sur leur mission et la définition de leur vision. 45% des professionnels du secteur ont adapté les contenus ou leur approche créative afin de mettre davantage en avant l’émotion (par exemple une approche orientée sur l’humain, l’affect, etc.) Cette tendance devrait se confirmer puisque 44% des experts en marketing reconnaissent la nécessité d’un changement de ton, de contenu et de message dans leurs supports de communication au cours des six à douze prochains mois.

    Les canaux publicitaires traditionnels font les frais de la crise 

    Et à plus longue échéance, les professionnels du marketing affirment qu’ils prévoient de réduire les budgets consacrés aux canaux publicitaires habituellement associés à la construction de la marque sur le long terme. Seront notamment concernés les campagnes d’affichage (45 %), les événements/le marketing expérientiel (54 %) ainsi que le marketing des comptes stratégiques (16 %). A contrario, ils entendent augmenter les dépenses dédiées aux canaux qui génèrent habituellement des résultats à court terme, comme la vidéo en ligne (51 %), l’affichage en ligne (58 %) et les liens commerciaux sur les réseaux sociaux (52 %).

    Participez à la discussion sur LinkedIn sur les nouveaux enjeux du marketing. #DiscussB2BMarketing