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  • Comment les assistants vocaux changent-ils le marketing des marques ?

    Comment les assistants vocaux changent-ils le marketing des marques ?

    Une tribune d’Eric Dosquet – Chief Innovation Officer Avanade France

    « La révolution ne sera pas diffusée à la télé. Elle sera proclamée par la voix »[1]. Jared Belsky

     Le CES 2019 s’annonce comme un grand moment pour les assistants vocaux et des objets non plus juste connectés (so 2015 !) mais à commande vocale. La vague ne cesse de monter. Avec la démocratisation croissante des enceintes connectées qui matérialisent les assistants et la nouvelle interface vocale, les marques s’interrogent sur les nouvelles opportunités offertes par ces objets à interfaces naturelles. Focus sur ces marqueurs d’une nouvelle ère.

     Après les débuts de Siri en 2010 et son rachat par Apple, la sortie d’Alexa d’Amazon en 2014, suivis par l’Assistant de Google, Cortana de Microsoft et de quelques autres, la vague GAFAM ne cesse de monter. D’après une étude menée en septembre 2018 par Voicebot.ai, près de 58 millions d’Américains, soit 23 % de la population, posséderaient au moins un smart speaker [2]. Les Européens et les Chinois tendent à suivre les mêmes courbes d’adoption. Les ventes d’enceintes connectées ont connu un bond à la faveur du Black Friday et du Cyber Monday, suivis par les fêtes de fin d’année. Ce phénomène se complète par la présence native d’assistant sur les smartphones  Android et iOS, si bien qu’aujourd’hui tous les acteurs majeurs, sur l’ensemble des verticaux, recherchent, élaborent et expérimentent sur les nouvelles opportunités offertes par les assistants vocaux.

    Disruption majeure dans la relation homme-machine

    Par leur fonctionnement naturel, les assistants vocaux s’imposent facilement comme de nouvelles interfaces, plus intuitives, apportent de nombreux usages et fonctionnalités. Dans une étude récente, Dashbot constate que 75% des sondés équipés les utilisent au moins une fois par jour et 57%  plusieurs fois par jour. 65% déclarent que les assistants ont changé leurs comportements ou leurs routines quotidiennes[3]. Quatre grandes catégories d’usages se cristallisent :

    Smart home : allumer la lumière, régler la température.
    Divertissement : lancer une radio, une musique, un jeu, un quiz.
    Information : poser une question pratique, trouver un commerce à proximité.
    Shopping : préparer des listes de courses et effectuer des achats.

    Nouvelle approche dans l’accès à l’information

    Les assistants vocaux associent deux aspects : des assistants virtuels et une interface vocale, d’où le terme complet « assistants virtuels à commande vocale ». Ils conjuguent des algorithmes d’intelligence artificielle, des systèmes de reconnaissance et de génération vocale induisant une nouvelle approche dans l’accès à l’information.

    Ils s’inscrivent dans les grandes tendances technologiques de fond (montée des plateformes, IA, personnalisation, multiplication de terminaux, etc.) et dans la lignée des transformations d’interfaces homme-machine, ce qui ne laisse aucun doute sur leur potentiel à modifier profondément nos comportements et nos usages. Ils apportent cependant un nouveau lot d’interrogations sur le respect de la vie privée, la protection des données et la confiance, principaux freins à l’adoption et garde-fou fondamentaux envers des tentations orwelliennes.

    La bataille entre les marques et les assistants vocaux pour la confiance du consommateur

    Les marques s’interrogent aujourd’hui sur la place des assistants dans leur marketing mix. Est-ce un medium publicitaire, une interface de vente, un nouveau canal de distribution, un point d’achat, un point de contact après-vente ou une intimité inédite avec leur client ? La réponse est : tout à la fois, à un détail près cependant. Les marques se battront avec les algorithmes d’intelligence artificielle pour la ressource la plus convoitée : la confiance du consommateur. Celui-ci aura un choix entre faire confiance à un assistant virtuel qui automatisera certaines de ses routines ou à une marque qui aura su le convaincre de devenir sa référence.

    Menacées, les marques doivent se poser de bonnes questions. Le nouveau marketing se confondra de plus en plus avec le service afin d’apporter une véritable valeur dont le périmètre renouvelé comprendra la pertinence et l’authenticité. Ces qualités ne constitueront plus un simple bénéfice, mais une barrière à l’entrée que toutes les marques ne sauront pas surmonter.

    Pour convaincre l’intelligence artificielle de les sélectionner en tant que partenaires fiables, les marques devront formuler une offre pertinente qui correspondra à une recherche multidimensionnelle, en permanente évolution et constamment challengée par leurs concurrents. Elles devront optimiser le SEO pour la recherche vocale sur l’ensemble des assets digitaux, en visant « la position zéro » dans les classements.

    Pour gagner la confiance du consommateur et devenir son premier choix explicite, son « top of mind », les marques devront revoir leurs fondamentaux, refondre leur storytelling, trouver leur propre « voix » et miser sur l’authenticité au-delà d’un simple exercice de communication. Elles devront construire une véritable stratégie de la voix, au-delà d’une simple Skill pour Alexa :

    • Se ré-interroger sur la mission de la marque.
    • Passer du mode transactionnel au mode relationnel, susciter l’amour de sa marque par une émotion, un contenu particulier.
    • Penser l’image de la marque… sans image et se doter d’assets sonores expressifs.
    • Trouver un ton de la voix juste, au sens premier du terme, se distancer des voix publicitaires sans surprises.
    • Créer des cas d’usage en ciblant chez les consommateurs un ou deux besoins auxquels la marque répond mieux que ses concurrents, et viser la récurrence.
    • S’intégrer dans la vie des consommateurs à travers des points de contacts audio en s’appuyant sur les usages des assistants (moments de la journée, caractère mains libres, requêtes plus intuitives et plus rapides, exigence dans la qualité des réponses).

    Omniprésente, omnisciente, presque magique, mais avec des apparences (ou du moins des sonorités) humaines, la voix est une technologie aussi naturelle que disruptive. Les assistants marquent une étape majeure, fondamentale même, dans le rapport entre l’homme et la machine, entre le consommateur bien réel et un monde numérique de moins en moins virtuel. Les entreprises et les marques doivent se préparer à une nouvelle ère dont nous apercevons aujourd’hui les premiers signes. Innover ou disparaître, c’est à l’aube de ces ruptures que peuvent se conforter ou se défaire des empires.

    [1] « The revolution won’t be televised. It will be voiced ».

    [2] https://voicebot.ai/2018/10/30/u-s-smart-speaker-users-rise-to-57-million/

    [3] https://www.dashbot.io/2018/11/19/how-consumers-really-use-alexa-and-google-home-voice-assistants/

     

  • Agir pour l’éthique numérique

    Avanade Trendlines :

    L’éthique numérique, la modernisation des environnements de travail et les expériences immersives seront au cœur des entreprises en 2019

    La nouvelle recherche Trendlines d’Avanade présente les tendances émergentes qui auront une incidence sur les stratégies d’entreprises en matière de projets, d’innovation et de technologie.

    Agir pour l’éthique numérique, combiner intelligence et design et se préparer à des expériences sans limites sont les tendances clés sur lesquelles les entreprises doivent se concentrer en 2019 pour répondre aux changements rapides du monde digital selon la nouvelle étude Trendlines d’Avanade, premier intégrateur mondial spécialiste de l’écosystème Microsoft.

    1. Agir pour un monde numérique plus éthique

    L’éthique est devenue depuis longtemps un principe fondamental dans la plupart des entreprises, mais l’essor de l’IA et de l’automatisation créé de nouveaux défis et enjeux éthiques. Ces défis peuvent concerner les employés, les clients et les partenaires d’une entreprise. Selon une étude d’Avanade, 89% des dirigeants à l’échelle mondiale affirment avoir été confrontés à un dilemme éthique lié à l’utilisation accrue des technologies intelligentes et de l’automatisation, 87% admettant qu’ils ne sont pas pleinement préparés à répondre aux préoccupations éthiques actuelles.

    « Les entreprises ne peuvent plus se contenter de parler d’éthique numérique », a déclaré Florin Rotar, responsable exécutif mondial Modern Workplace. « Il est clair que l’éthique numérique est désormais une priorité pour les conseils d’administration et les dirigeants, et les leaders de ce domaine vont devoir commencer à mettre en œuvre des principes directeurs et appliquer l’éthique « by-design«  dans le monde professionnel. »

    Face à ce constat, Avanade a créé un groupe de travail dédié pour accompagner les entreprises en interne, via notamment des forums réunissant des représentants des plus grandes entreprises mondiales.2

    2.Allier intelligence et design

    Les entreprises « model-driven«  associent le design et l’analyse des données pour créer des produits et des services plus personnalisés afin de mieux répondre aux exigences de leurs clients. Il est temps d’appliquer ces mêmes pratiques pour répondre également aux attentes des employés. Une étude du Centre de recherche sur les systèmes d’information (CISR) de la MIT Sloan School of Management[1] montre que les entreprises offrant une meilleure expérience à leurs employés obtiennent davantage de résultats business, avec une clientèle doublement satisfaite, d’avantage d’innovation et une rentabilité supérieure de 25% vs la concurrence.

    Des responsables d’entreprises font travailler ensemble leurs data scientists et leurs créatifs pour créer des équipes multidisciplinaires dès les premières étapes de création d’un produit ou d’un service, dans le but d’améliorer à la fois l’expérience des employés et celle des clients.

    Avanade a ainsi mis en place un réseau de « digital innovation studios » combinant plusieurs disciplines pour la création de nouveaux produits et services et proposer à ses clients une nouvelle manière d’allier l’intelligence des données et le design.

    3.Créer des expériences sans limites

    Alors que les expériences consommateurs et employées sont en perpétuelles mutations, de nombreuses entreprises n’arrivent toujours pas à développer de nouveaux produits et services sur les environnements de travail fixes et mobiles. Le monde évolue rapidement vers une société exclusivement mobile, expérience « en mouvement », à la fois physique et virtuelle. Créer ces expériences immersives « sans limites » nécessite un nouvel état d’esprit et un renouvellement de l’architecture informatique.

    « Ces nouvelles expériences requièrent un nouvel état d’esprit de la part de tous – dirigeants, employés et consommateurs », a déclaré Craig Gorsline, responsable exécutif mondial en conseil et innovation. « Les entreprises devront réorganiser leur architecture informatique afin que les consommateurs et les employés puissent vivre des expériences sans friction qui améliorent leur vie avec des informations pertinentes présentées sur toutes les plates-formes. Il est temps d’embrasser le changement. »

     

     

  • Comment la technologie « augmente » et fait évoluer les métiers à forte valeur ajoutée

    Comment la technologie « augmente » et fait évoluer les métiers à forte valeur ajoutée

     L’avis d’expert écrit par Eric Dosquet – Chief Innovation Officer Avanade France.

    Les technologies innovantes deviennent des outils professionnels à part entière. Ils augmentent les capacités physiques et cognitives des travailleurs, dans les bureaux et sur le terrain, pour leur permettre de se dépasser, soit par un gain d’efficacité, soit par l’apparition de capacités nouvelles.

    Aujourd’hui, de nombreuses technologies font évoluer les métiers d’une manière inédite : divers logiciels simplifient notre travail quotidien et dopent la productivité. Les exosquelettes facilitent nos efforts, la réalité virtuelle permet d’appréhender des environnements peu familiers, la réalité augmentée – de voir l’invisible, tandis que l’intelligence artificielle prédit, prévient, anticipe. Si la plupart des technologies ont jusqu’ici amélioré le travail des techniciens de terrain en les déchargeant des tâches les plus pénibles, le travail plus intellectuel se prêtait moins à ce type d’évolution. Aujourd’hui, l’augmentation de la puissance du calcul transforme un nombre croissant de métiers en permettant aux travailleurs de déployer leur créativité et de se recentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée. Voyons comment les technologies permettent de rationaliser la créativité, le temps et l’énergie dans le milieu industriel.

    1. Améliorer la conception par l’optimisation topologique et le design génératif

    Le design génératif est une méthode de conception qui complète les méthodes classiques de conception assistée par ordinateur (CAO). Il permet d’alléger des pièces, ce qui explique l’intérêt manifesté par les secteurs aéronautique et automobile où le poids est un critère essentiel. Sesalgorithmes issus du machine learning génèrent des milliers de formes complexes basées sur le biomimétisme à partir de contraintes techniques et fonctionnelles (taille de la future pièce, matériau, forces et charges qu’elle devra supporter, etc.), ainsi que de propriétés attendues (mécaniques, électromagnétiques, thermiques, acoustiques, aérodynamiques, etc.). Les produits ainsi conçus sont plus économes en énergie et participent à améliorer la performance de l’ensemble.

    Couplé aux nouvelles techniques de fabrication, comme l’impression 3D, le design génératif ouvre de nouvelles possibilités. L’exemple industriel le plus connu reste la cloison d’Airbus, 45 % plus légère que sa version classique.

    L’optimisation topologique, considérée comme « la petite sœur » du design génératif, permet d’alléger une pièce déjà existante, en enlevant de la matière pour n’en laisser qu’aux endroits où elle est suffisante pour conserver ses propriétés mécaniques. Airbus a ainsi allégé certaines pièces déjà en utilisation.

    2.Accélérer la conception avec la réalité virtuelle et mixte

    La réalité virtuelle permet, à l’étape de la conception, de simuler le futur produit (ou un environnement) pour expérimenter son usage, ou reproduire virtuellement les étapes de l’assemblage pour, si besoin, optimiser le poste de travail de l’opérateur. La réalité mixte permet de repenser les scenarii et les enchaînements d’actions et surtout modifier des paramètres. L’apparente similitude entre les deux réalités est trompeuse, car les usages sont très différents. Ainsi le constructeur automobile Ford utilise la réalité virtuelle au début de la conception : ses concepteurs et ingénieurs peuvent faire le tour du futur véhicule pour bien l’observer de tous les côtés, monter à l’intérieur, se mettre sur un siège, toucher le tableau de bord pour tester la qualité, évaluerles difficultés d’assemblage, ajuster les plans CAO avant de réaliser le prototype physique. A contrario, la réalité mixte est utilisée dans des phases avancées de la conception pour travailler sur les détails. Ainsi, équipés ducasque HoloLens ils peuvent projeter des hologrammes 3D sur un véhicule ou prototype physique pour évaluer les matériaux, les couleurs, les difficultés d’exécution, les aspects esthétiques, l’ergonomie, et surtout modifier le design en temps réel.

    3.Contrôle qualité par la vision machine (computer vision)

    L’œil de l’algorithme est supérieur à l’œil humain. La vision par machine (ou computer vision) et l’analyse d’images répondent aux besoins très larges de contrôle qualité, voire de maintenance prédictive de nombreuses industries. Des solutions les intégrant permettent de détecter des écarts invisibles à l’œil nu et ainsi vérifier la conformité aux standards. Les solutions sont généralement composées d’une ou de plusieurs caméras de très haute précision et de logiciel d’analyse d’image utilisant des algorithmes d’intelligence artificielle. Les données sont restituées sous forme de tableaux de bord pour aider la prise de décision en matière de conception ou d’ajustement des process de fabrication (dans une usine), ou encore de maintenance prédictive (dans le cas de l’exploitation). En contrôlant ainsi les défauts et l’usure des rails, la SNCF poursuit deux objectifs : anticiper les pannes pouvant causer des accidents ou la fermeture imprévue de voies etéconomiser des millions d’euros en maintenances et travaux inutiles.

    Il est aujourd’hui vital de comprendre que les nouvelles technologies repoussent les limites de l’imagination, permettent une nouvelle compréhension de nombreuses situations et donc de meilleures prises de décision quel que soit le métier. L’ensemble des changements enclenchés par ces technologies fait enfin converger l’innovation, l’amélioration des conditions de travail et des gains de productivité.

  • Pourquoi l’IA est une belle opportunité pour les femmes? 

    Pourquoi l’IA est une belle opportunité pour les femmes ? 

    Selon Emmanuelle Berthier, Directrice des opérations France Benelux Avanade.

    Lors de mon intervention à l’événement FIN&TECH Community le 27 juin dernier à Paris, sur la table-ronde « Pour une intelligence artificielle éthique dès sa conception », j’ai eu le plaisir de débattre sur la valeur que l’Intelligence Artificielle peut apporter aux femmes et inversement.

    Vous allez me dire « pourquoi » ? Selon moi, pour deux raisons :

     Tout d’abord, l’IA amène de nouveaux métiers 

    Un premier exemple concerne le design des interfaces de communication entre l’homme et la machine. C’est le métier du psy-designer.

    Pour un chatbot, il faut designer sa personnalité, son style de communication, son genre, son nom. Va-t-il dire « Hello Emmanuelle, comment vas-tu ? » ou « Bonjour Madame Berthier, que puis-je faire pour vous aider ? ».

    Ce sont les questions que nous nous sommes posées quand nous avons développé un chatbot chez Avanade pour répondre aux questions courantes de nos collaborateurs.

    Pour un robot humanoïde, il faut aussi concevoir sa communication avec la voix, l’image et même ses réactions aux émotions. Les femmes vont pouvoir mettre à profit leur quotient émotionnel pour définir une communication juste, inclusive et éthique.

    Un autre exemple concernant la mise en place de solutions d’automatisation (robots logiciels qui permettent d’automatiser des tâches). Sur ce type de projet, il est important de mettre une œuvre une roue des bénéfices pour générer de la valeur à la fois pour l’entreprise et pour les salariés, afin d’améliorer la satisfaction du personnel, les conditions de travail, intégrer l’évolution des compétences, la qualité du service rendu, l’auditabilité et la détection de fraude, et ne pas se limiter à la réduction des coûts en supprimant des postes. Il est tout aussi important selon moi d’avoir une parité dans ce nouveau métier car, tout comme l’automatisation doit être éthique, les équipes projets doivent également l’être par défaut.

    L’IA, c’est aussi exploiter les données en faveur de l’éthique 

    C’est une excellente opportunité de raccrocher des talents féminins. Quand on regarde les statistiques du Bac S, les filles sont très bien représentées et ont même des mentions légèrement supérieures, on peut dire qu’elles sont aussi scientifiques que les garçons. On les retrouve plus tard majoritairement dans les études de santé, paramédicales et sociales, alors qu’elles ne sont qu’environ25% dans les écoles d’ingénieurs et cela peut tomber à 10-15% dans les écoles d’ingénieurs informatiques.

    A partir du moment où l’on va mettre plus d’éthique, où l’on va prendre en compte les valeurs humaines et sociales pour faire des IA justes, inclusives, qui favorisent la diversité et qui préservent l’environnement, nous pourrons attirer ces talents féminins fondamentalement scientifiques, qui vont nous aider à la fois à concevoir des algorithmes éthiques et aussi entraîner les IA de façon éthique.

    Une IA « ethic by design »est :

    –     Juste, inclusive, lutte contre la discrimination, favorise la diversité, respectueuse de la dignité   humaine et de la vie privée

    –     Auditable, explicable, apprend de ses erreurs avec une boucle de retour

    –     Sous la responsabilité de l’Humain

    –      Digne de confiance, transparente, donne un sentiment de sécurité

    –      Supportée par des programmes de formation des collaborateurs et des équipes d’experts capable de détecter les biais.

    Il y a aujourd’hui environ 30% de femmes dans les métiers de la data science. Je suis convaincue que l’on peut atteindre la parité homme / femme rapidement en insistant sur cette dimension sociale, humaine et environnementale.