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  • Comment l’avancée de l’intelligence artificielle aide les professionnels du marketing à prendre de meilleures décisions ?

    Comment l’avancée de l’intelligence artificielle aide les professionnels du marketing à prendre de meilleures décisions ? 

    Par Nikos Acuña, Chief Visionnary Officer, Sizmek
    Nous savons que l’intelligence artificielle (IA) a déjà de multiples implications dans notre vie quotidienne. Netflix réussit par exemple à prédire les séries dont nous allons enchaîner les épisodes les uns après les autres, alors que Nest assimile nos préférences pour adapter au mieux la température au sein de nos foyers. Même la médecine progresse rapidement en se servant de l’IA pour analyser de nombreuses données, dont celles liées à notre ADN, en vue de créer des traitements pour soigner différentes pathologies. Si l’exécution de certaines tâches est plus facile, plus rapide et plus efficace grâce à la technologie, il semble logique que l’IA appliquée à la publicité rende également les marques et les agences plus intelligentes.
    Des décisions fondées sur les données
    C’est notamment la grande quantité de données et d’informations sur les consommateurs dont disposent désormais les professionnels du marketing qui rend tout cela possible. Bien trop nombreuses pour être traités, organisés ou manipulés par l’esprit humain, ces gigantesques volumes de données représentent à la fois un défi et une opportunité exceptionnelle pour les entreprises. Car si nous ne savons pas encore comment exploiter tout le potentiel de ces données, nous savons déjà que celles-ci détiennent le secret que les publicitaires essaient de percer depuis l’époque des Mad Men : comment identifier clairement les personnes susceptibles d’acheter nos produits ?
    Grâce à l’IA, nous pouvons donner un sens à ces données, en tirer des informations utiles et les exploiter pour déterminer le consommateur, le moment, le type de matériel connecté et le contexte adaptés avant de diffuser une publicité. L’IA fait le gros du travail et s’avère un outil marketing puissant, dans la mesure où aucun être humain ne pourrait décider en une milliseconde où placer une publicité en analysant 300 milliards de signaux quotidiens.
    Des perspectives inédites
    Si tout cela semble déjà très prometteur, les capacités de l’IA vont bien au-delà d’une automatisation programmatique basique. Si une plateforme optimisée par l’IA, comme celle de Sizmek, peut déjà fournir les informations nécessaires pour décider en une fraction de seconde quelle publicité diffuser et à quel endroit, les avantages ne s’arrêtent pas là pour les marques et les agences. La valeur de l’intelligence artificielle réside également dans sa capacité à analyser des quantités de données qui semblent incompréhensibles, à en tirer des informations pertinentes et à les rendre exploitables. Ce qui offre des perspectives inédites pour les professionnels du marketing – voire les entreprises tout entières – qui peuvent ainsi utiliser l’IA pour optimiser leurs campagnes, toucher de nouveaux consommateurs et augmenter les conversions.
    Une meilleure compréhension des consommateurs
    L’IA nous aide en effet à identifier les dynamiques à l’œuvre dans les ensembles de données, mettant ainsi en lumière les facteurs qui favorisent la conversion. Elle aide ainsi les professionnels du marketing à optimiser leur ciblage vers un résultat recherché (par exemple, le pourcentage d’augmentation des applications d’assurance en ligne), sans avoir à s’appuyer sur des données tierces. L’IA peut analyser des milliards de points de données – en observant ce qui fonctionne bien ou non – de manière à identifier les consommateurs les plus susceptibles d’être intéressés par un produit ou un service.
    Au lieu d’utiliser un ensemble de paramètres spécifiques et restreints, tels que l’âge ou le sexe, les professionnels du marketing peuvent désormais choisir les éléments d’une campagne qui fonctionnent, et ainsi accéder à tout un vivier de nouveaux clients. Cela représente un tournant majeur pour la publicité programmatique et pour la publicité en général. Il s’agit en effet d’un secteur dans lequel les entreprises misent depuis des décennies sur la connaissance de leurs « clients cibles ». Aujourd’hui, l’IA pourrait leur donner de nouvelles informations sur l’identité de leurs clients, leur localisation ainsi que leurs aspirations.
    Intelligence augmentée
    Toutefois, l’IA ne se contente pas de rendre les technologies ou les plateformes plus intelligentes. Les dirigeants des entreprises, des services marketing et des campagnes publicitaires deviennent eux aussi « plus intelligents ». Et ce changement majeur dans la manière d’apprendre à connaître les consommateurs, et de les atteindre en ligne, va modifier fondamentalement le travail des professionnels du marketing. Contrairement à ce que l’on a pu lire dans de nombreux rapports alarmants concernant la prise de pouvoir des robots voleurs d’emplois, l’IA augmentera notre capacité décisionnelle en nous fournissant un outil puissant pour déterminer qui nous devons cibler, et comment. Ce sont les individus, et non les machines, qui tireront les ficelles à l’aide de technologies optimisées par l’IA, technologies qui leur permettront de progresser eux-mêmes et d’être mieux informés que jamais sur l’identité de leurs clients et sur la meilleure manière de les satisfaire, grâce à des messages créatifs délivrés au moment opportun.
    Il incombe aux professionnels du marketing d’adopter une approche hybride – basée à la fois sur la nécessité de rester centré sur le consommateur, mais également sur la nécessité de maîtriser ce qui a trait aux données, en comprenant comment chaque application ou outil technologique mis à leur disposition peut les aider à être plus efficaces, et participer au succès de leur entreprise. C’est la raison pour laquelle les professionnels du marketing ne sauraient désormais être confinés à une seule fonction, ou à un seul service. Ils joueront un rôle décisif en matière de gestion des données, de transformation digitale et d’orientation stratégique. La publicité programmatique optimisée par l’IA n’est qu’un début.
  • Réalité Augmentée Vs Réalité Virtuelle

    Réalité virtuelle et réalité augmentée : différentes et pourtant si proches !

    Par Fabrice Coquio, président d’Interxion France

    La réalité dépasse désormais la fiction grâce à une modélisation en trois dimensions que les développeurs cherchent en permanence à améliorer et à transformer. Les deux principales technologies développées comprennent la réalité virtuelle (RV) et la réalité augmentée (RA). Elles disposent d’un mode de fonctionnement différent et répondent chacune à des objectifs spécifiques. Cependant, l’une et l’autre nécessitent une infrastructure fiable, évolutive et hyperconnectée afin de tirer au mieux parti des opportunités qu’elles peuvent représenter.

    1. Réalité distincte vs. Réalité transformée

    La réalité virtuelle « transporte » l’utilisateur dans une réalité différente de la sienne. Elle permet par exemple de voyager dans le temps et l’espace, de pouvoir voler ou encore de nager au fond des mers… Elle propose une expérience dans un monde parallèle et différent au sein duquel il est possible d’interagir. L’expérience est immersive car la déconnexion avec la réalité est totale (visuelle et auditive), et seuls quelques sens permettent à l’utilisateur de se raccrocher à son environnement réel.

    La réalité augmentée utilise, quant à elle, l’environnement réel de l’utilisateur pour lui fournir des informations numériques avec lesquelles il va pouvoir interagir. Elle superpose ainsi des éléments virtuels à ce qu’il perçoit déjà dans la réalité. La réalité perçue est alors augmentée en apportant des informations digitales qui viennent enrichir l’environnement réel de l’utilisateur. Le jeu Pokémon Go en est un exemple parlant, son succès mondial témoignant bien de l’attrait pour cette technologie.

    2. Dépendance vs. Indépendance

    La réalité virtuelle s’appuie sur une ancienne méthode appelée la stéréoscopie, qui montre une image légèrement différente à chaque œil pour créer une sensation tridimensionnelle. Il est nécessaire d’utiliser un appareil pour isoler visuellement l’utilisateur du monde réel, comme les lunettes Oculus Rift. Outre les effets visuels, il est également possible d’interagir dans cette autre réalité grâce à des accessoires tels que les gants connectés, qui permettent de « manipuler » plus facilement des informations digitales ou des objets virtuels.

    En comparaison, l’utilisateur n’a pas besoin de porter un équipement spécifique pour profiter de la réalité augmentée, mais un téléphone portable ou un écran interactif peuvent être nécessaires pour afficher les informations perçues dans la réalité augmentée. Toutefois, plusieurs entreprises travaillent actuellement sur le développement d’appareils intégrant la technologie de la réalité augmentée pour rendre l’expérience utilisateur encore plus interactive. C’est notamment le cas de Microsoft qui a choisi de miser sur le potentiel de la réalité augmentée en développant les lunettesHoloLens, dont l’objectif est de libérer l’utilisateur de l’écran fixe avec des projections holographiques sur un support physique, comme un mur ou une table. On se souvient à ce titre du succès de la démonstration holographique de Minecraft utilisant la technologie HoloLens le 15 juin 2015, lors de la conférence E3.

    3. Applications spécifiques vs. Diversité des domaines d’application

    Si la réalité virtuelle est davantage utilisée dans le cadre du divertissement numérique, la réalité augmentée est utilisée à des fins très variées et a su révolutionner de nombreux secteurs tels que le sport, l’information, ou encore l’automobile. Elle est également présente dans des domaines plus inattendus comme la médecine, avec par exemple la visualisation des vaisseaux sanguins projetés directement sur la peau du patient.

    La réalité augmentée peut également être utilisée comme un outil d’aide pédagogique. Intégrée à Google Translate, l’application WordLens utilise la caméra d’un smartphone pour capturer le texte et le traduire instantanément dans la langue souhaitée.

    4. Commercialisation matérielle vs. Commercialisation de services 

    Si la réalité virtuelle mise sur la vente de produits, la réalité augmentée privilégie davantage l’interaction. Avec l’utilisation massive des smartphones, les casques de réalité virtuelle commencent à se démocratiser auprès d’un large public avec des prix s’échelonnant entre 100 et 800 euros pour les plus performants. L’utilisateur peut alors projeter des films ou des jeux vidéo dans une toute autre réalité. Dans la majorité des cas, la vente de l’appareil constitue le seul enjeu commercial.

    En revanche, dans le cas de la réalité augmentée, la dimension commerciale tient à la vente en ligne de produits et de services. Par exemple, une application d’agencement de mobilier de salon peut proposer un lien redirigeant l’utilisateur vers le site web du magasin afin de faciliter l’achat d’articles.

    Ces deux technologies présentent des caractéristiques bien distinctes et reposent sur un mode de fonctionnement différent. Cependant, qu’elle soit augmentée ou virtuelle, la réalité reste la même pour ces technologies à qui l’on promet un avenir radieux. Toutefois, il convient de rappeler que ce succès n’aura lieu que si la performance des applications est assurée.

    En effet, certains utilisateurs d’appareils de réalité virtuelle ont ressenti des vertiges et des malaises en raison de décalages entre l’affichage des images et leurs mouvements.

    Les temps de latence doivent donc être réduits au maximum pour proposer une expérience utilisateur optimale, sans quoi, l’attrait pour ces applications restera limité.

    Les infrastructures doivent par ailleurs pouvoir être en mesure de supporter les pics de sollicitation liés à une augmentation soudaine du nombre d’utilisateurs, et ainsi éviter les ruptures de services. Certains joueurs de Pokémon Go en ont fait l’amère expérience et ont dû patienter avant de pouvoir lancer leur carrière de dresseurs en raison de pannes de serveurs au Japon et aux États-Unis notamment.  Pour répondre aux enjeux de performance, le choix des data centers, de leurs caractéristiques en matière de connectivité, et plus particulièrement de leur emplacement, sont donc des critères essentiels.