Étiquette : APP

  • Étude : quels sont les e-commerçants « stars » du Black Friday sur mobile ?

    Étude : quels sont les e-commerçants « stars » du Black Friday sur mobile ?

    Une étude menée par Ogury

    Top 10 des sites mobiles de e-commerce

    Parts de marché reposant sur le nombre de visiteurs uniques *

    • Amazon domine le classement : le site mobile du géant américain est visité par plus de 2/3 des mobinautes.
    • Les marques françaises « traditionnelles » sont bien positionnées. Fnac et Darty figurent dans le top 5, ce qui démontre que ces enseignes ont su réaliser leur transformation numérique avec une certaine réussite.
    • Les enseignes françaises « pure-player » de l’Internet, comme Cdiscount et PriceMinister, enregistrent des performances inégales mais substantielles en enregistrant respectivement un trafic mobile de 41,2 % et 11,7 % de visiteurs uniques.

    #1 Amazon 69,2 %

    #2 Cdiscount 41,2 %

    #3 Fnac 25,3 %

    #4 Darty 17,9 %

    #5 eBay 15,0 %

    #6 Boulanger 13,7 %

    #7 PriceMinister 11,7 %

    #8 Rue du Commerce 11,0 %

    #9 BUT 7,6 %

    #10 Aliexpress 5,9 %

    Top 5 des applications mobiles de e-commerce le jour du Black Friday 

    Parts de marché reposant sur les téléchargements d’applications *

    • Fnac et Darty accusent une performance moindre dans le classement des applications mobiles, ce qui contraste avec bons résultats enregistrés pas les deux marques sur leurs sites mobiles respectifs. Les applications des deux acteurs du e-commerce n’ont pas su suscité un engagement notable de la part des consommateurs.
    • Amazon supplante ses concurrents sur mobile, que ce soit à travers son application ou son site.
    • Cdiscount a su capitaliser sur le Black Friday pour positionner son application au second de ce ranking.

    #1 Amazon Shopping 32,5 %

    #2 Cdiscount Shopping 31,5 %

    #2 AliExpress Shopping 10,3 %

    #4 Fnac 5,5 %

    #5 eBay 5,4 %

    Méthodologie : l’étude porte sur les habitudes de 700 000 utilisateurs mobiles sur la période du Black Friday entre le 10 novembre au 29 novembre.

    * Le total de visites/téléchargements peut atteindre 100 % : un mobinaute est susceptible de visiter plusieurs sites sur la période étudiée

  • Explosion de l’app économie : les app stores, la publicité et le commerce se partagent le gâteau

    Explosion de l’app économie

    D’après les estimations d’App Annie, l’app économie pesait 1300 milliards de dollars en 2016 dans le monde, grâce à trois types de monétisation : les app stores, la publicité intégrée et le m-commerce. Un montant généré par les 3,4 milliards d’utilisateurs qui ont passé un total de 1600 milliards d’heures dans les apps, soit une moyenne de 379$ par personne pour ces trois formes de monétisation sur la seule année 2016, ou 0,80$ par heure et par personne.

    L’app économie a connu un développement fulgurant dans une multitude de régions et dans quasiment tous les secteurs majeurs, indépendamment du niveau de revenu et de la catégorie démographique des utilisateurs. Depuis le lancement de l’iPhone il y a 10 ans, suivi un an plus tard des app stores iOS et Android, ce marché dynamique a vu se multiplier les cas d’usage, les business-models et les innovations technologiques, avec à la clé l’opportunité extraordinaire qui se profile désormais.

    Cette étude présente notre analyse de l’app économie en 2017, ainsi que nos projections pour ce marché en forte croissance à l’horizon 2021 — date à laquelle App Annie prévoit que l’app économie mondiale pèsera 6300 milliards de dollars. À l’échelle d’un pays, cela représenterait la troisième économie du monde, la quasi-totalité des habitants de la planète ayant accès aux apps.

    L’économie devient mobile-first

    Entre 2016 et 2021, la valeur de l’app économie dans le monde va passer de 1300 à 6300 milliards de dollars, une croissance due au développement de la base utilisateurs et de l’engagement. Le marché comptera 6,3 milliards d’utilisateurs en 2021, soit quasiment le double des 3,4 milliards recensés en 2016. La durée d’utilisation va quant à elle croitre encore plus rapidement, passant de 1600 milliards à 3500 milliards d’heures au cours de la même période.

    Les dépenses annuelles par utilisateur dans le monde sont passées de 379$ à 1008$, une croissance imputable à l’innovation et à la transition des transactions physiques vers le mobile. Alibaba a par exemple annoncé que le mobile représentait 79% de la valeur totale des transactions générées sur ses plateformes de vente en Chine pour l’exercice 2017, contre 65% pour l’exercice 2016.

    Ces statistiques ne représentent toutefois pas entièrement l’impact qu’ont les apps. Certaines entreprises bénéficient en effet des apps sans forcément les monétiser directement. C’est le cas des banques internationales, telles que Bank of America et Barclays, pour lesquelles l’utilisation grandissante des apps pour offrir des services aux clients entraîne une baisse de la fréquentation des agences et par conséquent des coûts.

    Nous prévoyons également que le transfert vers le mobile des activités, des dépenses consommateurs et des dépenses publicitaires se fera plus lentement pour les économies occidentales que pour celles de l’Asie-Pacifique. Les pays occidentaux sont freinés par les systèmes existants (notamment dans le domaine bancaire, des paiements et des achats alimentaires) ainsi que par une forte concentration des richesses chez les consommateurs plus âgés. Les pays en voie de développement de l’Asie-Pacifique n’ont pas de telles contraintes et voient ainsi émerger des habitudes – tant au niveau des infrastructures que des apps – qui permettent à leur app économie de se développer sans entraves, à l’image du géant chinois de la messagerie WeChat.

    Qu’il s’agisse des réseaux sociaux, des services de réservation de voyages ou des jeux de réalité augmentée, la monétisation des apps dans le monde – quel que soit le modèle – dépend de la durée d’utilisation et de la valeur ajoutée offerte à chaque session. Pour déterminer (et générer) la valeur, il convient de se poser plusieurs questions. À quelle fréquence les utilisateurs interagissent-ils avec l’app ? Quelle est l’efficacité d’un format publicitaire donné pour une app donnée et pour un utilisateur particulier — où et à quelle heure ? Dans quelle mesure les utilisateurs d’une région déterminée effectuent-ils des achats au sein d’une app ? Quelle place occupe l’app dans l’interaction entre les acheteurs et les vendeurs ?

    La croissance a été spectaculaire dans toutes les catégories à mesure que les transactions physiques ont migré vers les apps. Cette évolution s’est notamment ressentie au niveau du taux de monétisation des utilisateurs au sein des différentes économies. D’après nos données et nos analyses, l’utilisateur moyen a généré 0,80$ par heure en moyenne à échelle mondiale en 2016, app stores, publicité intégrée et m-commerce compris. Cette moyenne globale masque toutefois les écarts importants entre les différents marchés et cultures.

    Les Japonais ont par exemple généré 13,98$ par heure en moyenne et comptabilisent une durée totale d’utilisation des apps de plus de 68 milliards d’heures en 2016. Des chiffres qui s’expliquent par des dépenses sur les app stores et des transactions m-commerce relativement élevées. Les dépenses moyennes des Japonais sur les app stores sont également plus élevées que les autres pays avec 123$ par terminal ; Singapour et la Corée du Sud arrivent en deuxième position, avec 67$ par terminal.

    Ces chiffres contrastent avec les deux premières économies — les États-Unis et la Chine — qui ont respectivement généré 2,36$ et 2,01$ par utilisateur et par heure en 2016. Pourquoi de tels écarts ? Quels sont les effets macroéconomiques et les comportements qui expliquent pourquoi le Royaume-Uni génère 4,60$ par utilisateur et par heure, contre seulement 0,03$ pour l’Inde ? Nous vous proposons de comparer deux de ces marchés en soulignant comment leurs économies migrent vers le mobile à des rythmes différents.

    Les moteurs de la croissance : app stores, publicité intégrée et m-commerce

    Dans cette section, nous détaillerons nos prévisions et les points clés de ces trois moteurs de croissance, qui génèreront 6300 milliards de dollars d’opportunités sur le marché des apps.

    Comme nous l’expliquions dans nos Prévisions marché 2016 – 2021, les dépenses des consommateurs tous app stores confondus devraient augmenter à un taux moyen de 18%, pour atteindre 139 milliards de dollars en 2021. L’App Store iOS restera le store le plus important, dépassant les 60 milliards d’ici 2021, mais Google Play et les plateformes Android tierces devraient ensemble passer en tête en 2017, devant iOS. La Chine est le principal moteur de cette croissance en Asie avec une population jeune, aisée et mobile-first. D’après nos prévisions, la Chine devrait représenter plus de 56 milliards de dollars de chiffre d’affaires app stores d’ici 2021.

    Regardons d’un peu plus près la monétisation app stores : les jeux dominent toujours ce segment pour la période étudiée, passant de 50 milliards de dollars en 2016 à 105 milliards en 2021. Bénéficiant du développement de nouvelles habitudes liées aux apps et à de nouvelles méthodes de monétisation, les dépenses hors-jeux devraient tripler au cours de cette même période, passant de 11,5 milliards à 34 milliards de dollars. Les apps de vidéo, de musique, de rencontre, pédagogiques et de productivité généreront toujours plus d’achats et d’abonnements sur les app stores.

    Les dépenses de publicité intégrée, quant à elles, vont quasiment tripler à l’échelle mondiale, passant de 72 milliards à 201 milliards de dollars entre 2016 et 2021. L’Asie-Pacifique est la région qui devrait se développer le plus rapidement, avec un taux de croissance moyen de 25%, pour atteindre 77 milliards de dollars. Les Amériques vont rester la région la plus importante avec une croissance de 26%, et atteindront les 85 milliards. La région EMEA arrivera en dernière position, son taux de croissance moyen de 15% étant imputable à un manque d’efficacité sur certains marchés et à des budgets publicitaires moindres.

    La moyenne mondiale des dépenses publicitaires devrait passer de 13 à 52$ par utilisateur pour la période de prévision, les avancées technologiques et les nouveaux formats permettant de mieux cibler et mesurer l’efficacité des publicités.

    Prévisions pour le m-commerce

    Le m-commerce est le principal moteur de la croissance de l’app économie, illustrant clairement la migration vers le mobile. Le commerce mobile se développe plus rapidement que les autres formes de monétisation, avec un taux de croissance actuel de 38% pour la période de prévision. Nous pensons que le m-commerce mondial par utilisateur passera de 344$ à 946$ d’ici 2021. Comme nous l’avons déjà rappelé, l’Asie-Pacifique s’est convertie au mobile plus rapidement et devrait afficher une croissance moyenne de 36%, pour atteindre 3200 milliards de dollars en 2021, demeurant en tête du classement m-commerce des régions par chiffre d’affaires sur cette période. Concernant les Amériques, le commerce est en pleine transition vers le mobile et devrait afficher une croissance moyenne de 44% pour atteindre les 1700 milliards de dollars. La majeure partie de la région EMEA amorce également cette transition ; compte tenu de sa base actuelle relativement modeste (210 milliards de dollars), son taux de croissance devrait être le plus élevé avec une multiplication quasiment par cinq pour atteindre 1000 milliards à l’horizon 2021.

    Le reste du monde devrait emboiter le pas à l’Asie et tourner son économie vers le mobile-first, même si cette transition se fera à des rythmes variables. Pour mieux appréhender la vitesse de transition des consommateurs vers le mobile, il est essentiel d’analyser les taux de conversion à échelle régionale. Nous estimons que le taux de conversion pour le commerce de détail dans le monde – toutes tailles de panier confondues – s’élève actuellement à 32% et devrait tout juste dépasser les 40% sur la période étudiée. L’Asie-Pacifique arrive en tête du taux de conversion avec 37% en 2016 (illustrant le rôle prépondérant du mobile-first dans les économies phares de la région, notamment la Chine) et devrait frôler les 42% d’ici 2021.

    Les Amériques sont un peu à la traîne pour cet indicateur, avec un taux de conversion actuellement situé à 31% ; celui-ci s’accélérera pour tout juste dépasser 39% d’ici 2021. La région EMEA affiche des chiffres d’adoption solides en termes de m-commerce, avec un taux de conversion actuellement de 35% ; ce taux ne sera que de 39% en 2021, du fait de la faiblesse de certaines économies (notamment subsahariennes) sur le continent africain. L’augmentation des taux de conversion chez les consommateurs intermédiaires de la tranche des 25-34 ans dans les grandes agglomérations d’Europe occidentale (tel qu’au Royaume-Uni) reste un facteur de croissance important.

    L’app économie : une opportunité à ne pas rater

    Des bouleversements importants vont intervenir au cours des cinq années à venir, à la fois pour les consommateurs, les éditeurs, les publicitaires et les marques. La technologie et la concurrence vont entraîner de nouveaux usages, et les consommateurs à travers le monde vont consacrer toujours plus de temps aux apps (pour atteindre une moyenne d’utilisation équivalente à un mois par an). De plus, près de 2 milliards de personnes supplémentaires devraient basculer vers le mobile d’ici 2021. Ce marché continue d’être stimulé par les changements de paradigme, et les secteurs d’innovation seront nombreux. Nous pensons toutefois que la réalité augmentée, les paiements mobiles, la 5G, les développements UI/UX et l’intelligence artificielle seront les principaux moteurs de croissance.

    La croissance des investissements dans le secteur mobile – et notamment dans les apps – par des sociétés issues de secteurs divers, couplée à la place toujours plus importante du mobile dans le quotidien des consommateurs, nous amène à prévoir que l’app économie devrait générer 5000 milliards de dollars de supplément de valeur au cours des cinq années à venir – l’app économie devrait donc peser 6000 milliards de dollars en 2021. Pour mieux contextualiser, cela signifie que les utilisateurs et les développeurs vont générer une croissance équivalente à l’économie japonaise d’ici 2021 — une opportunité incontournable pour les entreprises de tous les secteurs à travers le monde.

  • LES DETENTEURS DE SMARTPHONE PLUS « APPLIVORES » QUE JAMAIS

    LES DETENTEURS DE SMARTPHONE PLUS « APPLIVORES » QUE JAMAIS

    App Annie, société fournisseur leader de données pour le marché des applications mobiles, a publié son dernier rapport qui décrypte les habitudes des utilisateurs en matière d’usage des applications mobiles. Et alors que certains parlaient de la mort prochaine des applis, les données de ce rapport montrent l’inverse : leur utilisation ne cesse d’augmenter.

    Un mobinaute utilise en moyenne 30 applis par mois 

    Chaque mois, dans chacun des pays étudiés, un utilisateur-type utilise plus de 30 applis. Preuve s’il en fallait que les applis mobiles se sont fait une place dans notre quotidien pour faciliter nos tâches ou nos échanges. En moyenne, entre un tiers et la moitié des applications installées sont utilisées chaque mois.

    Près de 10 applis utilisées chaque jour

    Dans chacun des pays étudiés, les possesseurs de smartphones utiliseraient pas moins de neuf applications par jour ; c’est notamment le cas pour la France. Au quotidien, un possesseur d’iPhone utiliserait sensiblement plus d’applications que sur Android. Mais parmi les 10 applis employées chaque jour, toutes ne sont pas utilisées à la même fréquence. Elles correspondent à des besoins quotidiens et mensuels différents.

    Depuis 2015, le temps passé moyen par utilisateur ne cesse d’augmenter 

     En France, les détenteurs d’un smartphone Android passent en moyenne… un peu plus d’une heure et trente minutes par jour sur les applications mobiles. Outre Atlantique, les utilisateurs américains totalisent plus deux heures quinze d’utilisation par jour… soit près d’un mois par an ! En Corée du Sud ou au Brésil, les chiffres sont encore plus impressionnants puisque la moyenne d’utilisation approche les trois heures par jour.

    Les possesseurs de smartphones Android jouent plus, ceux qui ont un iPhone dépensent plus pour jouer 

     Après les applis préinstallées, ce sont les catégories Réseaux sociaux, Communication et Rencontres qui sont les plus utilisées.

    Si l’on se penche sur les types d’applications les plus utilisées, ce sont sans surprise les catégories Utilitaires et Outils qui figurent parmi les plus utilisées du fait notamment qu’elles sont préinstallées, comme Safari pour iOS et Google pour Android. Après celles-ci ce sont les catégories Réseaux sociaux, Communication et Rencontres qui sont les plus utilisées.

    Du côté des jeux mobiles, les possesseurs de smartphones Android jouent en moyenne à 30% de jeux en plus que les détenteurs d’iPhone. En revanche le chiffre d’affaires moyen par utilisateur dans la catégorie Jeux reste supérieur pour iOS.

    Les catégories Rencontre et Productivité : le plus grand nombre de sessions quotidiennes.

    Les utilisateurs sollicitent en moyenne les applications de Rencontre et Productivité quatre fois par jour. Mais les comportements varient énormément selon les catégories. Par exemple, les sessions avec des applications de Finance et de Productivité durent moins d’une minute.

    Les Japonais et Sud-Coréens en tête du classement du temps passé sur les jeux mobiles

    Entre 2015 et 2017, dans l’ensemble des pays étudiés, on note une augmentation du temps moyen passé sur les jeux mobiles. A plus d’une heure de jeu par jour, les utilisateurs japonais et les Sud-Coréens sont les plus accros. Les joueurs français Android consacrent eux un peu plus de trente minutes par jour à leurs jeux sur mobile.

     

  • Les stores et la pub vont rapporter 189 milliards de dollars aux éditeurs en 2020 !

    App Annie livre sa vision du marché et prévoit le chiffre d’affaires des éditeurs généré sur l’ensemble des app stores et par le biais de la publicité intégrée

    De nos jours, éditer une app n’est plus réservée aux acteurs du jeu vidéo, des médias et du divertissement : les banques, les commerçants, les compagnies aériennes, les services de covoiturage ou les services publics se convertissent au mobile. Afin d’exploiter pleinement le potentiel offert par la croissance de l’app économie, les éditeurs doivent anticiper les débouchés et les opportunités marché lorsqu’ils élaborent différents scénarios business, et intégrer le fruit de leur réflexion dans les lancements produit, les objectifs de performance, le développement international et la gestion de portefeuille. Cette étude examine les principales tendances qui vont définir l’app économie dans les années à venir.

    Le modèle propriétaire utilisé pour générer nos prévisions combine nos données du marché des apps, qui sont considérées comme les données les plus avancées de l’app économie, notre expertise du secteur et une data science sophistiquée. Ces données renseignent les spécialistes du marketing, les responsables financiers, les conseillers en stratégie, les investisseurs et bien d’autres professionnels sur les évolutions de l’app économie et leur permettent d’améliorer leurs décisions, leurs investissements et le business de leurs apps.

    Le chiffre d’affaires mondial des app stores, comprenant à la fois la publicité intégrée et le montant net perçu par les éditeurs, devrait augmenter de 270% — passant de 70 milliards de dollars en 2015 à 189 milliards en 2020. Les éditeurs doivent comprendre et tirer parti des opportunités du mix monétisation de chaque marché.

    D’ici 2020, le chiffre d’affaires généré par la publicité intégrée et celui généré par les app stores seront chacun supérieur à leur cumul de 2015. Les deux enregistreront une forte hausse, mais la publicité dépassera les stores avec une part de chiffre d’affaires passant de 58% à 62%. Cette croissance est due à deux facteurs : 1) la forte hausse du temps passé dans les apps, les utilisateurs ayant doublé leur temps d’utilisation au cours des deux dernières années, et 2) le doublement du nombre d’utilisateurs de smartphones et de tablettes dans le monde, qui devrait s’élever à 6,2 milliards en 2020.

    Fin 2015, l’APAC générait plus de chiffre d’affaires que les Amériques, la majeure partie de cette croissance provenant de la Chine. D’ici 2020, les éditeurs percevront plus de 85 milliards de dollars en provenance d’Asie. Toutefois, la maturité publicitaire du marché aux Etats-Unis génère des CPM plus élevés et davantage d’argent pour les marques. Cette tendance, couplée à un reversement plus important du chiffre d’affaires apps stores aux éditeurs, devrait permettre aux États-Unis de rester le premier marché pour les éditeurs, avec 59 milliards de dollars générés en 2020 contre 54 milliards pour la Chine.

    Les jeux continueront de générer la majeure partie du chiffre d’affaires, mais la part des éditeurs d’apps hors-jeux augmentera, passant de 34% (24 milliards de dollars) en 2015 à 45% (85 milliards de dollars) en 2020.

  • Application mobile : la dictature de la qualité

    Développement d’applications mobiles : comment relever le défi de la qualité ?

    Par Arnaud Dupuis, CEO de Genymobile

    Aujourd’hui 56% des 44 millions d’internautes français sont des mobinautes ! On peut s’attendre à ce que cette proportion soit en constante augmentation dans les prochaines années. D’un point de vue strictement organisationnel, la mobilité est également un formidable levier de productivité pour les entreprises car elle permet le travail ubiquitaire. Autant de faits qui érigent le développement d’applications mobiles de qualité au rang de nécessité absolue. Voire de Graal. Mais à la différence de la coupe mythique poursuivie par les chevaliers de la Table ronde, ce Graal-ci est accessible. A deux conditions : déterminer le système d’exploitation prioritaire et avoir la lucidité de revisiter le scénario de développement de ses applications mobiles.

    Android, le choix de la raison ?

    Aujourd’hui les OS ne manquent pas. Pour faire leur choix les éditeurs doivent s’en remettre aux faits. Trois critères prédominent : la popularité, la fidélité et l’éventail de l’offre du Store. Sur chacun de ces points, Android s’impose nettement. Avec 83% de parts de marché, Android est l’OS le plus utilisé au monde, ses utilisateurs sont les plus fidèles – 82% des personnes qui l’utilisent, le conservent – et avec 1,43 millions d’applications (en janvier 2015) Google Play dispose de l’offre la plus riche. Aucun autre OS ne fait mieux.

    La dictature de la qualité

    A la création des magasins d’applications sur smartphone, la visibilité était le principal enjeu pour la majorité des marques. Pour l’atteindre il a souvent suffi de développer des applis à tours de bras sur le plus grand nombre d’OS possibles. Mais les choses ont changé : l’exigence de qualité s’est hissée au niveau de la quantité. Désormais si une appli pose souci à sa première utilisation, 80% des utilisateurs ne retenteront leur chance qu’une seule fois et 34% iront chez un concurrent. La qualité d’une application doit donc être irréprochable. D’ailleurs, les plus grands acteurs économiques l’ont compris. Un exemple ? Facebook.  Malgré un départ controversé sur le mobile, ce sont désormais 40% de ses utilisateurs qui accèdent au réseau social via leur application mobile. Toutefois, en dépit des apparences, le développement d’applications rencontrant le niveau d’exigence de l’utilisateur final est accessible à tous les éditeurs. A quelle condition ? En faisant table rase des (mauvaises) habitudes.

    Repenser le scénario du développement des applications mobiles 

    Pour beaucoup d’entreprises développement d’applications rime encore avec silo et autarcie. Le nouveau contexte concurrentiel imposant le développement d’applications abouties dès leur première mise en service, ce mode de fonctionnement a besoin d’être repensé. L’entreprise doit donc se pencher sur un nouveau scénario de développement  favorisant la collaboration entre tous les acteurs concernés : les commerciaux, le SAV, les équipes du marketing et de l’assurance qualité ainsi que les développeurs… Evidemment, sa réalisation suppose le recours à une technologie adaptée dont le Cloud serait la pierre angulaire. Seul le Cloud – et plus précisément un émulateur pensé pour le Cloud – réunit les conditions nécessaires à un travail collaboratif. 

    Concrètement grâce à un émulateur pensé pour le Cloud, les développeurs pourraient partager instantanément la dernière version de leurs applications avec l’ensemble des services concernés. Le service assurance qualité serait en mesure de détecter et réparer les codes défectueux les plus infimes grâce à des tests de qualité en temps réel. 

    L’équipe responsable de l’expérience client en profiterait pour communiquer aux développeurs les axes d’amélioration au fur et à mesure du développement. Même les services semblant les plus éloignés du développement bénéficieraient de l’association de l’émulation et du Cloud. 

    Les équipes marketing et commerciale pourraient utiliser cette technologie pour élaborer des outils et des démos ad hoc pour appuyer leur argumentation sans attendre la version finale de l’application. Quant au service après-vente il jouirait d’une plus grande précision dans ses conseils et d’une plus grande efficacité dans ses interventions car l’émulateur retranscrirait exactement l’expérience vécue par chaque utilisateur avec ses propres applications. 

    Durant les prochains mois peu de choses changeront. Le niveau d’exigence des utilisateurs ne baissera pas. Tout comme le nombre d’applications disponibles dans les stores. En revanche le changement pourrait provenir de la capacité des entreprises à s’adapter à cette exigence et à cette concurrence élevées… Grâce à une profonde remise en question !