Étiquette : API

  • Les stratégies digitales qui s’imposent à l’épreuve du temps

    API : pierre angulaires des stratégies numériques

    Selon Axway

    Omniprésentes, les API se sont imposées dans les organisations comme la pierre angulaire des stratégies numériques. Non seulement elles facilitent une intégration et une interaction transparentes, mais elles ouvrent également de nouvelles voies d’innovation, de croissance mais aussi de transformation business.

    À l’aune du rapport de 2017 évoqué en préambule, Axway a souhaité se repencher sur les six types de stratégies numériques définis par la Harvard Business Review et analyser comment les API jouent un rôle transformateur dans chacun d’entre eux.

    Afin de rendre l’analyse plus claire, nous avons décidé de séparer ces 6 stratégies en 2 parties distinctes : les stratégies offensives et les défensives.

    Stratégies numériques offensives

    Ces trois types de stratégies numériques visent à cibler une nouvelle demande, une nouvelle offre ou de nouveaux modèles commerciaux.

    1. Le jeu des plateformes :

    Au départ, cette stratégie consiste à créer des plateformes numériques pour mettre en relation les clients et les fournisseurs, en tirant parti des effets de réseau. Les API rendent possible cette stratégie en permettant une intégration et une interaction transparentes entre différents services, améliorant ainsi l’expérience de l’utilisateur et l’efficacité opérationnelle.

    Citons par exemple Airbnb qui utilise des API pour intégrer des expériences locales et des options de transport, offrant ainsi une expérience de voyage plus holistique pour ses clients.

    Dans le secteur bancaire, ce jeu de plateforme est le moteur de la révolution de l’open banking. En offrant une puissante expérience d’API en libre-service, Commerzbank attire de nouveaux clients, gagne des parts de marché grâce à l’intégration avec les écosystèmes fintech et augmente ses bénéfices grâce à son propre réseau de partenaires. Elle illustre ainsi parfaitement comment les API aident à conquérir un tout nouvel écosystème de partenaires.

    L’effet réseau est le sous-jacent de la transformation business. L’accélération exponentielle du business généré par l’effet réseau (Loi exponentielle de Metcalf) rend possible une accélération fulgurante des chiffres d’affaires, sans investissement marginaux importants. En 2024, on observe que seuls les GAFAM réussissent cette accélération permise par les API et le digital, mais ils ont commencé il y a 10 ou 15 ans. La transformation opérée plus récemment dans le secteur bancaire ne pourront etre vérifiée que dans quelques années. C’est une opération assez longue de transformation, mais ne pas opérer cette transformation peut s’avérer catastrophique pour de nombreux business.

    2. Nouvelle offre marginale

    Cette approche permet d’exploiter de nouvelles opportunités de marché avec de faibles coûts opérationnels. Les API ouvrent des passerelles vers d’autres marchés, permettant aux entreprises de se connecter facilement à de nouveaux fournisseurs et clients, élargissant ainsi la portée de leur propre marché.

    Par exemple, la Macif gère et publie un catalogue croissant de services commerciaux à l’attention de partenaires externes par l’intermédiaire d’API. Elle est ainsi en mesure d’exploiter les possibilités offertes par « l’open insurance » par exemple en proposant des produits Macif (comme l’assurance maladie, l’assurance vie, l’assurance des biens ou l’assurance risques divers) par l’intermédiaire de canaux tiers, ou en faisant appel à des services complémentaires fournis par des prestataires externes.

    Contrairement à la plateformisation, nous retrouvons dans cette catégorie des acteurs qui profitent du digital et des API pour augmenter leurs canaux de distribution. Acceptant de disparaitre dans des processus tiers, ces « business as a service » vont profiter de moments de vie pour s’intégrer et offrir de la valeur. Ne nécessitant pas une véritable transformation de leurs sources de revenus, mais multipliant les possibilités de contact, l’opération est plus rapide et les gains rapidement vérifiables. Wakam (ex La Parisienne) l’a bien démontré en proposant ses services assurantiels sous forme d’API dans de nombreux parcours client.

    3. Produits et services numériques

    Les API jouent également un rôle crucial pour améliorer les produits traditionnels et les doter de capacités numériques leur permettant de se connecter à d’autres services et écosystèmes numériques, offrant ainsi une plus grande valeur ajoutée au consommateur.

    Par exemple, un thermostat intelligent comme Nest utilise des API pour s’intégrer à des services de prévisions météorologiques, optimisant ainsi les réglages de la température de la maison. Les fabricants peuvent utiliser des API pour permettre à leurs clients de passer des commandes directement à partir de leurs propres systèmes ERP, ou pour visualiser les données IoT dans leurs systèmes de gestion des actifs.

    7 ans après, que voit-on ? La prolifération des services numériques innovant s’est fracassée contre la muraille de l’usage, au profit d’une concentration autour de quelques grandes plateformes, souvent agrégées autour d’un assistant (Alexa, Google Home et, dans une moindre mesure, Siri). C’est le cas de l’IOT, où l’ensemble des divers services de gestion des thermostats, des ampoules, des volets, des alarmes, en un mot toute la domotique, cherche désormais à s’intégrer dans un écosystème ouvert et rendu cohérent par des API au protocole stable (Matter, par ex). Désormais, en parallèle de la création d’un nouveau service numérique, il faut penser son intégration dans un écosystème (domotique, santé, etc…)

    Stratégies numériques défensives

    Ces 3 types de stratégies numériques sont de nature défensive dans la mesure où elles visent à améliorer ce que l’entreprise fait déjà, et ne sont donc pas une source de différenciation.

    4. Redistribution et personnalisation

    Cette stratégie consiste à utiliser la technologie numérique pour personnaliser ou regrouper les services. Dans cette démarche, les API permettent d’accroître la flexibilité et la personnalisation des offres de services en intégrant diverses fonctionnalités et les données des utilisateurs.

    Spotify, par exemple, utilise des API pour personnaliser les listes de lecture en fonction des habitudes d’écoute des utilisateurs, ce qui renforce l’engagement de ces derniers.

    Ce type d’API peut également s’avérer très utile dans le secteur bancaire. Par exemple, Algoan, grâce à l’open banking, permet l’utilisation des données des comptes de ses clients pour proposer un modèle innovant d’analyse de risque crédit. Cette analyse de la santé financière des emprunteurs permet un profilage de risque des emprunteurs grâce à l’analyse, après leur consentement, de leurs transactions bancaires quotidiennes, révélatrices à la fois de leur situation budgétaire et de leurs comportements financiers, permettant ainsi d’offrir du BNPL à 90% de consommateurs supplémentaires.

    5. Canaux de distribution numériques

    Les API, qui permettent l’intégration de diverses plateformes et offrent donc une plus grande accessibilité, jouent ici un rôle majeur dans l’expansion des canaux numériques qui sont au cœur de cette stratégie d’élargissement des produits et services.

    La plateforme Netflix peut ainsi distribuer, grâce aux API, son contenu sur différents appareils et plateformes, augmentant ainsi sa portée. Dans le domaine de l’assurance, les fournisseurs d’assurance maladie comme Henner les utilisent pour offrir une expérience omnicanale plus fluide, permettant aux clients de soumettre une demande et de la suivre aussi facilement sur mobile qu’en ligne.

    On rejoint ici les préoccupations d’offre marginale d’augmentation des canaux de distribution, mais en restant sur des offres « mass market ». Mais les problématiques sont communes, et fonctionnent plutôt bien.

    6. Rentabilité

    L’utilisation des technologies numériques pour réduire les coûts opérationnels s’appuie, entre autres, sur les API. Elles permettent l’automatisation des processus, l’amélioration des flux de données et l’optimisation des ressources utilisées, afin d’améliorer l’efficacité globale des opérations.

    Ainsi, FedEx utilise des API pour le suivi en temps réel et l’expédition automatisée, ce qui l’aide à optimiser la logistique et réduire les coûts opérationnels. De son côté, Santher, l’un des plus anciens et des plus grands fabricants et distributeurs brésiliens de produits en papier, s’appuie sur les API pour surveiller en permanence et repérer la moindre défaillance dans la chaîne d’approvisionnement, avant que celle-ci ait un impact sur les opérations.

    Nous pouvons également citer les douanes Norvégiennes (Tolletaten) qui ont réduit de 80% le temps d’attente de dédouanage des camions grâce à la mise en place d’API pour développer des applications remplacant le papier.

     

    Les API sont au cœur des stratégies numériques réussies

    Les entreprises prospères, comme les plus audacieuses, sont plus susceptibles d’adopter des stratégies numériques offensives. En effet, ces entreprises mettent l’emphase sur l’innovation, en ciblant de nouveaux produits et de nouveaux segments de clientèle, plutôt que de se contenter de mesures visant à réduire les coûts. Pierre angulaire de ces stratégies offensives, les API leurs permettent de créer des plateformes dynamiques, d’intégrer de nouveaux services de manière transparente et d’innover en permanence en matière d’offres de produits.

    Alors que les cyber malfrats perturbent souvent les marchés avec des modèles basés sur des plateformes, nos observations confirment que peu d’entreprises en place ont pleinement intégré cette approche à base de plateforme. Cette hésitation les conduit souvent à jouer la carte de la défense, ce qui peut s’avérer insuffisant face aux bouleversements numériques en cours.

    Pour les entreprises engagées dans une croissance transformatrice, l’exploitation des API doit leur permettre de passer d’une stratégie défensive à une stratégie offensive. Cela implique d’aller au-delà de la rentabilité et de se concentrer sur la création de nouvelles propositions de valeur, de pénétrer de nouveaux marchés et de réimaginer les expériences des clients. Les API peuvent catalyser cette transformation, en offrant l’agilité, l’évolutivité et la connectivité nécessaires pour être compétitif dans l’arène numérique. Le tout en répondant aux exigences toujours plus prégnantes en matière de sécurité et de souveraineté numérique.

  • Banking-as-a-Service  : concrètement, comment ça marche ?

    Le Banking-as-a-Service, qu’est-ce que c’est ?

    Selon Jean-François Guillaumin, Directeur Général France de Solarisbank

    Face à l’émergence de nouveaux modèles économiques bancaires et au développement de la fintech, il devient difficile de s’y retrouver.
    Le terme Banking–as–a–Service, tout particulièrement, continue d’en intriguer plus d’un. Ne vous poser plus de question !
    Voici un tour d’horizon complet à travers la jungle du jargon des nouveaux modèles bancaires !

    Premier point… le Banking-as-a-Service, qu’est-ce que c’est ?

    La meilleure façon de l’expliquer est de donner un exemple concrêt. Vous êtes le directeur d’une compagnie aérienne, êtes confrontés à une concurrence féroce et souhaitez fidéliser au maximum vos clients en leur proposant une carte de débit, par exemple, qui vous permettrait de leur attribuer des points de fidélité à chaque paiement. A chaque utilisation , vos clients entreraient en contact avec vous. De plus, en analysant leur comportement d’achat, vous pourriez mieux les comprendre et leur offrir des services plus adaptés à leurs besoin et envies !

    Et si vous aviez la capacité de leur proposer un prêt en ligne pour financer leurs billets d’avion, directement sur votre site web ? Ainsi, il finaliserait leur acquisition sans jamais interrompre leur parcours et vous pourriez augmenter les ventes et influencer directement le montant des dépenses. Un prêt représente également une relation client plus forte, avec beaucoup plus de points de contact qu’une simple transaction.

    En proposant cela, les acteurs non-bancaires peuvent améliorer l’expérience de leurs clients et donc augmenter leurs revenus. Toutefois, pour offrir ce type de prestation, les divers gouvernements exigent la détention d’une licence bancaire souvent difficile à obtenir et qui impose également des exigences en matière de capital, mais aussi une conformité à des réglementations strictes en matière de blanchiment d’argent, de secret bancaire et de protection des dépôts, pour n’en citer que quelques-unes. C’est là que le Banking–as–a–Service (BaaS) entre en jeu ! C’est est un modèle dans lequel des établissements agréés intègrent leurs services bancaires directement dans les offres de leurs clients. Ainsi, une entreprise non-bancaire peut proposer une large gamme de services tels que des comptes bancaires mobiles, des cartes de débit, des prêts et des services de paiement, sans avoir sa propre licence bancaire.

    Au moyen d’API et de webhooks, le serveur de la banque communique avec celui de l’établissement non-bancaire, ce qui permet à leurs clients d’accéder aux services instantanément sur le site Web ou l’application de celui-ci. L’acteur proposant une solution BaaS ne manipule jamais vraiment l’argent de ses clients finaux, il agit en tant qu’intermédiaire. Il n’est donc pas soumis aux obligations réglementaires des banques. Avec les services de BaaS, il est dorénavant possible pour presque toutes les entreprises de devenir fournisseur de services bancaires. Il suffit pour cela de saisir quelques lignes de code. C’est pourquoi cette technique est aussi appelée « banque en marque blanche », les services bancaires étant assurés par la marque de l’établissement non bancaire elle-même.

    Banking-as-a-Service et Open-Banking : du pareil au même ?

    Et bien non ! Même si l’Open-Banking implique également que les établissements bancaires se connectent à des entités non-bancaires via une API, les deux modèles répondent à des objectifs totalement différents. Dans les approches BaaS, les entreprises non-bancaires intègrent des services bancaires complets dans leurs propres produits. Avec l’open-banking, les entreprises non-bancaires utilisent les données de la banque pour leurs produits : elles sont alors appelées « prestataires de services tiers » (PST).

    Les applications de gestion financière sont des PST de premier plan qui bénéficient de l’open-banking. Elles regroupent les informations de l’ensemble des comptes bancaires de l’utilisateur en un seul et même outil, ce qui lui permet de mieux gérer ses finances. Grâce à cela, l’utilisateur peut atteindre ses objectifs d’épargne ou même améliorer ses habitudes de consommation. Pour recueillir ces informations, l’application doit extraire les données transactionnelles de la totalité des comptes bancaires de l’utilisateur – via une intégration API aux systèmes des banques. Cette intégration est souvent assurée par un tiers, généralement appartenant à la catégorie des plates-formes bancaires qui peuvent être considérés comme des intermédiaires reliant les banques aux PST. Elles fournissent la couche API réelle qui se trouve au-dessus du système de la banque et qui permet le flux de données entre la banque et les PST. Bien évidemment, de nombreux scénarios sont possibles. La directive européenne (DSP2) -entrée en vigueur le 15 septembre 2019-, contraint les banques à ouvrir leurs données à des prestataires de services tiers, avec l’intention de multiplier ces cas d’usage.

    Il faut garder à l’esprit que, contrairement aux fournisseurs de BaaS, les PST ne sont pas en mesure de fournir des services bancaires (tels que les prêts ou les dépôts), car ne possèdent pas eux-mêmes de licence mais réutilisent les informations des comptes existants.

    Qu’en est-il du Platform-Banking ?

    Le Platform-Banking relève d’une toute autre logique. Il s’agit de banques qui intègrent des services d’autres fintechs pour compléter leur offre existante. Ainsi, une banque peut intégrer un robo-advisor dans son application pour permettre à ses clients d’accéder à des produits d’investissement à partir du même compte que celui avec lequel ils effectuent leurs opérations bancaires quotidiennes. Le Platform-Banking peut être décrit comme l’inverse du BaaS car la banque conserve la relation client et intègre à son offre les services des fintechs. Dans le modèle BaaS, le contact client reste la responsabilité de l’acteur qui intègre les services offerts par une banque.

    Elles utilisent d’ailleurs souvent l’approche Platform–Banking comme stratégie défensive pour éviter de perdre leurs clients au profit de fintechs plus audacieuses ! Cependant, étant donné la vitesse d’évolution du monde, il ne serait pas étonnant que de nouvelles espèces apparaissent dans cette jungle bancaire !

  • A quoi servent les API et pourquoi faut-il les adopter au plus vite ?

    Les API sont les portes d’accès vers les applications et les données internes et externes à l’entreprise, il est donc fortement conseillé d’en posséder les clés.

    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos
    Le terme API fait aujourd’hui partie du vocabulaire technique usuel dans les entreprises et si sa compréhension parait évidente pour certains métiers, elle ne l’est pas forcément pour tous. Et pourtant, bien cerner l’impact que les API ont sur l’activité de l’entreprise est devenu indispensable pour les cadres dirigeants qui guident leur navire dans la tempête de la transformation numérique.
    Pour comprendre facilement de quoi l’on parle, il suffit d’imaginer qu’une application, un système ou un programme est une maison. L’API représente tout simplement la porte principale de cette maison avec des indications inscrites dessus pour pouvoir y entrer, prendre les éléments intéressants qui s’y trouvent et les ramener dans une autre maison.
    Concrètement, ces éléments récupérés sont des fonctions ou des données qui vont servir à alimenter et enrichir une application que l’entreprise utilise dans son activité. L’exemple le plus éloquent est celui de Google Maps, qui propose à tous les développeurs une API (de façon payante désormais) qui permet d’accéder à des cartes numériques du monde entier, des itinéraires et des infos trafic, afin de pouvoir les réinjecter dans une autre application comme celle d’un VTC de type Uber.
    Composer > enrichir > agréger
    Plus qu’une simple technologie destinée à améliorer l’agilité, la performance ou la création directe de nouveaux services, les API ont leur raison d’être dans la construction d’une chaîne de valeur dynamique avec des acteurs extérieurs à l’organisation. Elles représentent le ciment ou la colle qui apporte une cohésion et une intégration nécessaire à un écosystème. Positionnées au cœur des interactions entre entreprises et de la révolution des données, on comprend pourquoi les API sont si cruciales à appréhender.
    C’est grâce aux API que l’entreprise va pouvoir s’inscrire dans un processus d’exploitation des données pour démultiplier le potentiel de son métier d’origine. Cela commence par l’action « composer », consistant à rassembler (via les API) les données internes à l’organisation et propres à son métier. Puis à les « enrichir » avec par exemple des données d’avis clients issues des canaux digitaux (via les API) que l’on va traiter à l’aide d’algorithmes d’Intelligence Artificielle. Et enfin à les « agréger » avec des données d’autres entreprises complémentaires à son métier (toujours via les API) pour leur donner encore plus de valeur.
    Prenons comme cas concret un constructeur de voitures électriques qui compose des données sur l’identité de ses clients, qu’il va enrichir avec des données extérieures pour mieux connaître leurs habitudes et leurs besoins, et qu’il va ensuite agréger avec les données de fournisseurs d’énergie, de réseaux de distribution proposant des cartes de fidélité ou encore des établissements de paiement. Ce schéma est rendu possible grâce aux API reliant les services de chacune de ces entreprises.
    Les API : un marché, une économie
    Chaque entreprise est susceptible d’utiliser des API fournies par d’autres organisations mais elle a aussi tout intérêt à proposer les siennes aux autres membres de son écosystème. D’une part parce qu’elle contribue à l’innovation d’un ou plusieurs secteurs en s’y insérant de façon pro-active, mais aussi parce qu’elle a le pouvoir de monétiser ses API, et de fait les données qui y transitent.
    Il est encore rare d’acheter directement des API car elles font le plus souvent office de composants intégrés dans un service plus global que l’on va rémunérer à la consommation de données. Mais on constate toutefois qu’elles commencent à engendrer de nouveaux canaux de distribution avec des acheteurs/utilisateurs et des fournisseurs/vendeurs qui échangent de la valeur ajoutée et se partagent des revenus issus de l’utilisation des données. 
    Ces marketplaces ont toutes les chances de se multiplier à l’avenir, en proposant différents types de modèles économiques pour la consommation des API (gratuites, freemium, souscriptions, payantes par usage ou transactions, options premium…) et de donner naissance à une véritable nouvelle économie.
    Nouvelle organisation, nouveaux rôles
    Attention néanmoins, l’économie des API n’a pas vocation à remplacer le métier d’origine de l’entreprise, puisque c’est justement son activité qui donne de la valeur aux API qu’elle va proposer et qui s’enrichit au contact d’autres API externes, mais aussi internes. Car si elles servent à construire de nouvelles relations basées sur la transparence et l’ouverture avec l’extérieur, les API peuvent également être monétisées entre les différents département internes, pour une juste répartition de la valeur engendrée par leur consommation.
    Cette économie des API devient ainsi une nouvelle branche à gérer au sein de l’entreprise et crée de nouveaux rôles dans l’organisation. Côté fournisseur, un Chef Produit API aura ainsi pour mission de proposer la meilleure offre d’API, la rendre attractive et fonctionnelle pour les développeurs, et devra en outre gérer le cycle de vie des API. D’autres métiers liés à la sécurité des API jouent également un rôle essentiel dans leur viabilité.
    Cette refonte organisationnelle exige par ailleurs de faire de nouveaux choix technologiques, avec des plateformes dont la fonction sera une gestion directe des API (API Management) ou encore leur intégration et leur performance dans les processus du système d’information de l’entreprise (l’iPaaS). Des outils qui permettront d’aider les équipes IT à s’adapter au changement.
    Le retour sur investissement des API est multiple
    L’utilisation des API peut donc prendre des visages variés, et représenter des sources de valeur différentes selon l’objectif recherché, que l’on se positionne en tant que fournisseur ou client des API. La monétisation des API va prendre de l’ampleur dans les années à venir et drainer des retours sur investissement importants si l’on fournit un service à forte valeur ajoutée.
    Mais certaines API ne sont pas conçues pour être vendues et existent avant tout comme éléments différenciateurs qualitatifs et compétitifs, qu’on les créées soi-même dans son département ou qu’on aille les chercher ailleurs dans l’entreprise ou à l’extérieur. C’est aujourd’hui par ce biais que l’on pourra proposer des services supplémentaires à ses clients finaux pour qui les API seront totalement invisibles et pourtant déterminantes dans l’innovation de l’offre.
  • Interview @jhmaurice BazarChic – Le futur du e-commerce passera par l’APIsation du marché, l’Open-Innovation et l’Émotion

     “Le futur du e-commerce passera notamment par l’APIsation du marché, l’Open-Innovation et l’Émotion” 

    A l’occasion du Lengow Day qui s’est tenu le 11 octobre 2017, nous avons interrogé Julien-Henri Maurice, Chief Digital & Marketing Officer de BazarChic (groupe Galeries Lafayette). Intervenu sur la table ronde consacrée à l’évolution de l’expérience utilisateur dans le e-commerce, nous avons souhaité en savoir plus sur l’importance de cette expérience au sein du site de ventes événementielles.

    My Digital Week : Quel est le positionnement de BazarChic par rapport à ses concurrents de ventes événementielles ?

    Julien-Henri Maurice : BazarChic se positionne en tant qu’acteur Premium sur le marché des ventes événementielles sur Internet et Mobile, avec une offre très large allant de la mode, à l’alimentaire, en passant par le voyage et l’équipement de la maison et le vin. BazarChic joue historiquement un rôle de prescripteur en pariant sur des marques et créateurs moins connus en France pour accélérer leur lancement commercial.

     

    My Digital Week : 1 transaction sur 2 passe par le mobile chez BazarChic, qu’est-ce que cela implique en termes d’organisation, de développement, … ?

     Julien-Henri Maurice : Cela fait maintenant huit ans que BazarChic est sur le mobile. Pour s’imposer en tant que pionnier sur le mobile en France, BazarChic a mené une mutation importante de ses méthodologies de travail et une organisation adaptée des équipes en conséquence. Tout projet, développement ou mise en production est pensé directement à partir des écrans les plus restrictifs, avant d’être adapté sur les autres écrans (tablettes, desktops…). Pour cela, los équipes de développement mobile et web sont alignées sur les projets, de manière à proposer une expérience utilisateur et client unifiée et sans couture. Cela implique une réelle agilité digitale qui est dans l’ADN de BazarChic, pour pouvoir justement être constamment créatif et avoir un Time To Market (TTM) qui soit le plus court possible afin de suivre les usages au plus près.

     My Digital Week : Comment abordez-vous l’expérience client sur mobile par rapport au desktop ?

    Julien-Henri Maurice : BazarChic mise sur une présence globale en étant sur le Web mobile mais également iOS (Apple) et Android (Google), avec au cœur de nos préoccupations la vitesse, la stabilité et l’ergonomie pour améliorer le parcours client et la conversion.

    Ainsi, les efforts sont notamment focusés sur la rapidité du temps de chargement qui est très importante pour le SEO (référencement naturel) et l’expérience utilisateur. Un travail en profondeur a également été mené pour que les applications mobiles soient les plus légères possibles en poids de téléchargement pour ne pas freiner les mobinautes. En outre, pour optimiser la stabilité des applications mobiles, des outils spécifiques et très précis ont été implémentés pour surveiller le bon fonctionnement au quotidien. La logique est double : évolutive en améliorant l’expérience client et curative en résolvant les bugs pour pourraient apparaître grâce à ces outils. Résultat : les applications mobiles sont stables à plus de 99% !

    My Digital Week : Le futur de l’e-commerce passe-t-il exclusivement par les places de marché ?

    Julien-Henri Maurice : Ici, la logique est double : vendre ses produits sur les autres places de marché et/ou opérer sa plateforme e-commerce en market place en complément de l’activité core business (pour les acteurs historiques, car de nouveaux entrants se positionnent parfois uniquement en tant que market places). Certes, il est important de s’ouvrir aux autres, en faisant appel notamment aux places de marché et d’accepter de lâcher prise. Cela va dans la tendance actuelle de ne surtout pas créer de nouveaux silos car en vendant ses produits en dehors de sa boutique en ligne, cela permet de toucher de nouveaux clients. Ces plateformes permettent également d’aller explorer de nouveaux pays/marchés à moindre coût comparé à une implantation locale et d’élargir son offre à d’autres secteurs dans le cas où le site devient lui-même une market place. La conséquence est que l’expérience client est parfois moins maîtrisée et c’est un challenge actuel pour les acteurs du marché.

    Mais au-delà de ça, le futur du e-commerce passera à mon sens notamment par l’APIsation du marché nécessaire à l’optimisation temps-réel des écosystèmes digitaux et l’Open-Innovation incontournable pour renforcer la compétitivité des acteurs et la capacité à proposer une expérience client génératrice d’émotions car l’Émotion doit devenir un KPI central dans toute stratégie e-commerce / digitale qui se veut de plus en plus boostée pourtant par la Data et l’Intelligence Artificielle (IA).

    La vision plus large doit également intégrée évidemment la collaboration nécessaire avec les GAFA sans tomber dans l’hyper-dépendance. C’est la logique impulsée par mes soins chez BazarChic.

    My Digital Week : Quelles sont vos priorités pour 2017

    Julien-Henri Maurice : Placer l’innovation au centre de notre stratégie. C’est-à-dire de continuer à être agile, dans la réinvention digitale permanente, car en tant que pure player, BazarChic est à l’avant-garde en terme de maturité digitale et fait office de « lab digital ».

    L’ambition est également de proposer plus de services et d’innovation produit avec la volonté de positionner BazarChic comme une « Brand as a Service » et faire ainsi basculer la marque davantage vers une marque servicielle, au-delà de l’aspect e-commerçant donc uniquement orientée produit et prix.

    Pour cela, BazarChic recrute de nombreux talents digitaux. Visitez son espace Carrières sur www.bazarchic.com.

     

  • Les APIs, le plus court chemin  vers l’hybridation du système d’information

    Les APIs, le plus court chemin 
    vers l’hybridation du système d’information

    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos 

    A l’ère de l’innovation et de la transformation numérique, la majorité des informations vient de l’extérieur de l’entreprise : du cloud, des partenaires BtoB, des objets connectés, des applications mobiles… Le centre de gravité du système d’information bascule vers une hybridation combinant les ressources à demeure avec les sources de données dans le cloud.
    C’est là que la maîtrise des APIs, conçues pour l’interfaçage, devient indispensable.
    Dans un monde toujours plus complexe, c’est la capacité des organisations à se remettre en cause qui va assurer leur pérennité et leur croissance. Pour répondre à la demande toujours plus forte des consommateurs pour de nouveaux produits et services, les entreprises sont obligées de se réinventer, en faisant évoluer leur écosystème technologique via le Cloud, le mobile, les objets connectés et la Data.
    Appréhender cette nouvelle complexité et répondre aux exigences de flexibilité des directions métiers les oblige à repenser leur stratégie IT et à construire un système d’information hybride (« Hybrid IT »). Pour y parvenir, elles doivent pouvoir s’appuyer sur des ressources hétéroclites et ne pas se laisser prendre au piège des technologies qui ne restent qu’un moyen de gérer l’information.
    Un tournant stratégique
    Aujourd’hui, l’hybridation de l’IT revêt un caractère stratégique. De nombreux exemples (les voitures, les appareils photos, les plantes…) montrent que cette hybridation est vertueuse et accélératrice de l’innovation et de la performance. Ce nouveau système d’information étendu crée le besoin de faire cohabiter le Legacy et le Cloud, ce qui passe par de nouvelles typologies d’échanges inter-applicatifs reposant massivement sur les APIs. Ainsi, selon le cabinet d’études Gartner, d’ici à 2020, 90% des organisations utilisant des services basés sur le cloud vont opter pour une infrastructure hybride, basée en partie sur les APIs.
    L’hybridation semble donc être la solution adaptée pour de nombreuses organisations qui veulent tirer parti du meilleur des deux mondes : le Cloud public pour sa flexibilité, sa mise en place rapide, sa capacité à accélérer le développement et l’expérimentation. Le Cloud privé pour la garantie de contrat de service et le contrôle total des données.
    Pas d’Hybrid IT sans APIs
    Une informatique orientée APIs est un prérequis à la mise en œuvre d’une IT hybride. Sous l’effet de la bascule de son centre de gravité, le SI et son architecture doivent en effet s’ouvrir vers l’extérieur, en mode self-service et en toute sécurité. C’est dans ce contexte qu’interviennent les APIs, conçues pour permettre l’interfaçage à une source de données ou à une application, simplement et rapidement, afin de composer les informations et créer des services et applicatifs innovants.
    Ainsi donc, toutes les nouvelles applications mises en œuvre, qu’elles soient déployées on-premise ou dans le Cloud devront être interopérables et permettre une intégration sans couture et sécurisée au patrimoine applicatif existant. Ce qui pourra s’effectuer via un set plus ou moins complexe d’APIs dont la documentation sera publique et normalisée, afin de rendre simple l’utilisation en mode self-service par les communautés de développement.
    Les étapes clés pour démarrer
    Avant de se lancer, il est important de se poser quelques questions préalables à la définition d’une stratégie adaptée au contexte propre à l’entreprise :
    • Comment assurer la continuité des services et de l’activité pendant l’ouverture du système d’information à de nouvelles pratiques basées sur les APIs ? 
    • Quels ratios appliquer entre Legacy, Cloud public et Cloud privé ?
    • Comment organiser la transformation en interne entre l’IT et les métiers ? 
    • Comment assurer la conduite du changement ? 
    • Comment s’assurer de la sécurité et de la disponibilité de la Data ? 
    • A-t-on toutes les compétences nécessaires en interne ? 
    • Comment éviter l’« effet spaghetti » bien connu dans les anciennes infrastructures IT ? 
    • Comment gérer la complexité du SI ?
    • Quid de la souveraineté et de la localisation de la Data ?
    Une fois ces éléments abordés, pour démarrer la construction de sa stratégie hybride en mettant toutes les chances de son côté, il est conseillé de passer par trois étapes simples et progressives :
    • Réaliser un audit du patrimoine informatique : inventorier les applications qui restent utiles, celles qui sont arrivées en fin de vie et doivent être dé-commissionnées. Définir quelle stratégie d’hébergement permettra de répondre efficacement aux besoins des métiers.
    • Cartographier et catégoriser la Data selon 3 groupes : les données privées connues uniquement par les collaborateurs de l’entreprise, les données partagées avec une communauté de partenaires et des applications connues, et enfin les données publiques. La catégorie à laquelle appartient une donnée et sa criticité permettra de décider la meilleure stratégie de stockage.
    • Décliner les objectifs des directions métiers en un plan d’action « Hybrid IT » permettant de garantir la cohérence architecturale du SI et une qualité de service identique durant la phase de transformation des entités business, qui entrainera la multiplication des partenariats avec des sources de données et applications externes et la création de nouvelles couches de services sur systèmes existants.
    L’hybrid IT, étape vers la monétisation de la donnée
    Il existe de nombreuses entreprises à avoir lancé des initiatives APIs pour partager en toute sécurité leur patrimoine Data afin d’innover, élargir leur écosystème et améliorer l’expérience utilisateur. Ce ne sont là que les premières étapes d’un mouvement de transformation plus important : la monétisation des APIs. 
    Un bon exemple est le site américain Cookpad, qui contrairement à son équivalent français Marmiton, ne valorise pas son contenu de recettes de cuisine via un magazine papier et ne développe pas son audience par la publicité. L’entreprise a choisi d’enrichir son contenu via un réseau ouvert avec ses APIs et de proposer aux restaurants et à la grande distribution d’adapter leurs recettes et leurs offres, en se servant des tendances d’utilisation des produits constatés sur  le site Cookpad. Des données qui génèrent de la valeur et qui sont en train de devenir la source principale de revenus pour l’entreprise.
    L’hybridation de l’IT est donc la première étape de la transformation numérique : adopter une stratégie d’APIs permet de devenir rapidement une entreprise « API & Data-Driven », avec  une première porte ouverte sur l’économie des APIs.
  • Quand la sécurité des données devient l’arme secrète de l’économie des applications

    La sécurité est la clé de voute pour réussir et innover dans l’économie des applications 

    Par Julien Boulnois est Directeur Solutions ‘Sécurité & API’ au sein de CA Technologies France

    L’économie des applications, ce monde connecté et basé sur des applications accessibles au creux de nos mains, est aujourd’hui une réalité. En effet, une étude d’App Annie, la valeur de l’app économie » mondiale va augmenter de 5 000 milliards de dollars pour atteindre un total faramineux de 6300 milliards d’ici à 2021. Cela étant, les données, au coeur de ce modèle économique, sont devenues la cible des hackers, mettant en péril non seulement la notoriété des entreprises, mais également la confiance des consommateurs. 

    Les applications : nouvelle vitrine des marques pour les consommateurs

    Les entreprises s’évertuent donc à proposer des expériences numériques qu’elles souhaitent uniques à leurs consommateurs. L’Internet des Objets (IdO) stimule également le lancement de nouveaux services innovants basés sur des applications. L’IdO est un monde où même un compteur intelligent peut être connecté à Internet et être doté d’une certaine compréhension de son environnement. 

    McKinsey & Company estime que 50 milliards d’appareils seront connectés d’ici 2020. Selon une étude réalisée par l’Institut Montaigne et le cabinet de conseil américain A.T. Kearney, le secteur de l’IdO devrait enregistrer un chiffre d’affaires de 15,2 milliards d’euros en 2020, uniquement en France. Les entreprises se doivent donc d’agir. L’arrivée en masse de l’Intelligence artificielle sur le marché ne fait qu’amplifier le phénomène, sans parler du potentiel que représente la réalité virtuelle (un marché estimé à 215 milliards de dollars d’ici à 2021, selon IDC). 

    L’analyse des données : un levier pour la sécurité

    Nous sommes donc déjà à la croisée des chemins où la relation avec le client change et évolue. Les applications, les algorithmes et les plateformes innovent, voire révolutionnent la façon de consommer, multipliant les points d’interaction et amplifiant la volatilité des consommateurs. Pour fidéliser leur client, les entreprises comptent sur les données et, notamment leur analyse, pour adapter presque en temps réel l’offre proposée.

    Or, la multiplication des points d’entrée rime avec faille de sécurité mettant en péril la sécurité des données. Les dernières cyberattaques (Wannacry, Petya, …), dont les entreprises ont été victimes, nous le rappellent. 

    Afin de saisir les opportunités qui se profilent, la sécurité devient un élément clé et pour ce faire une attention particulière doit être portée sur les API. En effet, l’ensemble des applications tourne sur des plateformes qui elles-mêmes dépendent des API. 

    La sécurité des données : arme secrète de l’économie des applications

    Derrière l’acronyme API se cachent une définition barbare au sens où l’entendrait l’écrivain Alessandro Baricco, à savoir : des interfaces de programmation applicatives. Mais il s’agit aussi d’une réalité indéniable : les API sont le moteur de la croissance de l’économie des applications, et les entreprises font face à une pression croissante afin de les adopter dans le cadre de leur transformation numérique. À titre d’exemple, une API donnera à un consommateur donné la possibilité de se connecter à son compte Uber via l’application d’une compagnie aérienne, et de commander un VTC à son aéroport d’arrivée. Cette solution est rapide, simple et pratique. 

    Les développeurs de logiciels créant ces nouvelles applications disruptives et de plus en plus interconnectées se servent des API comme de raccourcis vers des données professionnelles en temps réel. Mais pour que le partage de données via des API soit sûr, fiable et rentable, il faut faire face à des problématiques sensibles en matière de sécurité, de performances des systèmes et d’adaptation des données, car les hackers regorgent de créativité en la matière. 

    Les API pour endiguer le piratage des données

    Les entreprises cherchent de plus en plus à innover à l’aide d’API. Elles doivent donc s’interroger sur la façon de garder le contrôle de leurs données une fois celles-ci sorties de leur périmètre. La gestion des API leur apporte la solution et leur permet de lancer de nouvelles initiatives commerciales rapidement, de bouleverser leur marché, de faire face à la concurrence de façon saine et rentable, et de réussir dans l’économie des applications. 

    En effet, les solutions de gestion des API sécurisent les données et permettent de respecter des normes strictes et de définir qui peut y accéder et quand. Cette approche crée une couche de sécurité éprouvée autour des API afin d’assurer qu’elles ne soient accessibles qu’aux applications et aux utilisateurs de confiance. Faute de quoi, les entreprises ne pourront guère bénéficier de la croissance que va générer l’économie des applications. En effet, le diable se trouve dans les détails et, dans le cas présent, le détail est l’API.