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  • Les 5 leviers clés du succès d’un projet d’analyse prédictive

    Comment garantir le succès d’un projet d’analyse prédictive ?

    Par Frédéric Brousse, Directeur Général d’Informatica France

    L’analyse prédictive occupe aujourd’hui un rôle central dans les processus de décision stratégique des entreprises et constitue, avec le Big Data, la troisième révolution dans l’industrie logiciels après le cloud computing et l’automatisation des tâches opérationnelles[1].

    Elle permet aux entreprises d’exploiter une quantité de données considérable collectées auprès de leurs clients, de leurs marchés, des réseaux sociaux, des applications en temps réel, ou encore du cloud. L’objectif étant, in fine, d’apprendre de ces données pour mieux orienter la prise de certaines décisions stratégiques futures en se basant sur des probabilités.

    En sachant que plus de 90% des données ont été créées ces deux dernières années[2]sur le plan mondial, les entreprises sont prêtes à investir pour s’équiper de différents outils d’analyses prédictives afin d’exploiter cette mine d’or à bon escient et d’anticiper les futures tendances marché et clients.

    Cependant, comme pour toute initiative largement axée sur la technologie, pour mettre en place un projet d’analyse prédictive performant, les entreprises doivent d’abord intégrer une politique de gouvernance des données efficiente. Bien souvent, la gestion des données est négligée au détriment de la volonté de l’entreprise à dévoiler les résultats des investissements analytiques réalisés. Pour obtenir des résultats d’analyse prédictive pertinentes, il est nécessaire de prendre du recul et mieux comprendre les nouvelles exigences en matière de gouvernance des données et savoir comment les relever.

    Les 5 leviers clés du succès d’un projet d’analyse prédictive :

    1. Impliquer l’ensemble du personnel de l’entreprise dès le démarrage du projet

    Il est possible qu’un seul département utilise l’analyse prédictive, mais les connaissances acquises peuvent concerner d’autres départements de l’entreprise. L’analyse prédictive pouvant contribuer à la transformation des processus de l’entreprise dans son ensemble, le panel d’utilisateurs concerné est potentiellement large et les usages couverts au sein de l’entreprise sont nombreux (marketing prédictif, data mining, algorithmes de Machine Learning, etc.).

    1. Associer l’analyse prédictive aux besoins de l’entreprise

    De manière générale, les entreprises déploient le plus souvent une solution d’analyse prédictive pour renforcer leur compétitivité (57 %), créer de nouvelles sources de revenus (50 %) et améliorer la rentabilité (46 %)[3]. Le passage à l’analyse prédictive axée davantage sur l’exploration et l’analyse statistique des données comporte un certain nombre de nouvelles exigences de qualité de la donnée auxquelles les entreprises n’avaient jamais été confrontées auparavant. Dans un premier temps, l’analyse prédictive produit de meilleurs résultats grâce une quantité exponentielle de données disponibles via une grande variété de sources. Il est essentiel de définir précisément les besoins particuliers de chaque département et de déterminer comment l’analyse prédictive répondra à ces besoins. La démarche doit être la plus spécifique possible. L’analyse prédictive n’est pas toujours axée sur les tendances, mais elle peut aussi consister à trouver des données importantes, des évènements et des conditions qui sont atypiques par rapport à la norme. 

    1. Allier l’analyse prédictive aux autres initiatives stratégique dans l’entreprise

    De nombreux investissements sont réalisés dans divers projets liés au Big Data. En France, le marché du Big Data était estimé à 445 millions d’euros à fin 2016 selon IDC[4]. Fusionner un projet d’analyse prédictive à ces projets permettra de justifier leur coût et leur complémentarité. L’analyse de rentabilité peut être encore plus convaincante en précisant que l’analyse prédictive apporte une plus-value lorsqu’elle est utilisée stratégiquement pour tirer parti d’autres investissements technologiques en cours.

    1. Etablir une culture « data first »

    Avec la multiplication des données provenant d’une grande variété de sources internes et externes à l’organisation, des administrateurs de données doivent être nommés pour gérer les politiques de gouvernance, le sens et la qualité des données. Ce niveau de gouvernance des données n’est peut-être pas nécessaire pour certaines initiatives d’analyse prédictive, cela dépendra de la teneur des analyses et résultats, s’ils seront critiques ou non pour l’entreprise. Si les analyses s’avèrent critiques, les résultats auront un impact très direct sur les opérations et, in fine, sur la qualité de l’expérience client. L’amélioration de l’expérience client étant l’objectif n°1 pour les entreprises.

    1. Procéder étape par étape

    Comme pour de nombreux projets largement axés sur la technologie, un déploiement est beaucoup plus simple lorsqu’il est décomposé en plusieurs étapes. Par exemple, pour les projets complexes, il est préférable de décomposer le projet global en une série de petits projets. Si le projet nécessite un travail important, il est nécessaire de prévoir des calendriers et des livrables distincts pour chaque phase. Ainsi, les parties prenantes seront informées et mobilisées tout au long de la réalisation du projet.

     

  • Le Big Data technique est mort… Vive le Big Data métier !

    Arrêtons de parler de Big Data ! 

    Andrea Zerial, Directeur Associé  Mind7 Consulting

     Aujourd’hui tout le monde parle du Big Data… ce terme fait le buzz dans toutes les Directions : Générale, Informatique, Marketing, Digital et même au-delà. Tout le monde échange des banalités à ce sujet, répétant à l’envie que « les données sont le nouvel or noir », que « la transformation digitale est partout », que « data scientist » est la profession la plus sexy du moment et que le volume de données échangé dans le monde est muliplié par… euh… beaucoup ! Du coup, vous vous y intéressez et essayez encore de comprendre ce terme obscur et mal défini.

    Rassurez-vous… Nous avons une bonne nouvelle pour vous : le Big data est mort ! plus besoin de vous y intéresser. Il vous suffit de rêver !

    Sans revenir sur la définition du Big Data, que ce soit la définition très générique donnée par le Gartner autour des 3 V (Volume, Velocity et Variety), ou les définitions très personnelles de chaque acteur souhaitant se démarquer (et ajoutant tantôt une « Veracity », tantôt un « Datalake » ou encore de l’« Open Source »), force est de constater que l’on commence enfin à se poser la Vraie Question : à quoi ça sert ? hé oui, au-delà de la révolution technique, quel est vraiment l’apport pour les entreprises ? pour les opérationnels ? pour le Business ?

    Nous avons depuis plusieurs années pris l’habitude d’évaluer le potentiel que représentent les données et d’aider nos clients à en tirer le meilleur parti, rendant les équipes plus performantes et plus réactives. Il en ressort 4 domaines d’utilisation majeur : ce sont nos « 4 A » en réponse aux 3 V du Gartner !

    –          A pour Analyse : une des utilisation historique du Big Data consiste à stocker et parfois analyser des données historiques. Ça a été le grand essor d’Hadoop. C’est la réaction de la fourmi qui fait des provisions pour l’hiver… on me dit que mes données sont importantes, du coup, je vais les stocker pour plus tard, on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. Et à partir de là, une fois que les données ont été « historisées », s’est posée la question de son exploitation. Sont alors apparues les notions de « Data visualization », d’analyse, de modèles statistiques, etc… Les premières utilisations ont tourné autour de la compréhension du comportement (ou du parcours) client en regardant l’historique, c’est-à-dire dans le rétro…

    –          A pour Action : une autre grande famille de cas d’utilisation tourne autour de l’Action, c’est-à-dire non plus le stockage des données, mais la réaction à chaud. Ici, la dimension temps est totalement différente car orientée sur le Temps Réel. Il s’agit de détecter, à la volée, des événements ou des signaux faibles pour déclencher des actions. Là encore les premiers cas d’utilisation ont été focalisés « relation client », et sont apparus dans les sites web. Il s’agit de la personnalisation de contenu qu’on retrouve sur les site Web (Amazon en tête), ou la personnalisation des bannières (merci Critéo). En fonction de votre comportement, on vous oriente sur ce que vous avez le plus de chances d’acheter… mais nous verrons qu’il n’y a pas que ça !

    –          A pour Anticipation : 3ème cas d’utilisation, celui qui est présenté par le Graal de tout manager… l’anticipation ! c’est-à-dire la capacité à partir des données de prévoir le futur. On entre ainsi dans le domaine du prédictif, du forecast, voire comme le disent d’autres (IBM se créant ainsi son marché), l’ère du cognitif qui va permettre de préanalyser les données et de faciliter la prise de décision. Quelle que soit la terminologie, l’idée est bien de détecter et prévoir les tendances, anticiper les réactions des clients, d’utiliser une boule de cristal technologique et  de « factualiser » les décisions managériales ou opérationnelles.

    –          En enfin, A pour… Argent. Il s’agit ici de valoriser les données disponibles et surtout de les monétiser, d’en faire une source de revenu. Puisqu’on me dit qu’elles ont de la valeur, autant les rentabiliser ! On retrouve ce cas d’utilisation surtout chez des nouveaux acteurs ou sur des nouveaux business models qui vont se créer avec l’objectif de tirer parti de la donnée disponible (que ce soit l’Open Data ou des données de partenaires). Dans les secteurs plus traditionnels, la plus petite utilisation des données génère souvent une levée de bouclier. Certaines banques qui ont annoncé qu’elles envisageaient de revendre des analyses sur le comportement consommateur de leur clients en ont fait les frais. Sans même parler du cadre légal qui reste peu adapté…

    Ça vous semble encore un peu flou ? Alors soyons plus concrets ! Chez Mind7 Consulting, nous avons décliné ces cas d’utilisation en nous intéressant à 3 problématiques bien précises : les processus, la vue 360° et la réaction en temps réel.

    Dans le domaine des processus, l’utilisation que nous faisons des données et des principes des démarches Qualité vont permettre de « mettre sous contrôle » les activités de l’entreprise. La définition des processus est parfois dans les mœurs, via des outils de modélisation (le BPM est passé par là), mais au-delà de cela, la capture en continu des données permet de détecter au plus tôt la moindre variation dans l’activité, d’identifier les risques et de prendre des décisions opérationnelles au plus tôt. Au-delà de cela, l’analyse des données historiques va permettre de comparer les instances de processus qui ont été performantes avec celles qui l’ont été moins ; à partir de là des actions correctives vont être mises en place pour améliorer le processus. Qu’il s’agisse d’un processus de paiement, de commande, de livraison ou encore de traitement de dossiers, nous avons identifié des améliorations significatives chez nos différents clients.

    La vue à 360° d’un sujet, qu’il s’agisse d’une vue client, produit, magasin, ou encore de veille automatisée du Web et des réseaux sociaux, vise à donner à nos clients une meilleure compréhension de leur contexte. Ainsi  les données vont être capturées dans les différents silos d’information et mis en commun. A partir de là, l’information est exploitable : on peut la retrouver (c’est parfois déjà beaucoup) mais aussi l’analyser. Ainsi lorsque je suis en interaction avec un client, je dispose de toutes les informations qui le concernent ; lorsque je dois lancer un produit, je dispose des informations sur le marché, les tendances, la concurrence… On pourrait se limiter à des outils traditionnels tels que la Business Intelligence, mais les moteurs de recherche (parfois couplés avec des algorithmes d’analyse) donnent selon nous des possibilités plus étendues.

    Enfin, la réaction en temps réel. C’est selon nous un enjeu majeur des entreprises : être en capacité de réagir au plus vite et d’adapter en permanence leurs organisations. La mise en place de solutions et d’applications nativement orientées temps réel, que ce soit des solutions de streaming analytics chez certains éditeurs ou des solutions open source telles que Spark ou Flink, permet de mettre plus de souplesse et de réactivé dans les activités métier. La mise en place des méthodes agiles et itératives ainsi que les évolutions de l’exploitation informatique (DevOps par exemple) permettent de délivrer plus rapidement. La finalité de tout cela, c’est d’améliorer sans cesse la performance de l’organisation : éviter la fraude, surveiller l’activité, déployer de nouvelles offres plus rapidement, améliorer l’interaction client, etc… là encore, la donnée devient un atout : si je peux détecter une fraude avant qu’elle ne se manifeste, si je peux prévenir un client d’un délai ou lui offrir un nouveau service, alors j’aurais effectivement tiré profit de mes données !

    On le voit, le Big Data est né et a fait le buzz avec un discours extrêmement technicien (les principaux intervenants du marché sont des vendeurs de solutions et de technologies) mais l’utilisation que les organisations peuvent en faire est réelle et surtout commence à se mettre en place. La finalité reste toujours la même : rendre les entreprises plus performantes et plus réactives, pour au final mieux servir son client.

     

  • Conjoncture et perspectives 2016 du secteur numérique

    Chiffres clés et perspectives 2016 du secteur numérique par le Syntec Numérique

    PREVISION DE CROISSANCE en 2016 : + 2,6 % pour le secteur conseil en technologies, édition de logiciels et conseil et services

    La croissance est soutenue par celle des SMACS (Social, Mobility, Analytics, Cloud, Security) qui augmente de 18,2% en 2016 et représente 16 % du marché.

    L’évolution de la dépense numérique prévue par les DSI est en croissance avec des dépenses de fonctionnement stables et une hausse des nouveaux projets de transformation : 80 % des DSI anticipent une augmentation ou une stabilisation de leurs dépenses informatiques en 2016.

    Comme en 2015, la transformation numérique reste la priorité des DSI pour 2016. Cette transformation est engagée et s’accélère pour près de 2/3 des DSI.

    Les DSI constatent que leurs fournisseurs de solutions et services ont une bonne vision des besoins de la DSI et des métiers.

    En parallèle, les dépenses numériques influencées par les directions métiers se renforcent avec 63 % des dépenses dans lesquelles elles sont engagées.

    Conseil en technologies : + 2 % en 2016

    Après une année difficile en 2014, et une reprise en 2015, l’année 2016 s’annonce prometteuse avec une croissance de 2 %. Au premier trimestre 2016, le nombre des appels d’offres croit pour 43 % des acteurs du conseil en technologies. Les carnets de commandes sont stables pour les petites structures, et s’améliorent pour les grands acteurs.

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    Les secteurs clients « Energie », « Industrie », « Militaire et défense » et « Automobile » portent la dynamique de la croissance du conseil en technologies.

    Les secteurs « Energie / Utilities / Transports », « Banque / Assurance / Finance », et « Commerce / Distribution » portent la croissance du Conseil et Services.

    Conseil et services : + 2,5 % en 2016

    Le nombre de projets gagnés augmente au premier trimestre 2016 pour 68 % des ESN. De même que leur taille pour 45 % des entreprises.
    Les projets de transformation et d’innovation restent la priorité des ESN, comme au troisième trimestre 2015.

    La part des SMACS dans le secteur des services informatiques en 2016 atteint 13 %.
    Les politiques de partenariat avec les startups se renforcent en 2016.

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    Edition de logiciels : + 3,6 % en 2016

    Les carnets de commandes sont en progression pour près d’un éditeur sur deux. Le SaaS progresse de + 23 % en 2016 et atteint 14 % du marché des logiciels.

    La part des SMACS sur le secteur est de 22 % et croient de + 18,6 % en 2016.

    Les secteurs « Santé », « Commerce / Distribution » et « Services » contribuent à la croissance du secteur logiciel.

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    Social

    La pyramide des âges du secteur continue, année après année, son mouvement de professionnalisation. Depuis 2007, la part des jeunes est en repli en faveur des classes d’âges expérimentées et des seniors. Pour la première fois, la part des salariés de 30-34 ans dépasse celle des 25-30 ans. 60 % des collaborateurs du secteur ont entre 30 et 50 ans.

    Les conditions de travail du secteur logiciels et services informatiques restent attractives avec 93,9 % de CDI et 69,3 % de cadres.

    En 2015, Les embauches de cadres dans le secteur informatique et des télécommunications ont augmenté de + 8 %, après une progression de + 9 % en 2014.

    En 2016, les entreprises prévoient d’embaucher entre 38 800 et 41 800 cadres. Le secteur reste le premier secteur recruteur de cadres en France. Les jeunes diplômés et les cadres ayant entre un à cinq ans d’expérience seront les profils les plus recherchés.

    Selon l’Acoss, le secteur « Activités informatiques et services d’information » crée des emplois depuis 22 trimestres consécutifs, avec une accélération forte en fin d’année.

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    En RESUME 

     

    syntec_infographiea5_avril2016