Étiquette : ACSEL

  • Ma petite entreprise ne craint pas la crise…

    Croissance, investissement, RSE, formations… les commerçants français restent optimistes contre vents et marées

    Baromètre Acsel « Croissance & Digital »

    Dans un contexte économique incertain, impacté par l’inflation et les crises successives, les commerçants français composent avec la situation et affichent un optimisme rassurant : près d’un quart d’entre eux (22%) tablent sur une croissance de +5% en 2024. 


    Ils envisagent de développer de nouvelles offres et de nouveaux services toujours plus éco-responsables (+6 pts en un an).
    Cette dynamique est massivement portée par le digital qui est perçu, par une très large majorité (62%), comme le moteur de leur activité. Formations, recrutements, ils ont multiplié les leviers pour conduire cette transformation digitale et disposent désormais des compétences numériques fortes. 28% des commerçants ont déjà même recours à l’IA générative pour améliorer leurs process, leur relation client ou trouver des relais de croissance.

    Croissance, investissement et RSE sont au rendez-vous malgré la crise

    L’optimisme est le mot clé de cette édition.
    Les commerçants gardent le cap, une très large majorité (86 %) estime que son chiffre d’affaires sera stable (48%) voire en croissance (38%) en 2024.
    Engagés dans une dynamique de développement, 64% continuent à investir dans le digital malgré la crise. Ils optent, par ailleurs, à 68% pour des offres éco-responsables (+6 pts), plus que jamais conscients de l’impact de leurs choix sur l’environnement et des attentes de leurs clients. Près d’un tiers d’entre eux (29%) se sont diversifiés avec des produits de seconde main.

    L’engagement envers la planète grimpe d’ailleurs à la 3ème place de leurs préoccupations en matière de croissance, cité par 57% des personnes interrogées (+7 points), juste derrière la marge et le chiffre d’affaires.

    Le digital : un large contributeur de croissance

    Depuis 2020, le digital est devenu un pilier plus important chaque année, de la stratégie de développement des marchands. 100% des commerces de plus de 20 salariés sont engagés dans une politique de transformation digitale.

    Perçu comme une opportunité par plus de la moitié des commerçants (53%), le digital est reconnu par 62% d’entre eux comme un contributeur du chiffre d’affaires, en hausse de 11 points par rapport à 2023.

    Le digital participe non seulement à leur visibilité, 78% (+6 pts) possèdent un site internet et 84% (+11 pts) une page pro sur les réseaux sociaux, mais également à leur activité, 13% des marchands réalisent plus de 25% (+5 pts) de leur chiffre d’affaires en ligne.

    Formations et recrutements en hausse pour soutenir la transformation digitale du commerce

    Le commerce ne cesse de se digitaliser et les commerçants en mesurent aujourd’hui les bénéfices.
    63% d’entre eux disposent, grâce à la formation, des compétences numériques nécessaires pour accompagner la montée en puissance des pratiques numériques.
    Pour parachever la digitalisation de leur activité, ils accélèrent le recrutement des profils spécifiques, 34% (+13 pts) d’entre ont recruté ou envisagent de le faire.
    Pour ce faire, ils se tournent vers les jeunes talents, au premier rang desquels les alternants apprentis (+5 pts) suivis des stagiaires (+17 pts) plus aptes à maîtriser les outils numériques et plus engagés dans la transformation digitale. En la matière, les entreprises de moins de 20 salariés se distinguent : 75% (+21 pts) se sont ou envisagent de se tourner vers les jeunes talents.

    Cette montée en compétence va, logiquement, de pair avec une baisse des besoins d’accompagnement, -7 points en un an. Les banques sont plus que jamais les partenaires privilégiés pour accompagner la transformation digitale (34% en hausse de +7 pts).

    Enfin, plus matures et mieux armés, les commerçants sont désormais plus à même de lutter face à la menace cyber, 79% (+7 pts) d’entre eux disposant d’outils et de solutions pour protéger leur activité et leurs collaborateurs.

    Une appétence pour le digital, qui amène les commerçants à mettre en pratique l’IA

    Loin d’être une technologique exotique que les commerçants observent de loin, l’Intelligence Artificielle est déjà au cœur de leurs réflexions : 63% d’entre eux estiment que c’est un facteur de gain de temps (+ 4pts) et 61% qu’elle permet d’améliorer la distribution (+7 pts).

    1/3 d’entre eux a d’ailleurs pris le sujet à bras le corps en faisant usage plus précisément de l’IA générative de façon régulière ou occasionnelle. Les grandes entreprises ont un recours encore plus important à l’IA générative (39%), principalement pour créer du contenu personnalisé (30%), améliorer leur efficacité opérationnelle (26%) ou gérer la relation client (10%). Toutefois 24% des marchands n’identifient pas encore l’impact significatif de cette technologie

  • Gestion des données personnelles, RGPD, eAdministraton, IA… comment les français perçoivent les usages du numérique

    Les 10 ans du Baromètre de la confiance des français dans le numérique


    Le Baromètre de la confiance des Français dans le numérique fêter ces 10 ans cette année ! L’événement organisé par l’ACSEL, avait lieu ce mardi 25 février à Paris à Bercy.  Ce rendez-vous annuel permet de répondre aux différentes interrogations au sujet de l’évolution du numérique dans notre société.
    Chaque année, un panel de 1008 Français sont interrogés sur l’utilisation et la confiance qu’ils portent sur Internet.

    De nombreux thèmes ont été abordés dont : la gestion des données personnelles , la perception de la législation, en particulier le RGPD et la compréhension de l’intelligence artificielle…

    L’évolution de l’usage du numérique de 2009 à nos jours.

    Le numérique est omniprésent dans le quotidien des français et son usage est de plus en plus répandu, avec le rythme effréné des constructeurs de smartphones tels qu’Apple ou Samsung qui chaque année mettent en vente de nouvelles solutions numériques toutes truffées de technologies high-tech, il est normal que depuis 2009 et l’apparition des premiers IPhone Apple, les entreprises de tous secteurs aient envahi nos écrans.
    En témoigne les chiffres : 75 % de la population française possèdent un smartphone et 41 % possèdent une tablette. Les secteurs de la banque, de l’administration et du e-commerce connaissent une forte croissance depuis 2009.
    À l’inverse, la sauvegarde sur Cloud chute et devient de moins en moins utilisée par les français qui ne font plus confiance à cette technologie, en cause : la protection de leurs données personnelles.

    Un plafond de verre infranchissable pour 37 % internautes interrogés

    Cette gestion des informations personnelles est la clé de voûte qui relie la relation défiance/confiance entre les utilisateurs et les hébergeurs. En clair, le jour où cette gestion des données sera totalement transparente alors les utilisateurs seront en pleine confiance lorsqu’ils utiliseront Internet. En 2015, 40 % des Français avaient une totale confiance à l’égard d’Internet, en 2019, on constate une baisse de 3 points sur ce taux et notamment chez la catégorie sociaux professionnels des CSP +. En attendant c’est dans la simplification des démarches administratives et la sécurisation des transactions que les Français sont les plus enclins à transmettre leurs données personnelles sous conditions que celles-ci puissent être supprimés lorsque le consommateur en fait la demande.

    La contradiction des réseaux sociaux

    Malgré de nombreux biais tels que la hausse des piratages de compte ou celle de l’usurpation d’identité et de nombreux scandales comme celui de Cambridge Analytica, seulement 48 % des utilisateurs français avouent avoir changé leurs pratiques sur les réseaux sociaux. Cette contradiction peut s’expliquer par l’incapacité de remplacer le rôle de lien social qu’ont les différents réseaux sociaux, mais aussi l’âge plutôt faible des utilisateurs qui n’ont pas forcément la même vision de l’usage de leurs données que celle de personnes plus âgées. A contrario, le secteur de l’administration se numérise, avec la dématérialisation des démarches administratives, l’État met en place des systèmes sécurisés d’identification comme « France Connect » qui donnent confiance.

    Les différents leviers et de protection

    Face à ce manque de confiance ambiant, certains leviers existent et notamment la législation, le CNIL qui est une autorité adminastrive indépendante, à essuyer 14000 plaintes en 2019. Elle a donc mis en place des certifications permettant de rassurer l’utilisateur sur la fiabilité d’entreprises certifié CNIL qui respectent un code de bonnes conduites créer spécialement par l’Institution. L’adoption du RGPD en 2016 a également permis de responsabiliser les acteurs de la gestion de données leurs imposants ainsi des normes. Ce règlement mis en place, ils subsistent encore de nombreux doutes dans la tête des gens seulement 43 % se disent « plus confiants » suite à sa mise en place, preuve que cela ne suffit pas.

    L’IA comme solution ? Où comme arme pour la récolte des données ?

    La majorité des Français à déjà été exposé ou a déjà utilisé une IA et notamment les moins de 25 ans et sont pour la plupart satisfaits de leur utilisation. Cependant, un grand nombre de personnes ne savent pas quand elles sont en présence d’IA, et ne se doutent donc pas que derrière les bannières où il est écrit « 20 autres personnes regardent cette offre », lorsque l’on regarde pour réserver un hôtel, se cache un algorithme. Cet algorithme se sert des biais comportementaux de l’homme pour le pousser à agir. Compliqué de voir l’IA comme neutre quand on sait que derrière la plupart des IA sur Internet, se cache un algorithme et que derrière cet algorithme se cache un humain. En effet, il est difficile de définir ce qu’est une IA, et ce, problème va se poser lorsqu’il faudra légiférer dessus ce qui est déjà le cas dans certains pays. L’IA peut être d’une grande utilité dans certains secteurs et notamment la Santé où elle n’est encore que très peu utilisé, car onéreux et trop expérimental.

     

    Pour télécharger toute l’infographie cliquez ici 

    Par Tanguy Meshaka, étudiant en Ecole de Commerce