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  • VIVATECH 25 : NVIDIA, META, SNCF Voyageurs, Mistral AI , Ali Baba… florilège de punchlines

    NVIDIA, META, SNCF, Mistral AI , Ali Baba … ce qu’il faut retenir 

     

    Jensen Huang, NVIDIA :
    « Nous pouvons tout transformer en jumeau numérique. (…) Tout ce qui est physique sera construit numériquement. (…) Nous construirons un cloud IA avec Mistral en Europe. »

     

    Joe Tsai, Alibaba :
    « L’open source, vous développez une communauté de développeurs, et ils peuvent venir améliorer votre technologie. Ainsi, une fois que vous avez construit un écosystème, un écosystème très riche, votre technologie peut s’améliorer. Et avec l’open source, cela démocratise en quelque sorte l’utilisation de l’IA.

     

    Yann Lecun, Meta : «(…) c’est vraiment là-dessus qu’il faut travailler, des machines qui sont meilleures que nous sur certaines tâches pour lesquelles nous ne sommes pas particulièrement bons, non ? C’est la meilleure façon d’aider les humains avec des ordinateurs. »

    Arthur Mensch, Mistral : « Il y a trois choses qui exigent que l’Europe construise sa propre IA.
    👉La première est culturelle, parce que cela génère du contenu, cela façonne notre façon de penser, et nous devons donc contrôler et personnaliser le système.
    👉La seconde est stratégique. Vous ne pouvez pas avoir des entités étrangères détenant la clé en main d’un système que nous allons déployer pour les infrastructures critiques. C’est extrêmement important. C’est vrai pour la défense, c’est vrai pour l’énergie, c’est vrai pour tous les services gouvernementaux.
    👉Et puis Il y a un autre aspect : nous pouvons, en établissant des partenariats entre Européens, nous amener à l’écosystème technologique européen et aux dirigeants européens, aux champions européens.

     

    Christophe Fanichet SNCF,« Si on veut être leader de la mobilité, il faut être leadership de la tech ».

     

  • Quand l’usage des IA démantele les GAFA …

    IA générative : les GAFA intermédiés à leur tour ?

    Par Cyril Vart, associé EY Fabernovel

    3% ! c’est l’usage des IA qui a probablement le plus de chance de démanteler les GAFA

    Cette étude de OneLittleWeb (avril 2025) montre que si nous sommes encore en bas de la courbe d’adoption, c’est l’usage des IA qui a probablement le plus de chance de démanteler les GAFA que les régulations (et tous les procès liés) elles-mêmes. Ce nouvel usage réouvre le jeu des grands monopoles technologiques.

    Et pour cause, la recherche traditionnelle, avec son lot de scroll, ses liens bleus et clics associés, s’efface progressivement au profit des usages des moteurs de réponse.
    Cela peut paraitre anodin, mais c’est finalement tout le modèle qu’ont bâti les GAFA qui est aujourd’hui remis en question. Là où l’on effectuait une recherche sur un moteur pour l’achat d’une voiture par exemple, il fallait naviguer sur des dizaines de résultats et autant de clics sur des sites, quand l’assistant génératif donne une réponse et la recommandation adaptée directement.

    La bascule ? Ces nouvelles recherches échappent à l’exposition publicitaire, base du modèle économique. Tous les signaux sont au vert pour que ces usages continuent de se développer massivement, on l’a vu d’ailleurs dans les investissements étrangers en France l’année passée dans le baromètre EY de l’Attractivité, où l’IA est un des secteurs qui comptabilisent le plus de projets ou encore les milliards annoncés à Choose France – surtout orientés sur la capacité (data centers) à opérer en France et en Europe.

    Intermédiation, vice repetita ?

    Si les GAFA ont intermédié les médias, nous n’avons jamais été aussi proche qu’ils le soient à leur tour. Dans un nouveau monde où les boomers continueront peut-être à utiliser uniquement la recherche traditionnelle, les nouvelles générations uniquement le génératif et les générations intermédiaires un peu des deux usages… Le modèle des géants est chamboulé.

    Pourquoi ? Ils ont basé leur business sur un déploiement mondial et unique de produit ou service où « faire de la dentelle » n’existe pas ou peu, à l’exception peut-être de la variable tarifaire adaptée au pouvoir d’achat du pays où ils opèrent. Devoir créer, opérer et maintenir de nouveaux systèmes, gourmands en infrastructures et investissements, tout en conservant les anciens pour répondre à cette « générationnalisation » du web est plutôt contre nature.

    Mais il est certain que les géants vont se battre pour ne pas voir partir usages et données, cœur de leur réacteur. L’annonce du déploiement généralisé d’AI Overview faite à la conférence développeur I/O en est l’illustration parfaite : elle n’annonce pas la mort de sa poule aux œufs d’or mais un premier moyen d’essayer d’éviter la fuite des usages sans changer profondément son interface de recherche traditionnelle et continuer ainsi de démontrer aux annonceurs que son inventaire publicitaire est toujours le plus attractif.

    Satisfaire, sur un marché fragmenté, plusieurs usages et générations en une plateforme n’est-il pas un trop grand écart ? C’est peut-être le passage nécessaire (rappelons que nous sommes encore en bas de la courbe d’adoption) avant que les usages ne changent complétement et pouvoir à terme, propulser Gemini, l’assistant génératif de Google.

    Un modèle économique à trouver

    Outre la question du coût environnemental et du nombre de litres d’eau par requête, une autre grande question demeure : quel modèle économique derrière les moteurs d’IA générative ?  Les abonnements ont été le premier levier mais force est de constater que le modèle n’est pas rentable pour les moteurs grand public.
    Est-ce que la publicité refera son apparition dans les résultats de réponses ? C’est une forte possibilité. Quand je chercherai mes nouvelles sneakers, les annonceurs payeront peut-être pour figurer dans les trois premières réponses voire pour être la marque suggérée ?

    Une chose est sûre, tant que le modèle économique n’est pas trouvé et que la nouvelle interface IA générative pas entièrement arrêtée, la place est grande ouverte pour les nouveaux entrants…et pas que pour les géants de la Tech, mais aussi pour les marques fortes qui pourraient lancer leur IA agentique.

    Une façon d’arriver en tant que spécialiste, proposer une valeur ajoutée et une finesse de réponse qui dépasse celle des IA généralistes. Évidemment, une façon de retrouver ce que les modèles propriétaires et non interopérables des GAFA ne pouvaient plus permettre : réintermédier en ligne sa relation avec le client, pour être le point de contact unique et collecter de nouveau de la donnée utile précédemment laissée aux moteurs de recherche et autres grands réseaux sociaux.

  • IA Générative : aubaine ou piège potentiel ?

    L’intelligence artificielle générative : opportunité ou défi pour les entreprises françaises ?

    Selon Antony Derbès, Président d’Open Lake Technology 

    Nous sommes à l’aube d’une révolution numérique qui, cette fois, dépasse largement la simple automatisation des tâches. L’intelligence artificielle générative, cette technologie capable de créer des contenus textuels, visuels, sonores, voire des codes informatiques, s’impose comme un bouleversement majeur pour les entreprises. En quelques mois, elle a modifié en profondeur nos façons de travailler, de concevoir, de vendre et d’interagir. Mais cette avancée spectaculaire est-elle pour les entreprises françaises une aubaine à saisir, ou un piège potentiel dans lequel elles risquent de s’engluer ?

    Une opportunité exceptionnelle pour innover et gagner en compétitivité

    L’IA générative ouvre des perspectives inédites. Elle permet d’automatiser des tâches créatives, souvent chronophages, et de libérer ainsi du temps pour se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée. Dans la conception de produits, par exemple, elle accélère la phase d’idéation et facilite les itérations. En marketing, elle génère des contenus personnalisés et adaptés en temps réel aux besoins des clients. Dans la relation client, elle peut répondre immédiatement à des demandes simples, améliorant ainsi l’expérience utilisateur.

    Les entreprises qui sauront intégrer intelligemment ces outils dans leurs processus bénéficieront d’un avantage concurrentiel indéniable. Elles pourront innover plus vite, réduire leurs coûts, et proposer des services plus personnalisés. C’est un levier de croissance et de différenciation qui, bien maîtrisé, fera toute la différence sur un marché toujours plus concurrentiel.

    Mais cette opportunité est aussi un défi majeur, aux multiples facettes

     Car il ne faut pas se voiler la face. L’IA générative soulève des questions fondamentales qui vont bien au-delà de la simple technologie. Le premier défi concerne la gouvernance des algorithmes. Qui conçoit ces modèles ? Sur quelles données sont-ils entraînés ? Sont-elles fiables, représentatives, et surtout respectueuses de la vie privée ? En France et en Europe, où la protection des données est une priorité, il est crucial de garantir que ces systèmes ne reproduisent pas ou n’amplifient pas des biais ou des discriminations.

    Ensuite, il y a la question de la transparence. Il faut pouvoir comprendre et expliquer les décisions prises par une machine, surtout lorsqu’elles impactent des personnes ou des décisions stratégiques. L’« intelligence » doit rester sous contrôle humain, avec des mécanismes clairs de responsabilité et d’auditabilité.

    Enfin, la souveraineté numérique est plus que jamais au cœur du débat. Dans un monde dominé par quelques géants américains et asiatiques, les entreprises françaises doivent veiller à ne pas devenir dépendantes de technologies externes qu’elles ne maîtrisent pas. Investir dans le développement de solutions locales, ouvertes et sécurisées est un impératif stratégique.

    Une mobilisation collective indispensable

     Face à ces enjeux, il est urgent d’agir. Il ne s’agit pas seulement pour les entreprises de s’adapter, mais pour toute la chaîne, acteurs publics, centres de recherche, formations, régulateurs, de se mobiliser ensemble.

    Investir massivement dans la recherche et le développement est indispensable pour conserver notre avance technologique et nos valeurs. Former nos talents aux nouvelles compétences que ces technologies exigent est un autre défi majeur : data scientists, éthiciens du numérique, spécialistes en cybersécurité, ingénieurs en IA, tous sont nécessaires pour bâtir un écosystème fort et autonome.

    Enfin, les pouvoirs publics doivent créer un cadre réglementaire clair et incitatif, qui protège les entreprises et les consommateurs sans étouffer l’innovation. Il faut un équilibre subtil entre régulation et liberté d’expérimentation.

    Une vision responsable et collaborative

    Je crois en un modèle d’IA générative ouvert, transparent et responsable, qui permette aux entreprises françaises de maîtriser leurs environnements IT, en garantissant conformité, sécurité et compréhension fine des usages. L’ambition est d’accompagner cette transformation en offrant autonomie, performance et sérénité, tout en restant fidèles à nos valeurs.

    L’intelligence artificielle générative n’est pas un futur lointain, ni une menace abstraite. Elle est déjà là, maintenant, dans nos entreprises, nos vies, nos marchés. C’est une chance extraordinaire à condition de la saisir collectivement, avec lucidité, rigueur et audace.

    Le moment est venu d’écrire ensemble ce nouveau chapitre de la transformation numérique française. Ne laissons pas cette révolution se faire sans nous.

     

  • L’Intelligence Marketing Day : l’événement incontournable pour les professionnels du marketing digital en France

    L’Intelligence Marketing Day (IMD) est devenu, en l’espace de neuf éditions, le premier événement en France dédié au digital marketing et à l’intelligence artificielle (IA).

    Un événement organisé par des bénévoles et des collaborateurs de MV Group, qui sont animés par leur passion pour le marketing et l’IA.


    Pour découvrir les nouvelles tendances du marketing : #SaveTheDate  le 17 Juin au couvent des Jacobins à Rennes. 
    Décryptage avec Michel Brebion, son fondateur et organisateur.

     

    Annie ABELA : Il y a beaucoup d’évènements dédiés aux responsables marketing.
    C’est même 60 % des évènements que je publie sur mon site MyDigitalWeek.
    Comment l’évènement sort-il du lot ? 

    Michel Brébion :  C’est avant tout, un lieu d’échanges. L’objectif est de faire bénéficier les participants à l’accessibilité des speakers, dans un cadre propice à l’échange.
    C’est une stratégie que nous soutenons depuis le début et qui est notre ADN.

    C’est aussi plus de 45 speakers qui partageront leurs meilleures pratiques et conseils, à travers plus de 45 conférences captivantes.

    De plus, le programme est élaboré par un comité éditorial qui se charge de lire les ouvrages et assister aux conférences sur le sujet afin de sélectionner les meilleures interventions pour les participants.

    AA : Quels sont les grands temps forts de cette nouvelle édition ?

    Michel Brébion : Parmi les temps forts de cette édition, à noter la présence de Pam DIDNER, Consultante Experte en marketing B2B & Conférencière. Ses connaissances approfondies couvrent divers domaines tels que la planification stratégique, le marketing basé sur les comptes, la génération de demande et l’activation des ventes.

    Elle abordera des questions telles que :
    Quelles sont les tendances actuelles en matière d’IA ?
    Quelles sont les stratégies pour développer l’IA au sein de l’entreprise ?

    Autres temps forts : des conférences telles que « À l’heure de l’IA, parlons d’IE (intelligence émotionnelle) ! »,  « L’IA générative en 2025 : état de l’art et impacts pour le marketing et la stratégie de marque », « Optimisez votre marketing grâce à l’IA », ou encore « E-commerce & Innovation : Quels leviers pour une croissance durable ? ».

    AA : Intelligence Marketing Day est un évènement payant. Qu’est ce qui justifie le prix d’entrée ? 

    Michel Brébion : L’Intelligence Marketing Day est avant tout un événement conçu pour le partage des connaissances et l’échange entre professionnels. Il est donc organisé à but non lucratif, ce qui justifie son prix d’entrée. La qualité de l’accueil et du programme proposé sont les éléments clés qui permettent de garantir la satisfaction des participants.

    AA : Quel message souhaitez-vous faire passer ?

    Michel Brébion :  il est essentiel d’échanger et de partager avec ses pairs pour trouver les réponses à ses questions et progresser dans son activité.
    La veille et la mise à jour constante des connaissances sont également cruciales pour rester à la pointe du marketing digital et de l’IA en constante évolution.

    En somme, l’Intelligence Marketing Day est une occasion unique pour les professionnels du marketing digital de se tenir informés des dernières tendances, de partager leurs expériences et de construire leur réseau, tout en profitant d’un programme de qualité et d’interventions passionnantes. Ne ratez pas cette opportunité et rejoignez l’événement pour enrichir vos connaissances et développer votre expertise.

    Programme & inscription : www.intelligencemarketingday.fr

     

     

  • Dans le BtoB, le contenu est devenu un levier à part entière des stratégies marketing

    Baromètre des contenus BtoB 2025 : les grandes tendances en France

    En 2025, le marketing de contenu B2B atteint une maturité notable.
    Selon l’étude menée par Stories by Infopro Digital et l’Institut d’études d’Infopro Digital, 91 % des grandes entreprises françaises disposent d’une stratégie de contenu B2B structurée. Les TPE/PME ne sont pas en reste, avec 65 % ayant déjà une stratégie en place et 25 % prévoyant d’en développer une à court ou moyen terme.

    Objectifs principaux : notoriété et génération de leads

    Les entreprises créent du contenu B2B principalement pour accroître leur notoriété (63 %) et générer des leads (60 %). Ces objectifs varient selon les secteurs, mais la tendance générale montre une volonté d’utiliser le contenu comme levier de performance commerciale. ​

    Formats privilégiés : la montée en puissance de la vidéo et du rédactionnel

    La vidéo s’impose comme le format le plus efficace, avec 83 % des répondants la jugeant plus performante que les formats traditionnels tels que les articles ou les newsletters. Près de la moitié des entreprises prévoient d’augmenter leur budget vidéo en 2025, confirmant ainsi son importance croissante dans les stratégies de contenu.

    Mesure de la performance : des KPIs variés

    Pour évaluer l’efficacité de leurs contenus, les entreprises utilisent divers indicateurs clés de performance (KPIs) tels que le trafic web, le taux de conversion, l’engagement sur les réseaux sociaux et la génération de leads. Cette diversité reflète la complexité croissante des parcours clients et la nécessité d’une analyse approfondie pour optimiser les stratégies de contenu.

    L’IA générative : une adoption progressive

    L’utilisation de l’intelligence artificielle générative dans la création de contenu B2B est encore en phase d’adoption. Si certaines entreprises commencent à explorer son potentiel, la majorité reste prudente, soulignant la nécessité de maintenir une qualité éditoriale élevée et une pertinence pour les audiences ciblées. ​

    Externalisation de la production de contenu

    En 2025, la production de contenu B2B reste majoritairement externalisée, avec 55 % des décideurs marketing faisant appel à des agences pour tout ou partie de leurs contenus. Cette tendance souligne l’importance de collaborer avec des experts pour garantir la qualité et l’efficacité des contenus diffusés. ​

    Le marketing de contenu B2B en France en 2025 est marqué par une structuration accrue des stratégies, une préférence pour les formats vidéo, une attention particulière portée à la mesure de la performance et une adoption progressive des technologies d’IA générative. L’externalisation reste une pratique courante pour assurer la qualité des contenus produits.​

    Pour accéder au baromètre c’est ici 

  • Utilisation, curiosité, craintes… comment les citoyens européens vivent avec l’IA au quotidien ?

    Comment l’IA générative est-elle perçue à travers l’Europe ?

    Selon une étude de l’institut de sondage Norstat et Strategir

    Alors que l’IA générative s’impose de plus en plus en Europe, comment est-elle perçue à travers l’Europe ?
    Qui sont les pionniers ? Quels en sont les usages ?

    Ont-ils des attentes ? des réserves ? Quelles tendances majeures se dégagent ?
    Une révolution technologique en marche qui fascine autant qu’elle inquiète.
    Les Français et leurs voisins Européens prennent la parole.

    L’institut de Sondage Norstat et la société d’étude spécialisée Strategir ont mené une étude inédite en interrogeant les citoyens français, italiens, allemands et danois quant à leur rapport à l’intelligence artificielle et dresse le bilan.

    Avons-nous la même perception de l’IA en Europe ?

    Tous les pays Européens ne sont pas égaux face aux technologies d’IA. Alors que le Danemark affiche une longueur d’avance, la France peine davantage à s’approprier l’usage de l’IA.

    56% des Danois sont familiers de l’IA contre 39% des Français. L’Italie et l’Allemagne sont dans la moyenne avec 46% des répondants familiers de ces technologies. A noter que 27% des Français ont entendu parler de l’IA pour la première fois il y a moins de 6 mois et 43% d’entre eux il y a moins d’un an, ce qui est beaucoup moins pour les Danois, seuls 4% d’entre eux ont entendu parler de l’IA pour la première fois ces six derniers mois..

    Pour l’IA générative plus spécifiquement, elle est encore méconnue du plus grand nombre tous pays étudiés confondus et souffre d’une incompréhension superficielle. Seuls 15% des sondés Français, Italiens et Danois savent expliquer l’IA générative alors que 50% en ont déjà entendu parler en France et 60% au Danemark.

    Si on note un léger retard en France concernant notre familiarité avec l’IA, ces derniers sont 55% à en avoir entendu parler pour la première fois par les médias et 10% au travail. Au Danemark, la première source de notoriété de l’IA est aussi les médias, 41% des sondés Danois ont connu l’IA via les médias et 15% au travail. Les Italiens sont ceux qui ont le plus connu l’IA sur les réseaux sociaux avec 32% contre 23% en France et en Allemagne et seulement 16% au Danemark.

    « Une adoption plus précoce au Danemark a permis d’ancrer l’IA dans les usages, tandis qu’en France et, dans une moindre mesure, en Italie, le sujet reste encore récent. Là où les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle clé pour éveiller la curiosité du grand public, le Danemark se distingue une fois de plus avec le monde du travail qui fait office de relais plus important pour faire connaître l’IA »  Romain Barbet, Directeur Général France de Norstat

    Malgré leurs différences d’appropriation et de sources de notoriété des technologies d’IA, les utilisateurs Français, Danois, Italiens et Allemands ont une fréquence d’utilisation proportionnelle et quasiment équivalente que soit dans le domaine professionnel ou personnel. En France, 23% ont une utilisation hebdomadaire de l’IA dans le domaine professionnel (26% pour l’Italie, 28% pour l’Allemagne et 27% pour le Danemark).

    L’IA générative s’installe progressivement en Europe…

    Si l’IA générative s’est déjà frayée un chemin dans le quotidien d’une partie des Européens, en France c’est surtout un sujet lié à l’actualité mis en avant dans les médias. 41% des Français connaissent l’IA générative grâce aux médias alors qu’au Danemark elle est déjà un élément du quotidien, 19% ont connu l’IA générative via le bouche-à-oreille contre 12% en France par exemple, preuve que la technologie a davantage trouvé sa place dans la société au Danemark.

    L’élément déclencheur de son utilisation suit cette même logique. En Allemagne, 39% des utilisateurs de l’IA générative sont curieux de la technologie contre 27% en France. Chez nous c’est la découverte de l’IA générative dans un article, une vidéo ou sur les réseaux sociaux qui a incité 23% des Français à l’utiliser. Au Danemark, seulement 11% l’ont utilisé suite à la découverte dans les médias mais 14% grâce à son entourage personnel. En Italie 13% ont succombé à l’utilisation de l’IA générative en cherchant une solution pour gagner du temps (contre 9% en France et en Allemagne et 8% au Danemark.)

    En France, ce sont donc les médias qui éveillent l’intérêt et expose l’intelligence artificielle tandis qu’en Italie, c’est le gain de temps qui séduit. Au Danemark, en revanche, les recommandations de proches jouent un rôle clé sur l’utilisation et est également la source de notoriété au premier abord.

    Concernant son utilisation, c’est dans le cadre privé que près d’un tiers des Européens ont testé l’IA générative au moins une fois.
    30% en France, 32% en Italie, 35% au Danemark et 37% en Allemagne. L
    es utilisateurs sont plutôt masculins (54%) et âgé en moyenne de 40 ans. La fréquence d’utilisation de l’IA générative varie aussi selon les pays. Les Français et les Italiens l’utilisent plus que les Allemands et les Danois. L’effet de curiosité face à un nouvel outil ? 45% des répondants Italiens et 44% des répondants français l’utilisent quelques fois par semaine voire tous les jours ou presque au moment du sondage.

    Du côté des types d’IA générative utilisés, les générateurs de texte dominent largement, adoptés par 93% des répondants en Italie, 91% en France, 90% au Danemark et 89% en Allemagne. L’Allemagne se distingue en explorant davantage les générateurs d’images (à 37% contre 27% pour la France par exemple) et de musique (à 13% contre 6% au Danemark).

    « L’IA générative est plutôt perçu comme un phénomène médiatique en France, alors qu’il est déjà bien intégré dans le quotidien au Danemark. Les motivations d’usage varient : curiosité médiatique pour les Français.es, recommandations personnelles pour les danois.es, gain de temps pour les italiens.nes. L’IA est utilisée majoritairement dans un cadre privé, par des hommes d’environ 40 ans. Les générateurs de texte dominent, avec quelques différences nationales d’exploration technologique. » –  Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    L’IA générative au quotidien,  pour quoi faire ?

    En France, l’IA générative est l’assistant quotidien.
    1 Français sur 2 l’utilise pour corriger l’orthographe d’un document, d’un courriel ou en aide à la rédaction. Mais pas seulement, sur le volet créativité et loisirs : 38% l’utilisent pour cuisiner et 13% pour jardiner. 27% des Français interrogés utilisent l’IA générative pour des conseils d’achat et 34% pour comparer des produits. 38% l’utilisent pour leur bien-être et le développement personnel et 26% pour leurs démarches administratives.

    En Italie, l’IA générative s’impose comme un outil d’apprentissage.
    68% des Italiens l’utilisent sur le volet technologie et support informatique (contre 59% en France). 64% pour leurs études et apprentissages (contre 52% en France) ou encore 51% des Italiens s’en servent pour être à jour sur l’actualité et la comprendre.

    Si l’utilisation de l’IA générative en Italie est axée sur l’apprentissage, c’est moins le cas en Allemagne où elle s’ancre surtout dans un usage rédactionnel. 81% des Allemands l’utilisent pour leurs communications et rédaction (6 points de plus qu’en France). 16% des Allemands l’utilisent comme compagnon virtuel (contre 11% en France).

    Enfin au Danemark, l’usage est plutôt dérivé du domaine professionnel, en particulier sur la rédaction et l’informatique. Néanmoins, 24% des Danois l’utilisent pour la planification de cadeaux, contre 18% en France.

    … mais son utilisation est contrastée

    Entre promesses et craintes, l’arrivée de l’IA générative n’est pas perçue de la même façon au quatre coins de l’Europe.
    Tandis que les Danois se montrent plutôt positifs face à l’IA, en France, nous adoptons une posture plus critique. 25% des Français interrogés ont une opinion générale négative sur l’intelligence artificielle contre seulement 12% au Danemark. Et à l’inverse, 36% seulement manifeste une opinion positive en France et plus de la moitié, 51%, au Danemark.

    Plus spécifiquement sur l’IA générative, les avis divergent et sont plus partagés.

    Cette étude révèle par exemple qu’il y a autant de Français ayant une opinion positive que négative sur l’IA générative ( 30% vs. 32%). L’Italie se démarque par un optimise plus marqué, 21% des Italiens ont une opinion négative et 38%, une opinion positive. Pourtant, on observe chez ceux qui ont déjà expérimenté les technologies d’IA générative qu’ils en tirent une expérience globalement positive. Sur les générateurs d’images par exemple : 84% des Français en ont une opinion plutôt positive, 80% des Italiens, contre seulement 66% au Danemark chez qui cela suscite donc davantage de réserves.

    L’atout commun aux quatre pays étudiés de l’IA générative est le gain de temps.
    Pour 42% des Italiens interrogés, le gain de temps est le principal avantage de son utilisation, contre 35%, 34% et 33% des Français, Allemands et Danois. Hormis le gain de temps, chaque pays trouve un bénéfice spécifique : en France, elle stimule la créativité et le divertissement, tandis qu’en Italie et en Allemagne, elle est surtout perçue comme un levier de développement des compétences techniques et d’automatisation des tâches.
    Mais derrière cette vision utilitaire se cache cependant une perception nuancée : pour la moitié des Européens, l’IA générative reste encore limitée dans ses capacités, ce sentiment est particulièrement marqué en Allemagne.

    Par ailleurs, la prudence domine lorsqu’il s’agit de l’utiliser pour des décisions importantes ou des tâches personnelles.
    Pour 55% des Français, l’IA générative est encore limitée dans ses capacités actuelles, c’est aussi le cas pour 64% des Allemands et pour 51% des Italiens et des Danois. Seulement 27% des Danois ont confiance en l’utilisation de l’IA générative pour des tâches personnelles contre 34% des Français. Pour prendre une décision importante, c’est seulement 13% des Danois qui s’en remettront à l’IA générative et en haut du classement les Allemands à 26%.

    Pourquoi sommes-nous inquiets ?

    En France et en Italie, on craint un appauvrissement de la créativité (pour 62% des Français et pour 58% des Italiens) et une dépendance accrue (44% en France et 48% en Italie).
    Au Danemark, c’est la qualité des résultats qui interroge 32% des Danois, tandis qu’en Allemagne, les préoccupations portent sur la protection des données et le contrôle exercé sur ces technologies, respectivement à 53% et à 50%. Les inquiétudes varient donc selon les pays et les Français se démarquent par leur méfiance plus prononcée envers l’IA générative.

    78% des Français sondés craignent que l’humain deviennent trop dépendant de l’IA contre 59% des Danois. Ou encore, 77% des Français pensent que l’IA générative devrait être plus régulée et c’est moins pour nos voisins Danois qui le pensent à 66%.

    Au-delà des réserves, l’ampleur de l’IA générative ne fait pas de doute. La moitié des Européens estiment que l’IA générative aura un impact encore plus important dans nos vies que les smartphones ou internet. On parle là d’une révolution bien en marche mais pas sans interrogations et aux quatre coins de l’Europe.

    « Les inquiétudes face à l’IA générative varient selon les pays : appauvrissement créatif en France et en Italie, protection des données en Allemagne, qualité des résultats au Danemark. Les Français se distinguent par une méfiance plus marquée, souhaitant une régulation accrue. Malgré ces réserves, la moitié des Européens voient l’IA comme une révolution technologique majeure. Un bouleversement potentiel, entre craintes et fascination. »  – Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    Dans cette étude, nous avons également sondé les répondants de ces quatre pays sur leur perception des autres pays comme les Etats-Unis, l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore la Norvège. Alors face à l’IA, comment se voient les pays Européens entre eux ?

    Quant à leur niveau de maturité, les pays nordiques sont perçus plus matures sur l’IA de manière transversale, avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis pour les Français et les Italiens.

    En effet, par exemple pour les Français, les plus matures sont les Suédois, à 78%, suivis des Allemands, des Danois et des Norvégiens, à 75%, puis les Britanniques et les Américains à 72%. Pour nous les Italiens et les Espagnols sont les moins matures en ce qui concerne l’IA.

    Vu des autres pays, nous sommes matures sur l’IA à 52% pour les Italiens, derrière les pays nordiques, les Britanniques et les Américains. Pour les Danois, les Français sont parmi les moins matures sur la question à 42% et à 47% pour les Allemands.

    A noter que les Français sont les moins humbles, étant les seuls à nous percevoir plus matures sur l’IA (à 58%) tandis que les pays méditerranéens qui sont l’Italie et l’Espagne sont globalement perçus par tous comme les moins matures sur l’IA.

     

  • TikTok Shop, Instagram Lives… les astuces pour éviter les arnaques

    Les conseils de Klarna pour un shopping en ligne serein

    Les réseaux sociaux ont révolutionné notre façon de faire du shopping : grâce aux lives Instagram et aux trouvailles sur TikTok Shop, il n’a jamais été aussi simple de découvrir et d’acheter les dernières pépites. C’est aussi une formidable vitrine pour les petites marques et jeunes créateurs, qui peuvent ainsi toucher directement leur public. Mais, si cette nouvelle manière d’acheter est pleine de promesses, elle comporte également son lot de risques. Klarna, le réseau de paiements et de commerce alimenté par l’IA, partage ses conseils pour un shopping sur les réseaux en toute sérénité.

    « Le shopping via les réseaux sociaux séduit de plus en plus, c’est une source infinie d’inspiration et une belle opportunité de dénicher des pièces uniques, » explique Karoline Bliemegger, Experte Financière et Product Manager chez Klarna. « Mais pour éviter les mauvaises surprises, il est essentiel de rester vigilants et bien informés. »

    Le social commerce connaît un véritable essor dans le monde, et la France n’échappe pas à la tendance. Selon les dernières données, la Génération Z (16-26 ans) est particulièrement adepte : 49,25 % d’entre eux ont effectué un achat directement via les réseaux sociaux en 2023, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2022. Leur terrain de jeu préféré ? TikTok Shop, suivi d’Instagram et de Facebook Marketplace. Et la Gen Z n’est pas seule à succomber : 44 % des Millennials, de plus en plus de membres de la Génération X et même des Baby Boomers se tournent vers l’achat social, avec des hausses impressionnantes d’une année sur l’autre.

    Karoline Bliemegger partage ses meilleurs conseils pour un shopping social sans fausse note :

    1. Attention au dropshipping

    Certains vendeurs sur les réseaux ne stockent pas eux-mêmes leurs produits, mais expédient directement depuis des fournisseurs tiers, souvent situés à l’étranger. Résultat : délais de livraison interminables, prix plus bas ailleurs, frais de douane imprévus, articles ne correspondant pas aux descriptions… Pour repérer un dropshipper, méfiez-vous des délais de livraison flous, des descriptifs génériques et des photos issues de banques d’images. Consultez toujours les avis clients et assurez-vous que le vendeur dispose d’une véritable présence en ligne.

    1. Faites vos recherches avant d’acheterAvant de cliquer sur « ajouter au panier », prenez quelques minutes pour vérifier la réputation du vendeur : lisez les avis sur des plateformes fiables comme TrustPilot, consultez leur site web, et analysez leur communication. Une orthographe approximative, un nombre d’abonnés suspectement bas ou des commentaires désactivés sur leurs profils sociaux peuvent alerter.
    2. Privilégiez les moyens de paiement sécurisés

    Évitez les virements directs. Préférez des services reconnus qui offrent une protection de l’acheteur, comme Klarna. Si le commerçant de votre choix propose le paiement en trois fois sans frais de Klarna sur son site, vous ne serez débité que d’un tiers du montant de votre commande au moment de l’achat, ce qui vous permettra de recevoir vos articles et de les vérifier avant d’être débité du montant total.

    1. Vérifiez les politiques de retour
      Un vendeur sérieux affiche clairement ses conditions de retour et de remboursement. Si ces informations sont difficiles à trouver ou volontairement floues, soyez prudent.
    2. Méfiez-vous des offres trop alléchantes 

      Des réductions incroyables sur des produits tendance ou des articles de luxe ? Attention, cela cache souvent une arnaque. Prenez toujours le temps de comparer les prix sur plusieurs sites avant de finaliser votre achat. Pour cela, vous pouvez utiliser l’assistant shopping IA de Klarna, disponible sur le site et l’appli, qui compare les prix de millions de sites en ligne pour vous et vous offre également un aperçu de l’historique des prix pour savoir si vous achetez au bon moment.

    « Chez Klarna, notre ambition est de permettre aux consommateurs de faire leur shopping de manière plus intelligente et plus sécurisée, quel que soit le canal utilisé, » conclut Karoline Bliemegger. « Nos solutions de protection des acheteurs et nos options de paiement sécurisées sont là pour vous accompagner, en toute confiance, dans cet univers passionnant. »

  • e-Commerce B2B : comment devenir plus agile ?

    Transformation digitale et e-commerce B2B : deux incontournables pour rester compétitif sur un marché tendu 

    Par Laurent Desprez chez OroCommerce

    Dans la période économique complexe que nous traversons, l’optimisation de ses processus et la digitalisation de son organisation se positionnent plus que jamais comme des projets stratégiques pour conserver sa compétitivité.
    C’est dans ce contexte que, pour améliorer leur efficience commerciale, nombre d’acteurs B2B se tournent vers le e-commerce pour accéder à de nouveaux relais de croissance et renforcer leur qualité de service. Mais quels bénéfices concrets peuvent-ils tirer de la mise en œuvre à grande échelle d’une transformation digitale ?

    Une meilleure organisation au service de la réduction de coûts 

    L’une des vertus de la transformation digitale revient à pouvoir automatiser un ensemble de tâches et donc à gagner en efficacité tout en réalisant des économies significatives. Les équipes peuvent alors se concentrer sur des opérations à forte valeur ajoutée et génératrices de meilleure qualité de service délivrée aux clients. Il s’agit également d’une opportunité de mieux piloter des processus complexes, comme la gestion et la visibilité sur les stocks par exemple.

    Mettre en place une démarche focalisée sur le client 

    Concrètement, la digitalisation contribue à améliorer significativement la fidélisation des clients en leur permettant d’accéder à différents bénéfices et de simplifier leurs opérations de commande. Ces derniers peuvent ainsi accéder à un guichet unique disponible 24h/24 et 7j/7 qui répertorie toutes les informations nécessaires : suivi de commandes, workflow, commandes rapides… L’expérience utilisateur est alors sublimée et contribue à tisser un attachement fort entre le client et le vendeur.

    Être toujours plus agile 

    S’adapter aux changements et à son marché est aujourd’hui un impératif stratégique pour conserver sa compétitivité. Seules les entreprises agiles peuvent ainsi bénéficier de la meilleure attractivité. Ainsi, grâce au e-commerce B2B, il est par exemple possible de faire évoluer sa grille de prix en temps réel sans lourdeur et de manière centralisée. Il est aussi possible de créer des opérations « événementielles » sur certaines lignes de produits et de manière plus générale, d’être toujours aligné et le mieux positionné sur son marché par rapport à la concurrence. `

    Dans une période économique tendue, il est donc plus que nécessaire d’investir pour accélérer sa transformation digitale afin de conserver une attractivité constante, mais également de se préparer à la reprise économique. Ainsi, les entreprises qui auront su anticiper seront d’autant mieux placées pour se positionner à long terme comme les plus compétitives de leurs marchés.