Catégorie : société

  • Quand 53% des marketeurs se disent préoccupés face aux enjeux sociaux et environnementaux

    Les marketeurs face aux défis de la transition sociale et environnementale des entreprises

    A l’heure où toutes les organisations doivent repenser leurs modes d’approvisionnement, de production et de distribution de leurs biens et services pour assurer un impact carbone minimal, une consommation plus durable et, in fine, l’avenir des générations futures, l’Adetem, 1er réseau du marketing en France, dévoile les résultats de sa nouvelle étude Adetem-OpinionWay[1] sur les enjeux des marketeurs face aux défis de la RSE.

    Une enquête menée sur l’ensemble du territoire, auprès de 187 décideurs marketing & communication et de dirigeants, qui a pour ambition de mieux comprendre comment les acteurs du marketing envisagent-ils leur rôle dans l’engagement social et environnemental de leur entreprise, aujourd’hui et demain ?

    Comment se positionnent-ils en tant que citoyens ?

    La transformation est-elle à portée de main, ou reste-t-elle une ambition lointaine?

    En complément de cette étude quantitative, le Collectif RESPONSABLES ! by Adetem a mené des « focus group » auprès de 6 marketeurs dont les verbatims permettent d’illustrer les résultats.  

    40% des marketeurs révèlent que la RSE est réduite au minimum obligatoire au sein de leur entreprise !

    La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) joue un rôle central dans la stratégie et la vision à long terme des entreprises pour 66 % des répondants. Cependant, l’adhésion à la RSE reste mitigée : 40 % indiquent qu’ils ont déjà modifié en profondeur leur modèle d’affaires mais ils sont aussi  40 % à révéler qu’elle est réduite au minimum obligatoire au sein de leur entreprise.

    La RSE permet de créer une vision partagée et une dynamique positive pour 72% des marketeurs, la considérant même comme une source d’innovation et de stimulation pour 70% d’entre eux. De plus,  59 % notent qu’elle favorise une plus grande collaboration entre les différents services de l’entreprise.

    53% des responsables marketing se disent être préoccupés par les défis posés par les changements climatiques

    Dans le contexte de transition environnementale, les marketeurs se trouvent à la croisée des chemins. 53 % d’entre eux se disent préoccupés mais motivés par les défis posés par les changements climatiques, et 44 % indiquent être déterminés à agir !

    Malgré cet enthousiasme, les marketeurs font face à des obstacles significatifs pour faire évoluer leurs pratiques. 54 % mentionnent la complexité de changer le modèle d’affaires, 11 % craignent une perte de rentabilité, 29 % redoutent un manque d’intérêt de la part des clients, 29 % manquent de moyens financiers et 23 % évoquent un déficit d’outils et de méthodes. En outre, 18 % des marketeurs déplorent un manque de soutien de la direction générale et un désintérêt des actionnaires.

    Une priorité encore trop souvent donnée à la rentabilité au détriment de la responsabilité pour 71% des marketeurs
    Par ailleurs, 80 % des marketeurs reconnaissent que la RSE est un engagement à long terme, mais se sentent souvent contraints par des impératifs à court terme. 73 % estiment ne pas aller assez en profondeur dans leur transformation, et 71 % choisissent la rentabilité au détriment de la responsabilité lorsqu’ils doivent faire un choix difficile.
    96% des marketeurs pensent que leur rôle est de permettre à tous de consommer mieux 
    Malgré ces défis, une majorité écrasante de marketeurs (96%) pensent que le marketing doit proposer des offres permettant à chacun de consommer de manière plus responsable, en fonction de ses possibilités et de son budget. De plus, 85 % considèrent que le marketing joue un rôle central dans l’élaboration de nouveaux modèles à la fois plus responsables et économiquement viables.
  • TOP 50 des influenceurs de la RSE

    Les influenceurs qui font bouger les lignes :
    RSE, Environnement, Inclusion, Social , … 

    La rédaction de The Good a identifié une liste de plus de 178 personnalités professionnelles référentes pour elle en termes d’influence sur le réseau Linkedin.
    Cette liste a été étoffée d’autres personnalités par Marketing Insight en se servant d’outils comme Visibrain (outil de veille) et le C3D (association qui regroupe plus de 250 patrons de la RSE). La rédaction a en plus sondé le jury de professionnels en leur demandant spontanément les trois personnalités référentes pour eux.

    A l’occasion de ce classement, la rédaction de TheGood a sélectionné des profils intéressants à suivre, parce que leur parcours, leur expérience, leurs actions ou leur profession sont particulièrement intéressants, riches et impactants.
    Ce sont des héroïnes et héros de l’ombre. Jugez vous-même !

    1/ Lou Welgryn, coprésidente Data for Good

    2/ Carol Sirou, présidente Ethifinance

    3/ Jean-Marc Potdevin, fondateur et président Entourage

    4/ Olivia Blanchard, cofondatrice et présidente d’Acteurs de la Finance Responsable

    5/ Barbara Belvisi, fondatrice et PDG Interstellar Lab

    6/ Amélie Deloche, fondatrice de Post-Influence

    7/ Pascale Baussant, dirigeante de Baussant Conseil et Présidente de 1% for the Planet France

    8/ Vincent Bryant, cofondateur et PDG de Deepki

  • Relation commerciale, achats, comportements … les tendances B2B en France

    Etude : Expérience d’achat B2B en France 

    Quelles sont les nouvelles sources d’informations utilisées par les décideurs BtoB pour s’informer ?
    Comment a évolué la relation commerciale ?
    Comment les clients B2B achètent-ils depuis le début de la crise ? Et demain, quels seront leurs comportements de recherche et de choix ?
    Pour répondre à ces questions, l’agence digitale Intuiti et La Poste Solutions Business ont mené une large étude auprès de plus de 400 décideurs BtoB.

    L’achat en ligne, une pratique fortement ancrée en BtoB

    C’est l’un des chiffres étonnants de l’étude : 4 décideurs sur 5 affirment acheter des produits ou services en ligne, et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise.

    Pour 47% d’entre eux, la personnalisation est le facteur n°1 d’une bonne expérience d’achat en ligne. Paradoxalement, 4 répondants sur 5 sont encore totalement ou partiellement opposés au partage de leurs données professionnelles à des fins de personnalisation. Un comportement qui s’explique : une culture de méfiance s’est installée sur le sujet au sein de la société, et la RGPD devient un axe clé de l’acte d’achat en BtoB. Pour preuve : 3 professionnels sur 4 (74.7%) abordent la protection de données lors d’un engagement d’achat chez un prestataire.

    Les vidéos, les podcasts et les plateformes de référencement s’installent progressivement comme les nouveaux standards

    Lorsqu’il s’agit de s’informer, les décideurs BtoB choisissent des supports mettant en avant l’expertise. Médias spécialisés, réseaux sociaux et newsletters arrivent en top 3 des types de sources consultées prioritairement.

    S’agissant du format, la vidéo confirme sans surprise sa place importante dans la recherche d’informations professionnelles. D’autant plus depuis un an, où les webinar et autres conférences en ligne se sont multipliés et sont systématiquement enregistrés.

    Pour preuve, aujourd’hui, un professionnel sur deux affirme regarder les replays de webinar. A noter que le webinar est devenu une base solide de la relation commerciale puisqu’un tiers des répondants ont déjà pris contact au moins une fois avec un prestataire suite à un webinar !

    Un autre format a su tirer son épingle du jeu. Il s’agit du podcast. En très forte croissance pour les usages personnels, il s’impose aussi dans un contexte professionnel. En effet, plus de 4 décideurs sur 10 écoutent des podcasts et un tiers d’entre eux en écoutent au moins une fois par semaine.

    Concernant le sourcing de prestataires, les plateformes de référencement sont plébiscitées. 42% des répondants souhaitent les utiliser demain. Les réseaux sociaux devraient également continuer à croître en tant que canal de recherche de prestataires (53% vs 31% aujourd’hui).

    La relation commerciale de demain 

    Les décideurs B2B semblent avoir du mal à se projeter vers une relation commerciale intégrant les nouvelles technologies. Étonnamment, les bots sont perçus comme une dégradation de la relation commerciale… En effet, 1/4 seulement considère l’émergence des bots « comme une bonne chose », et 42% n’imaginent pas faire appel demain à l’usage du vocal et de l’IA dans leur parcours d’achat.

    Les bénéfices de l’IA et de la voix sont, quant à eux, mieux perçus que ceux des bots. On constate que 3 professionnels sur 5 se projettent à un moment du parcours en utilisant cette technologie. Cependant, il n’y a pas de tendance forte : l’acceptation semble se faire à la fois sur des étapes à faible enjeu (exemple : prise de rdv) et à fort enjeu (exemple : compréhension des offres).

    Les commerciaux, eux, sont majoritairement attendus dans un rôle de conseil, à la frontière du marketing, du commerce, et de la relation  client (pour 54% des répondants).

    Concernant la RSE, dont on aurait pu imaginer qu’elle serait un axe d’avenir dans lequel les entreprises ont d’ores et déjà largement investi, les résultats de notre étude sont mitigés. Malgré une très forte demande pour le local – 80% des professionnels acceptent un prix plus cher pour un produit local – une maturité reste à acquérir. En effet, moins de la moitié des décideurs interrogés considèrent que l’attention portée à la RSE dans l’acte d’achat est avancée ou très avancée dans leur entreprise.

  • VIVATECH 2021 : dévoile les premiers éléments de sa programmation

    VivaTech 2021 : come back ! 

    VivaTech, l’événement startup et tech numéro 1  en Europe, est de retour du 16 au 19 juin prochain, sous un tout nouveau format hybride, à Paris Porte de Versailles et en digital, pour 4 jours de reconnexion et de relance grâce à l’innovation.

    Cette année, VivaTech souhaite plus que jamais continuer à jouer son rôle de catalyseur mondial pour la transformation numérique et la croissance des startups. L’édition 2021 se veut un marqueur fort de la reprise au niveau européen : elle facilitera les rencontres et collaborations entre les acteurs de l’innovation et de la technologie, pour accélérer leur transformation et offrir des opportunités de croissance aux startups pour une société responsable et inclusive.
    Attention il faudra présenter un test négatif de moins de 72.00

    Pour Julie Ranty, directrice générale de VivaTech, “Les co-Présidents, Maurice Lévy, Pierre Louette, et moi-même voulons faire de VivaTech 2021 un marqueur fort de la reprise économique au niveau européen. Le rôle de l’innovation et de la tech est plus décisif que jamais pour rebâtir nos économies et une société plus durable. Nous sommes convaincus que  ces rencontres et partages feront naître de nouvelles opportunités de croissance pour les grandes entreprises et les startups. Nos partenaires sont nombreux à nous avoir déjà renouvelé leur confiance et nos équipes poursuivent leur incroyable travail pour faire de cette édition une réussite.”

    Une nouvelle génération d’événement pour toucher des audiences plus larges, en toute sécurité

    1- Une expérience digitale inédite

    VivaTech développe cette année un univers digital engageant, qui associe un nouveau concept de chaînes de conférences s’inspirant des codes de la télévision et des réseaux sociaux ; un dispositif de networking alliant matching par la data et échanges spontanés  (création de salles de networking, module de rencontres aléatoires en chat texte et vidéo) et une découverte immersive des dernières innovations (+500 innovations modélisées en 3D / AR et des showrooms immersifs).


    2- La sérendipité et networking physique 

    En parallèle, VivaTech reste convaincu de la force du rassemblement physique, du lien humain et de l’émotion propre aux rencontres en personne. L’événement revient à Paris à la Porte de Versailles, dès le 16 juin et pour 4 jours, sur une superficie de 25 000m². Sous son format hybride, VivaTech accueillera plus de 500 exposants, dans le strict respect des mesures sanitaires (jauge de fréquentation, port du masque…) et en concertation étroite avec les autorités.

    3- Des multiplex sur trois continents, pour une programmation partout dans le monde

    En 2021, VivaTech renforce également sa présence à l’international en organisant et retransmettant trois multiplex dans de grands hubs de la tech mondiale, en Asie du Sud-Est, Amérique du Nord et en Afrique,  avec des invités et des contenus locaux pour favoriser la création de passerelles entre l’Europe et ces écosystèmes tech mondiaux.


    4- Une production de contenus tout au long de l’année

    Autre nouveauté : VivaTech produit ou coproduit de nouveaux formats de contenus tout au long de l’année, comme le VivaTech Tour, un magazine hebdomadaire 100% digital qui permet d’explorer des écosystèmes tech du monde entier et promeut la collaboration entre acteurs mondiaux. Autre format : un Ask Me Anything récurrent avec les grands speakers de VivaTech, en collaboration avec Reddit ou encore la co-production de webséries sur les innovations à impact, avec Brut.

    De grands partenaires français et internationaux ont déjà confirmé leur adhésion au nouveau format.

    Les partenaires fondateurs : BNP Paribas, Google, La Poste, LVMH, Orange, mais également EDF, EY, Huawei, ManpowerGroup, Mobilize marque du Groupe Renault, RATP Group, Sanofi, Air Liquide, Capgemini, Clear Channel, Engie, Facebook, Groupe Bouygues, HPE, Klaxoon, KPMG, McKinsey & Company, Microsoft, Royal Canin, Swisstech, Veolia, et bien d’autres ont déjà confirmé leur présence.
    A noter que cette année plus de 500 exposants ont confirmés leur présence et que 70 à 80 d’entreux ont décidé d’être présents sous forme phygital.

    Il en est de même avec les pays et les régions  qui viennent partager la richesse de leur écosystème et soutenir leur développement :

    • A l’international : Algérie, Allemagne, Bruxelles (Belgique), Cameroun, Canada, Corée du Sud, Inde, Italie, Japon, Liban, Luxembourg, Maroc, Pakistan, Portugal, Québec, République Démocratique du Congo,  Sénégal, Suisse, Tunisie, Wallonie (Belgique) et de prestigieuses organisations telles que l’UNESCO et Conseil Présidentiel pour l’Afrique
    • En France, une dizaine de régions sont attendues dont déjà 8 ont répondu présent : la Région Ile-de-France, l’Occitanie et la Région Sud qui font partie de nos grands partenaires mais également la Région Grand Est, la Normandie, la Nouvelle Aquitaine, les Pays de la Loire et le réseau d’Outre Mer, et nous compterons aussi sur la participation de la French Tech, la MGP et Business France.

    5 grands enjeux vont rythmer les 4 jours de VivaTech autour de débats inspirants, de découvertes d’innovations inédites et de rencontres business

    1 – La technologie au service de la planète

    L’énergie illimitée et gratuite est-elle possible ? La tech peut-elle nous aider à produire et consommer de manière responsable ? A quoi ressembleront les villes du futur ? Comment allons-nous nous nourrir et nous déplacer dans 50 ans ? VivaTech présentera une série d’émissions pour répondre aux défis environnementaux du XXIème siècle.

    L’événement lancera également le concours FAMAE (innovations durables autour de 6 thématiques : alimentation, déchets, eau, immobilier, énergie, mobilité) et une place centrale sera faite aux nombreuses innovations portées par des startups ou laboratoires de recherche comme Solar Stratos, premier avion solaire commercial biplace; FARM3, une entreprise leader dans le domaine de la technologie et des dispositifs ultraponiques, qui développe des fermes verticales à fort rendement pour une pousse de fruits et légumes plus respectueuse de l’environnement.; ou encore Wind my roof, une turbine de toit pour produire sa propre énergie.

    Enfin, VivaTech s’engage à compenser à 100% ses émissions carbone et lance le VivaTech Pact, une charte d’engagement RSE multipartenaires qui vise à coordonner les actions de réduction d’impact des fournisseurs, partenaires et visiteurs de VivaTech.

    2 – La technologie au service de la société

    En association avec l’UNESCO, VivaTech met son savoir-faire en matière d’open innovation et de collaboration avec les startups, pour apporter des solutions concrètes aux grands défis auxquels s’attèle l’organisation internationale : l’utilisation de l’IA pour conserver la biodiversité et préserver la planète ; la lutte contre les discriminations et la réduction des biais liés au genre dans l’IA ; l’accès à l’information dans les langues à faibles ressources en faisant tomber la barrière de la langue grâce aux données et à l’IA.

    Notons également 2 initiatives visant à promouvoir la place des femmes dans la tech :

    • A retrouver pour sa troisième édition, le Female Founder Challenge, en partenariat avec 50inTech, Société Générale, Clear Channel et AXA. Les lauréates bénéficieront d’une mise en relation directe avec les plus grands investisseurs pour accélérer la croissance de leurs startups.
    • Lancement de l’initiative Mega Women & Girls in Tech, le plus grand collectif intergénérationnel de femmes et de jeunes filles dans le domaine de la technologie, sous l’impulsion de BNP Paribas, Simplon et Digital Ladies & Allies, et en partenariat avec l’ensemble des réseaux et collectifs de femmes de la tech.

    Enfin, parce que les jeunes sont particulièrement impactés par la crise sanitaire et économique, VivaTech développe avec Openclassrooms un programme de formation gratuit à destination de 1 000 jeunes éloignés du digital et de l’emploi, à retrouver en physique le samedi et en ligne.

    3 – “Tech to Watch”, les innovations qui façonnent le monde de demain

    Défricheur de tendances émergentes, VivaTech présentera les dernières avancées dans les domaines de la santé avec les dernières innovations en matière de génétique et de biotechnologies. Une plongée dans l’univers quantique et la cybersécurité, ainsi que des démonstrations liées à la robotique permettront d’entrevoir à quoi ressembleront les machines de demain. Le boom de l’économie du New Space et l’exploration spatiale seront également au programme, ainsi qu’une émission dédiée à l’impact du digital dans la musique, l’art et la culture en général.

    Seront notamment présentes Grow Your Own Cloud, qui vise à révolutionner le stockage de données en incluant la nature au cœur de celui-ci. Leurs recherches sont soutenues par l’ONU et le World Economic Forum; CAPS, une capsule autonome volante pour une mobilité urbaine réinventée ; SPOT, un robot mobile agile qui permet de remplacer l’humain sur des terrains restreints ou potentiellement dangereux grâce à sa précision et sa mobilité sans précédent ; ou encore Video Window, dernière technologie de vitre teintée capable d’adapter leur transparence et d’afficher du contenu en écran basse consommation grâce à l’énergie solaire.

    4- Scaling up, pour accélérer l’émergence de champions européens de la tech

    VivaTech met à l’honneur et participe à l’initiative Scale-Up Europe, lancée par le Président de la République française, qui rassemble plus de 150 fondateurs de scale up, investisseurs, chercheurs, dirigeants d’entreprise et institutionnels et vise à accélérer l’émergence de champions technologiques européens. Une synthèse de leurs recommandations sera présentée à Emmanuel Macron à VivaTech, afin qu’elles soient portées au niveau européen, notamment dans le cadre de la présidence française de l’UE en 2022.

    VivaTech publie le “Top 100 2021”, une liste de 100 scaleups européennes sélectionnées pour leur potentiel de futures licornes, en partenariat avec cinq grands fonds d’investissement internationaux, qui investissent en Europe – Accel, Balderton, Idinvest, Northzone et Partech – et la banque d’affaires et société d’investissement GP Bullhound. C’est à partir de cette liste que seront sélectionnés les finalistes du prix VivaTech “Next Unicorn Awards”  remis le 18 juin prochain.

    5-  Future of Work et transformation digitale en faveur de la reprise économique

    L’un des sujets les plus d’actualité qui a connu des chamboulements majeurs depuis un an sera abordé sous de nombreux angles à VivaTech. L’impact du télétravail sur l’organisation mais aussi la culture d’entreprise et les changements durables qu’il pourrait occasionner dans les usages; comment les entreprises ont dû s’adapter et innover en matière de gestion des talents. Des sujets sur lesquels le monde des startups et du digital n’a pas manqué d’imagination et d’adaptation pour faire face aux effets de la crise sanitaire et pivoter vers de nouveaux business models.

    Des innovations repérées seront présentées comme La vitre, un portail vidéo immersif pour organiser des conférences et qui constitue une véritable extension du monde physique pour le télétravail ; Sense Glove, une startup néerlandaise qui propose des gants VR à retour haptique rendant le virtuel plus réel ; Reachy, un robot imprimé en 3D et open-source, contrôlable à distance doté de la reconnaissance d’images, de voix et permettant de manipuler de façon précise des objets ; et Didimo, qui permet de modéliser, à partir d’un simple selfie, des visages humains en 3D en moins de 90 secondes.

  • En 2020, quelle est la part de femmes dirigeantes en France ? 

    L’état de l’entrepreneuriat féminin : les chiffres parlent d’eux-mêmes

    Digi Atlas (école en ligne spécialisée dans le marketing digital) présente la situation de l’entrepreneuriat féminin.  Cette infographie interroge sur les obstacles qu’il reste  à franchir pour continuer de démocratiser l’entrepreneuriat féminin et apporte son regard sur cette problématique de société.

    En 2020, quelle est la part de femmes dirigeantes en France ? 

    Dans l’hexagone, la part d’entreprises individuelles créées par des femmes      est de 40%. Si on élargit le spectre à l’ensemble des entreprises, la proportion baisse à 30% selon les dernières données. C’est un chiffre qui n’a pas augmenté depuis 10 ans. C’est encourageant, mais il y a encore du chemin à faire, surtout quand on considère que 82% des femmes de la population active ont déjà envisagé l’entrepreneuriat parmi les choix possibles d’orientation professionnelle contre 86% des hommes. La différence est donc dans l’application de cette idée, parfois de cette envie : on ne pousse que peu les femmes à entreprendre.

    Ce qui est vraiment dommage. Les femmes sont pourtant des entrepreneures qui ont à cœur de réussir, d’impacter les autres. 60% des femmes voient l’entrepreneuriat comme une forme d’engagement pour changer la société, contre 51% chez les hommes. C’est aussi un moyen de « donner plus de sens à leur vie » pour 35% d’entre elles, contre 21% pour les hommes.

    Et quand elles entreprennent, elles le font très bien. Si ce n’est mieux que les hommes. Des statistiques montrent que les entreprises qui ont à leur tête des femmes ont, en moyenne, une rentabilité opérationnelle de 8 % contre 5,7 % chez leurs homologues masculins. C’est parlant comme données. Il faut qu’elles se donnent une chance, et que tout le monde les accompagne. On a tous.tes notre part de travail, à différentes échelles bien sûr.

    Prenons l’exemple des territoires. Ils jouent un rôle important dans la création d’entreprise par des femmes. Il n’y a qu’à jeter un œil aux régions Nord et Ouest, où les femmes dirigeantes d’entreprises artisanales sont le plus présentes avec des taux de femmes dirigeantes frôlant les 30%. Il y a également la Nouvelle-Aquitaine qui sort du lot côté professions libérales. Ce sont des variations qui s’expliquent par un dynamisme local de réseaux féminins d’entrepreneuriat particulièrement présent et la mobilisation des collectivités territoriales et services de l’État. Pas de hasard dans tout cela, juste de l’accompagnement.

    Un accompagnement qui manque cruellement au niveau des investissements.

    Depuis 2008, seulement 2% des fonds levés sont à destination de start-up féminines en France. Et lorsqu’elles parviennent à être financées, ces entreprises reçoivent 2,5 fois moins de fonds que les projets portés par des hommes. C’est alarmant, et ça n’aide pas les entrepreneures à se projeter dans ces milieux techniques qui sont particulièrement déséquilibrés en termes de mixité. Au sein du monde start-up français, il n’y a que 10% de fondatrices, et le chiffre grimpe difficilement à moins de 17% à l’échelle mondiale.

    Il y a bien des secteurs où les femmes entreprennent davantage, comme ceux de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale où elles représentent deux tiers des créations d’entreprises. Côté information et communication, elles n’en créent déjà plus que 13%, et pour les créations de startups dans la tech, le chiffre est encore divisé par plus que 2, avec seulement 6%.

    Et si on regarde plus précisément les personnes à la tête de grandes entreprises, le constat est encore amer. Parmi le SBF 120, soit les 120 entreprises françaises les plus importantes, juste 11 femmes sont à leur tête en tant que directrices générales ou présidentes de directoire. Côté États-Unis, les femmes ne dirigent que 6 % des 500 entreprises les plus importantes du pays, selon l’association new-yorkaise Catalyst. Il y a encore pas mal de travail à ce niveau !

    D’ailleurs, les femmes ont bien compris que l’accès à la tête de l’entreprise est difficile. Parmi les dirigeantes du palmarès Women Equity 2020, plus de la moitié des femmes qui ont un poste dirigeant y sont car elles ont créé elles-mêmes l’entreprise, alors contre 20% qui y ont accédé par nomination et 14% par transmission.

    Et dans ce contexte du Covid-19, comment s’en sortent les entrepreneures ?  

    Au beau milieu de cette pandémie mondiale, 16% des dirigeantes de TPE interrogées par Bouge ta Boîte étaient en risque immédiat de fermeture entre le moment du sondage, juillet 2020, et fin septembre 2020.Elles étaient 47% à estimer pouvoir tenir maximum 6 mois à la vue de leur trésorerie au début de l’été. C’est dur comme chiffres, mais ils se comprennent vite quand on sait que 40% de ces femmes interrogées ont perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires sur la période du premier confinement. De l’importance de l’accompagnement…

    Les Premières (incubateur féminin), ont également fait un sondage auprès de leur vivier d’entrepreneures par rapport à cette période inédite et ses conséquences.  22% des créatrices d’entreprises sondées ont dû faire face à un arrêt total de leur activité.

    50% ont bénéficié d’aides économiques face au Covid-19, 42% n’étaient pas éligibles, et 8% n’en ont pas eu le besoin.

     Mais elles ne se sont pas laisser abattre, loin de là. Elles ont su tirer du bon de ces temps effrayants. Selon le sondage du Lab’Bouge ta boîte, 50% des TPE ont suivi une formation depuis le début de la crise du coronavirus. 50% des TPE ont accru leur présence sur les réseaux sociaux et 30% ont retravaillé leur site internet     . Pour mieux préparer la suite, la reprise, les meilleurs jours à venir. Et entreprendre de nouveau.

    « Pour aider les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat, l’essentiel se trouve dans l’accompagnement. Tout d’abord, par les proches qui sont les premiers soutiens d’un projet. Mais aussi par des instances, des organisations locales, des entreprises qui croient en elles. De plus en plus de femmes rêvent d’entreprendre ou de se lancer en freelance, afin de créer le métier qui leur ressemble. C’est aussi pour ça que j’ai créé Digi Atlas : pour aider ces femmes entrepreneures, un public trop souvent laissé de côté, à concrétiser leurs projets, les rendre pérennes et les mettre en lumière par la création d’un positionnement différenciant, d’une image de marque propre, et par la maîtrise de leviers digitaux tels qu’un site internet performant,  le référencement naturel et payant, la communication sur les réseaux sociaux, etc. ». Hannah Peters, Fondatrice de Digi Atlas

    Infographie Femme Entrepreneure V3_C