Catégorie : Intelligence artificielle

  • Les six ruptures qui vont redéfinir l’IA en entreprise

    2026 : point de bascule pour les organisations françaises et européennes

    Selon Ivanti (éditeur international de solutions logicielles IT et de sécurité )

    Après plusieurs années d’adoption rapide mais souvent désordonnée de l’intelligence artificielle, 2026 marque un point de bascule pour les organisations françaises et européennes. Entre IA Act, pression sur les budgets et accélération des attaques automatisées, les DSI vont devoir arbitrer vite pour mieux structurer, sécuriser et mesurer. Ivanti, éditeur de solutions IT et de cybersécurité, identifie six évolutions qui devraient concentrer l’attention des DSI dans les prochains mois.

    1. Compétence IA : l’urgence sous-estimée

    L’utilisation de l’IA en entreprise explose, mais l’accompagnement ne suit pas.
    84% des professionnels IT utilisent l’IA générative au quotidien, mais 60% des organisations n’ont mis en place aucun programme de formation pour accompagner cette évolution. Résultat : un déploiement hétérogène et des outils sous-exploités, un ROI faible et aucune solution de repli face à la pénurie de talents. En 2026, la différence se fera moins sur l’accès à la technologie que sur la capacité à industrialiser les compétences en matière d’IA.

    « Nous observons un paradoxe frappant : les budgets IA explosent pour les outils, mais la formation des collaborateurs reste négligée. En 2026, les entreprises qui n’investissent pas dans les compétences de leurs équipes vont se faire distancer » alerte Luc Sabot, Country Manager France.

    1. Le casse-tête réglementaire européen

    AI Act, Cyber Resilience Act, NIS2…Les DSI construisent leurs trajectoires 2026 au milieu d’un empilement réglementaire, sans visibilité claire sur leurs obligations. Deux postures se dessinent : attendre au risque d’une mise en conformité dans l’urgence ou anticiper dès maintenant. Les entreprises qui opteront pour la seconde transformeront les contraintes réglementaires en un avantage compétitif durable.

    1. IA “agentique” : la vitesse des attaques change d’échelle

    L’émergence d’IA plus autonomes (capables d’enchaîner des actions, d’itérer et de s’adapter) rebattent les cartes de la cybersécurité. Certaines peuvent analyser un correctif et identifier comment l’exploiter en moins de 72 heures, lancer des campagnes de phishing qui s’ajustent en temps réel ou tester méthodiquement des surfaces d’attaque. La question n’est plus seulement “sommes-nous protégés ?” mais “à quelle vitesse savons-nous agir ?”. En 2026, le patch management et l’automatisation deviennent plus que jamais stratégiques.

    1. La gouvernance de l’IA devient obligatoire

    Entre impact du Shadow AI, budgets dispersés et absence de visibilité sur les risques, le manque de gouvernance en matière d’IA coûte cher aux entreprises. Il devient impératif de mettre en place des règles simples pour en cadrer les usages. En pratique, les organisations qui tireront leur épingle du jeu seront celles qui traitent l’IA comme un employé : un périmètre clair, des responsables formés, des mesures de contrôle et des indicateurs pour mesurer son impact réel.

    « En 2026, les organisations vont devoir choisir : soit mettre en place une vraie gouvernance avec des règles claires, soit continuer à dépenser sans résultats concrets. Les comités de gouvernance IA vont devenir la norme » prévient Luc Sabot.

    1. Le ROI de l’IA sous surveillance

    Après l’enthousiasme aveugle, place aux comptes. Les budgets ont explosé, mais beaucoup d’entreprises se retrouvent avec des systèmes fragmentés, des pilotes sans suite et un ROI décevant. En 2026, les DSI seront attendus sur une discipline plus stricte sur les décisions concernant l’IA. L’IA ne sera plus “un projet innovation” tendance, mais un levier dont on exige des résultats, avec un arbitrage clair entre coût, risque et valeur. Cette discipline séparera les stratèges des suiveurs.

    1. Le leadership doit s’adapter

    Dans un contexte de reprise des investissements tech à son plus haut niveau depuis 2022 et de hausse des budgets cybersécurité, de nombreuses entreprises entrent en phase d’accélération. Reste une question centrale : les équipes dirigeantes ont-elles les ressources internes pour piloter cette transformation IA ?
    En 2026, les comités de direction devront composer avec de nouveaux arbitrages et adapter leur gouvernance pour exécuter vite, en se dotant des bons profils.

    En 2026, l’écart va se creuser entre les organisations qui structurent leur approche de l’IA et celles qui improvisent. La technologie seule ne suffit plus : c’est l’alignement entre gouvernance, compétences, sécurité et conformité qui fera la différence.

     

  • Publicités IA : comment la créativité de l’IA se compare à celle des humains

    L’IA ne remplace pas la créativité. Elle rend la publicité performante.

    Si l’IA générative a profondément transformé les délais et les coûts de production des contenus, son efficacité concrète en matière de performance publicitaire fait encore l’objet de nombreux débats. Intitulée « AI Ads That Work: How AI Creative Stacks Up Against Humans » (Les publicités IA qui fonctionnent : comment la créativité IA se compare à celle des humains), cette nouvelle étude inédite s’appuie sur l’analyse de plusieurs centaines de milliers de publicités en ligne diffusées en direct sur Realize, la plateforme publicitaire de Taboola, totalisant plus de 500 millions d’impressions et 3 millions de clics.

    Principaux enseignements de cette étude académique :

    • Les publicités générées par la GenAI sont aussi performantes que celles créées par des humains : dans les données brutes, leur taux de clic moyen (CTR) est légèrement supérieur (0,76 %) à celui des publicités créées par des humains (0,65 %). Leurs performances sont finalement comparables lorsque les chercheurs ont appliqué les contrôles statistiques les plus rigoureux.
    • Les publicités générées par l’IA remportent le plus de succès lorsqu’elles ne “ressemblent” pas à de l’IA : les créations générées par l’IA qui ne « ressemblaient pas » à de l’IA ont obtenu les taux d’engagement les plus élevés de l’ensemble des groupes étudiés, surpassant largement les publicités créées par des humains et celles dont le caractère artificiel était perceptible.
    • Les visages humains constituent un puissant levier de confiance : l’étude montre que l’un des facteurs déterminants pour qu’une publicité soit perçue comme « humaine » et digne de confiance, réside dans la présence visible et identifiable d’un visage humain. Fait notable : conformément aux bonnes pratiques et aux règles de diffusion de Taboola, les publicités générées par l’IA intègrent plus fréquemment ces indices de confiance que les créations produites par des humains.
    • Les marques n’ont plus à arbitrer entre rapidité d’exécution et qualité : Les visuels générés par l’IA permettent d’augmenter, ou a minima de maintenir les taux de clics, sans dégrader les performances de conversion en aval. Ces résultats démontrent que les annonceurs peuvent désormais gagner en volume et en productivité sans compromis sur la qualité ni sur l’efficacité commerciale.
    • Les secteurs de l’alimentation, des boissons et des services financiers figurent parmi les premiers à avoir adopté les publicités créées par l’IA : certains secteurs se distinguent particulièrement dans l’adoption de la GenAI, notamment les secteurs de l’alimentation et des boissons ainsi que celui des finances personnelles.

    « La plateforme de Taboola nous a donné accès à une quantité exceptionnelle de données issues de situations réelles, impossibles à reproduire en laboratoire. L’analyse de plus de 500 millions d’impressions nous a permis de dépasser le discours autour de la GenAI pour en mesurer l’impact concret à grande échelle », explique Oded Netzer, vice-doyen chargé de la recherche à la Columbia Business School. « Nos résultats montrent que lorsque l’IA renforce des signaux humains, comme la confiance véhiculée par un visage, elle ne se contente pas d’égaler la performance humaine : elle établit souvent de nouveaux standards en matière d’engagement. 

  • Comment l’IA redéfinit le rôle du commercial

    IA : Quand les signaux d’intention redessinent le métier de commercial

    Selon Hugo Delattre, fondateur de Get In Touch 

    Il y a encore quelques années, la prospection commerciale se résumait à une mécanique répétitive fondée sur le volume et l’endurance. Les équipes multipliaient les appels, les emails et les relances, convaincues que l’insistance suffisait à faire émerger des opportunités.
    Ce modèle, construit sur une logique statistique, paraissait immuable. Pourtant, en silence, les comportements numériques se sont imposés comme une matière première nouvelle, révélatrice de besoins, d’intérêts ou de réflexions en cours. Chaque recherche, interaction ou consultation publique constitue désormais un indicateur potentiel de maturité. Avec l’essor de l’IA, ces traces, autrefois considérées comme anecdotiques, deviennent lisibles et interprétables. Elles transforment la manière dont les organisations envisagent l’acte de prospecter : non plus comme un exercice d’endurance, mais comme un travail d’observation fine et de compréhension du moment opportun.

    1. Une prospection guidée par l’intention plutôt que par le volume

    Les progrès technologiques permettent aujourd’hui de capter, d’interpréter et de mettre en cohérence des milliers de signaux générés chaque jour par les professionnels. La manière dont un dirigeant interagit avec un sujet, l’évolution d’un intérêt soudain pour une problématique ou la consultation répétée d’une typologie de solution dessinent un terrain d’analyse d’une richesse inédite. L’IA s’empare de cette matière et lui donne un sens opérationnel.

    À travers ces signaux, les organisations découvrent un indicateur de maturité d’achat d’une précision rarement atteinte. Elles ne ciblent plus « des profils », mais des comportements ; elles ne cherchent plus à pousser un message, mais à comprendre un contexte. Cette logique renverse les codes traditionnels de la prospection.
    Plutôt que d’imposer un rythme au marché, les entreprises s’alignent sur celui des prospects.
    Les décisions commerciales s’appuient désormais sur la probabilité d’intention, renforçant la pertinence des prises de contact et limitant les interactions inutiles.
    Parallèlement, l’analyse automatisée des échanges commerciaux offre une nouvelle lecture du cycle de vente. Les rendez-vous sont transcrits, les dialogues examinés, les dynamiques d’échange décryptées. Les commerciaux bénéficient d’une visibilité objective sur leurs performances : non plus un ressenti, mais une compréhension structurée de ce qui suscite une avancée ou provoque un blocage. L’IA devient un miroir parfaitement neutre qui éclaire les forces comme les axes d’ajustement.

    2. Le commercial recentré sur la valeur relationnelle

    Ce basculement technologique ne remplace pas la dimension humaine du métier ; il l’amplifie. En absorbant les tâches répétitives et chronophages, l’IA redonne du temps aux équipes pour exercer pleinement leur rôle stratégique.
    La recherche d’informations, la qualification initiale ou la segmentation manuelle ne constituent plus des freins au déploiement d’une démarche réellement personnalisée. Le commercial peut se concentrer sur ce que la machine ne sait pas faire : comprendre une histoire, écouter un enjeu, interpréter une nuance, instaurer un climat de confiance. Dans les organisations qui adoptent ces nouveaux outils, les interactions se transforment. Elles ne sont plus générées par obligation ou par automatisme, mais parce que le signal détecté justifie véritablement l’échange. Les prospects perçoivent cette pertinence.
    Le dialogue devient plus fluide, mieux ancré dans leurs problématiques, moins intrusif. La relation commerciale quitte alors le champ du volume pour entrer dans celui de la justesse.

    Cette évolution redéfinit aussi le rôle du commercial : il n’est plus celui qui sollicite en permanence, mais celui qui intervient au moment adéquat, avec une compréhension précise du contexte. La valeur ne réside plus dans le nombre d’actions réalisées, mais dans la qualité de l’intervention. L’IA ne fait pas disparaître l’humain ; elle clarifie son terrain d’expression.

    3. Un nouveau paradigme : interpréter plutôt que solliciter

    Ce mouvement marque l’entrée dans une ère où la performance commerciale repose autant sur la capacité à analyser un prospect que sur celle de le convaincre. Les organisations qui réussissent ne sont plus celles qui contactent le plus, mais celles qui savent interpréter les signaux laissés par le marché. Elles adoptent une culture nouvelle, dans laquelle la donnée ne sert pas à multiplier les actions, mais à en réduire le nombre tout en en maximisant la justesse.

    La collaboration entre l’humain et la machine devient la clé de cette transformation. L’IA observe, priorise et met en cohérence. Le commercial nuance, interprète et construit la relation. Ensemble, ils forment un modèle d’efficacité qui dépasse largement les méthodes traditionnelles. La performance n’est plus un résultat aléatoire, dépendant de la répétition, mais le produit d’une stratégie fondée sur la compréhension fine de l’intention.

    Ce n’est pas une rupture brutale, mais une transition profonde vers un métier plus intelligent, plus stratégique et plus respectueux du prospect. Le commercial n’est pas remplacé ; il est augmenté. Et dans cette évolution, une certitude s’impose : le futur desventes se construira moins dans l’insistance que dans la capacité à voir, avant les autres, ce que les signaux d’intention révèlent.

     

     

  • Quelles sont les tendances qui vont transformer l’engagement client et les écosystèmes numériques ?

    L’automatisation par IA, le RCS et l’intégration des plateformes sont en passe de redéfinir l’ensemble des marchés

    Selon infobip

    Les agents IA géreront la majorité des interactions clients

    D’ici 2026, on estime que l’IA agentique prendra en charge jusqu’à 95 % des interactions clients, offrant un support instantané et personnalisé 24h/24 et 7j/7.

    Ces agents évoluent au-delà des simples bots FAQ pour devenir des modèles agentiques proches de l’humain, capables de communications complexes et autonomes. Le service client se transforme rapidement, avec des bots vocaux et des agents basés sur le chat, accompagné par la technologie human-in-the-loop.

    Des entreprises déploient déjà des chatbots IA pour gérer les demandes bancaires courantes et le suivi des commandes e-commerce, tandis que des bots vocaux avancés ouvrent de nouvelles opportunités pour automatiser et améliorer les conversations clients. Cela permet aux agents humains de se concentrer sur les cas complexes, et garantit aux clients un service rapide mais empathique.

    Les super apps et les canaux RCS favorisent des parcours clients fluides

    Des plateformes telles que WhatsApp et le protocole Rich Communication Services (RCS) évoluent en super apps intégrant marketing, communication et fonctionnalités de paiement au sein d’une interface unique.

    Les entreprises exploitent le RCS pour des conversations sécurisées et interactives, permettant aux clients de réaliser des parcours complets directement dans le canal.
    Les commerçants utilisent cette même technologie afin d’envoyer des carrousels de produits interactifs, permettant aux clients de parcourir, acheter et planifier la livraison, toujours dans la même interface. De même, les professionnels de santé permettent la prise de rendez-vous et le paiement des factures via WhatsApp, simplifiant ainsi les interactions avec les patients.

    La gestion des données, principal défi des solutions IA

    Alors que beaucoup d’innovations IA actuelles reposent sur de grands modèles génériques, on observe également un intérêt croissant pour des modèles de langage plus petits et spécifiques à un domaine, pouvant fonctionner sur du matériel standard ou sur site, offrant confidentialité des données et conformité tout en fournissant des réponses précises et contextuelles.
    Le plus  grand défi pour l’IA avancée reste les données : comment collecter, unifier, préparer et activer efficacement les données propriétaires et internes pour l’expérience client.

     

  • Comment l’IA redéfinit la cybersécurité 

    Six réalités que les entreprises doivent intégrer dès maintenant

    Selon Getronics

    Propulsées par l’IA, les cyberattaques sont toujours plus rapides, crédibles, automatisées et difficiles à détecter.
    La cybersécurité entre dans une nouvelle ère où les cybermenaces évoluent plus vite que jamais et où les modèles de protection traditionnels ne suffisent plus. Dans son livre blanc CyberSecurity Masterclass 2025, Getronics dévoile six réalités incontournables que les entreprises doivent désormais intégrer pour rester résilientes.

    1. L’IA est partout

    L’intelligence artificielle transforme profondément la cybersécurité. Elle offre aux cybercriminels de nouveaux leviers : reconnaissance automatisée, phishing ultra-ciblés, deepfakes audio-vidéo, ou encore malwares capables d’apprendre et de contourner les défenses traditionnelles.

    Mais elle ouvre aussi de nouvelles perspectives aux entreprises : traitement et analyse d’immenses volumes de données, accélération de la détection et la réponse aux menaces, identification des anomalies suspectes,… Pour en tirer pleinement parti, une gouvernance solide, des compétences adaptées et des processus maîtrisés sont indispensables, notamment pour répondre aux exigences réglementaires.

    Les dirigeants doivent structurer l’adoption de l’IA — en cartographiant chaque outil prétendant utiliser l’IA, en renforçant la gouvernance, en testant les outils, en développant les compétences des équipes, en actualisant les procédures et en impliquant le conseil d’administration pour garantir des décisions et des investissements adaptés aux risques.

    2. Le phishing devient l’ingénierie sociale 2.0

    Les attaques ne se limitent plus aux simples e-mails. SMS, appels téléphoniques deepfake, messageries collaboratives et usurpation de fournisseurs, le phishing est devenu multi-canal. Le smishing (phishing par SMS) représente aujourd’hui 69,3 % de l’ensemble des attaques par hameçonnage[1]. Cette approche exploite avant tout la confiance humaine, rendant la sensibilisation et la vérification interne plus essentielles que jamais.

    Les entreprises doivent combiner contrôles technologiques, processus renforcés et conformité réglementaire (NIS2, DORA), pour limiter les risques opérationnels, financiers et juridiques, tout en renforçant la résilience globale.

    3. Le Zero Trust s’impose comme la nouvelle norme de sécurité

    Avec l’adoption du cloud, le travail hybride, l’intégration des partenaires et les chaînes d’approvisionnement numériques, le modèle périmétrique traditionnel est obsolète. Le Zero Trust part d’un principe simple : toute requête peut être compromise. Elle repose sur trois fondamentaux :

    • Ne jamais faire confiance, toujours vérifier ;
    • Limiter strictement les privilèges ;
    • Concevoir chaque système en anticipant une éventuelle compromission.

    Les entreprises qui adoptent ce modèle peuvent drastiquement réduire l’impact potentiel des attaques. Elles doivent agir immédiatement en cartographiant les accès, en sécurisant en priorité les systèmes critiques via la MFA, en enclenchant la segmentation, en informant la direction des bénéfices en sécurité et conformité, et en lançant une évaluation externe de la maturité Zero Trust.

    4. La sécurité de la supply chain : le nouveau maillon faible ?

    Les cybercriminels ciblent désormais les fournisseurs tiers, les opérateurs cloud, les fabricants de matériel et les éditeurs de logiciels pour atteindre indirectement leurs cibles finales : les entreprises.

    Compromissions logicielles, failles matérielles ou micrologicielles, accès privilégiés mal protégés et dépendances au cloud fragilisent l’ensemble de l’écosystème numérique.

    Dans un contexte où les exigences se renforcent (IA, blockchain, cadres réglementaires), les entreprises doivent renforcer la sécurité de leur supply chain, afin de protéger leurs opérations et leur réputation. Cela exige une gouvernance claire, une évaluation rigoureuse des fournisseurs, des contrôles techniques renforcés, une surveillance continue et une gestion stricte des accès.

    5. La réponse aux incidents devient un impératif stratégique  

    La fréquence, la sophistication et l’impact des cyberattaques d’aujourd’hui soulignent l’importance cruciale d’une préparation à la réponse aux incidents (IRR) solide. La capacité à détecter, contenir et remédier rapidement aux incidents est un facteur déterminant pour limiter les interruptions d’activités, les pertes financières et l’atteinte à la réputation. Les intrusions multi-étapes, les ransomwares à double extorsion ou l’exploitation de vulnérabilités zero-day démontrent qu’une attaque peut rester invisible pendant des mois avant d’être identifiée. Dans ce contexte, une maîtrise rapide des incidents devient donc essentielle pour limiter les temps d’arrêt, réduire les pertes de données et renforcer la confiance des partenaires comme des régulateurs. Les entreprises qui investissent dans une réponse aux incidents structurée transforment ainsi un risque majeur en véritable avantage opérationnel et stratégique.

    La résilience repose sur une préparation rigoureuse : plans d’intervention régulièrement mis à jour, rôles et responsabilités clairement définis, outils de détection unifiés (SIEM, EDR, NDR) et simulations régulières pour tester la coordination interne comme externe. Les entreprises les plus avancées s’appuient désormais sur des plateformes SOAR, l’intégration de renseignements sur les menaces et des scénarios d’attaque réalistes mobilisant des équipes offensives, défensives et de coordination (Red/Blue/Purple Teams) afin d’évaluer leur capacité de réponse en conditions réelles.

    6. Le facteur humain reste le meilleur pare-feu (…où le pire)

    Au-delà des actions malveillantes délibérées, l’erreur humaine demeure l’un des principaux vecteurs de violations de la cybersécurité : près de 60% des incidents en 2025 sont la conséquence d’une erreur humaine ou d’une interaction sociale. Fatigue MFA, erreurs, clics impulsifs, méconnaissance des menaces : la technologie seule ne suffit plus.

    Investir dans une véritable culture de la sécurité fondée sur la formation, les exercices réguliers de réponse aux incidents, l’authentification robustes et des protocoles de sécurité centrés sur l’utilisateur permet de faire des collaborateurs des défenseurs actifs plutôt que des vecteurs de risques.

     

  • Agents IA : les 5 secteurs où leur valeur ajoutée est la plus forte

    Faire de l’IA un outil utile, simple, au service des salariés, et dans tous les métiers

    Selon Mendo 

    L’arrivée de l’intelligence artificielle dans les entreprises fait beaucoup parler : certains y voient une menace, d’autres une révolution. Mais une chose est sûre : l’IA est plus que jamais présente dans notre quotidien professionnel… alors même que beaucoup de salariés ne savent pas encore comment l’utiliser.

    Pourtant, dans certains métiers, les agents IA, ces assistants intelligents capables de traiter, résumer, rédiger ou analyser, deviennent déjà de véritables alliés pour les entreprises et leurs collaborateurs. Dans ce contexte, Mendo, spécialiste de l’IA générative en entreprise, identifie 5 secteurs où leur impact est le plus visible. L’intégration réussie des agents passe toutefois par un accompagnement des salariés face à cette nouvelle manière de travailler.

    Service client : moins de stress et des réponses plus rapides

    Quand les sollicitations s’enchaînent, la pression augmente et les équipes jonglent entre précision, empathie et rapidité. Les agents IA peuvent ainsi se révéler particulièrement précieux dans l’exécution de certaines tâches telles qu’aider à rédiger des réponses claires et personnalisées, trier les demandes urgentes, résumer les conversations.

    Résultat : les équipes gagnent du temps, et les clients obtiennent des réponses plus rapidement. Les agents IA n’inventent pas des informations et quand ils ne sont pas en mesure d’apporter une réponse claire à un client, la demande est redirigée vers un humain. Moins de charge mentale, plus de valeur ajoutée humaine : les conseillers peuvent se concentrer sur l’écoute et la résolution.

    Ressources humaines : se libérer de l’administratif pour se concentrer sur l’humain

    Les services RH doivent jongler entre les recrutements, les dossiers administratifs, la communication interne… Mais dans la plupart des cas, le quotidien est souvent accaparé par l’administratif. Dans ce cadre, la mise en place d’agents IA permet par exemple de : rédiger des offres d’emploi, créer des contenus RH, préparer les entretiens.

    En définitive, elle fait gagner un temps précieux sur les tâches lourdes, pour que l’équipe RH puisse se concentrer sur l’essentiel et la véritable valeur ajoutée de l’entreprise : l’humain.

    Marketing & communication : booster créativité et productivité

    C’est l’un des domaines où l’IA est d’ores et déjà incontournable. Produire toujours plus de contenus, plus vite, sur plus de canaux : c’est le défi permanent des équipes marketing.

    Les agents IA peuvent ainsi être un allié dans la proposition d’idées de contenus, la rédaction de textes et messages adaptés à chaque réseau social et cible de communication, l’analyse des tendances et des insights, ou encore dans la production de visuels et contenus graphiques.

    Ils deviennent un super assistant créatif, capable de produire plus vite sans sacrifier la qualité.

    Juridique & conformité : comprendre en quelques minutes ce qui prenait des heures

    Lire un contrat de dix pages, identifier les risques, comparer des versions : des missions indispensables mais chronophages et consommatrices d’énergie pour les juristes et métiers juridiques dans leur ensemble. Les agents IA peuvent ainsi être un outil en mesure de résumer les documents complexes, repérer les points sensibles, préparer des premières versions de contrats, vérifier la conformité.

    Il reste cependant nécessaire de garder son esprit critique et de bien avoir la validation finale de l’humain, notamment sur l’aspect résumé et vérification de la conformité. Une nouvelle fois, l’objectif n’est pas de remplacer les juristes, mais de leur éviter des tâches répétitives et de réduire les risques d’erreurs. Ils ont vocation à leur laisser du temps pour réaliser pour les tâches qui exigent finesse et jugement.

    Industrie & logistique : mieux prévoir et mieux réagir

    Dans les usines et entrepôts logistiques, chaque minute perdue peut coûter cher à l’entreprise. L’IA est déjà déployée et efficace pour comprendre les incidents plus vite, surveiller les stocks, optimiser les tournées, la production, les plannings et suggérer les meilleures décisions en temps réel.

    Pour les équipes, c’est un soutien précieux dans des environnements où la réactivité est essentielle.

    Un apport concret qui n’a pas vocation à remplacer l’humain

    Si l’IA transforme le travail, elle ne doit pas pour autant creuser les inégalités entre ceux qui savent l’utiliser et les autres.

    « Aujourd’hui, la technologie avance plus vite que les usages », rappelle Quentin Amaudry, CEO de Mendo. « La priorité n’est plus d’innover pour innover, mais de rendre l’IA utile et accessible aux équipes. Les agents IA ne remplacent pas les métiers : ils les renforcent. Et c’est tout l’enjeu de Mendo : faire de l’IA un outil vraiment utile, vraiment simple, vraiment au service des salariés, et dans tous les métiers. »

     

  • Quelles sont les prévisions ‏en cybersécurité pour 2026 et au-delà ?

    À l’intersection des identités, de l’IA et de la géopolitique

    BeyondTrust, présente ses principales prévisions en cybersécurité pour 2026 et au-delà. Objectifs :  identifier les tendances qui redéfiniront la manière dont les organisations protègent les identités, sécurisent les données et se préparent à un paysage de menaces en constante évolution. ‏

    ‏L’IA agentique devient le vecteur d’attaque ultime ‏

    ‏Dans l’année à venir, presque tous les appareils connectés intègreront une IA agentique, ce qui augmentera rapidement leur commodité mais aussi la surface d’attaque. Les déploiements précipités et l’insuffisance de surveillance créeront de nouvelles vulnérabilités, entraînant une recrudescence des violations alimentées par l’IA. ‏ 

    ‏L’ « IA vegan » émerge ‏

    ‏Un nombre croissant d’individus et d’organisations refuseront d’utiliser l’IA, invoquant des préoccupations relatives à la protection de leur vie privée, à l’éthique et à l’impact environnemental. Ce mouvement « IA vegan » poussera les entreprises à plus de transparence et à offrir des options de « désactivation » en matière d’IA dans leurs produits et workflows. ‏

    ‏Les tarifs numériques redéfinissent la souveraineté des données ‏

    ‏Les gouvernements commenceront à taxer ou à restreindre certains services numériques transfrontaliers, créant ainsi des « tarifs numériques » qui stimuleront l’innovation locale et modifieront les flux de données mondiaux. ‏

    ‏La fin des VPN traditionnels ‏

    ‏Les VPN classiques entreront dans leur phase terminale à mesure que les organisations migreront vers des solutions d’accès à distance modernes basées sur l’identité. Les VPN traditionnels seront de plus en plus perçus comme des vulnérabilités plutôt que comme des atouts. ‏ 

    ‏Le « poisoning » de comptes devient une menace financière ‏

    ‏Les cybercriminels automatiseront la manipulation de comptes financiers de confiance en insérant des facturiers frauduleux et en détournant des paiements vers des courtiers tiers. Le renforcement de la validation d’identité et de l’intégrité des transactions deviendra indispensable. ‏

    ‏MITRE renaît de ses cendres ‏

    ‏Suite à des troubles dans sa gouvernance et son financement, le cadre MITRE ATT&CK évoluera ou renaîtra sous une nouvelle bannière — afin de répondre aux exigences modernes de gestion des risques. ‏

    ‏Le travail nomade remet en question la sécurité ‏

    ‏Alors que les « nomades numériques » se déplacent à travers le monde, les organisations feront face à une augmentation des risques liés à l’identité et à la conformité, liés à des régions et appareils non gérés. Une visibilité renforcée sur les identités deviendra l’ancrage essentiel pour sécuriser cette main-d’œuvre mobile. ‏

    ‏Les traceurs de localisation seront instrumentalisés ‏

    ‏Les petits dispositifs de traçage à faible coût, tels que AirTags et Tiles, seront de plus en plus exploités pour la reconnaissance et les attaques cyber-physiques hybrides, ce qui incitera à renforcer les mesures anti-tracking. ‏

    ‏La sécurité domestique vocale s’impose ‏

    ‏De nouvelles capacités d’automatisation domestique, désormais basées sur la reconnaissance vocale, permettront aux consommateurs de configurer en toute sécurité leurs systèmes connectés via la parole naturelle, marquant une nouvelle étape dans la gestion simple et sécurisée des maisons intelligentes. ‏

    ‏La prochaine frontière : les prévisions à plus de 5 ans‏‏ ‏

    ‏Fissures et réformes de l’IA ‏

    ‏L’essor de l’IA se divisera en micro-disciplines — de l’IA agentique à l’IA générative — dont beaucoup échoueront à produire des résultats significatifs. À mesure que la bulle de l’IA éclatera, le marché se consolidera autour d’un nombre plus restreint de modèles éprouvés et financièrement durables. ‏ 

    ‏L’informatique biologique dépasse le silicium ‏

    ‏Les « ordinateurs biologiques » émergents, alimentés par des neurones vivants cultivés sur des puces, surpasseront les technologies en silicium et quantiques traditionnelles. Les débats éthiques s’intensifieront autour de ces systèmes capables de pensée indépendante. ‏

    ‏L’IA compagnon devient la norme ‏

    ‏Les IA partenaires — évoluant des assistants numériques à des compagnons émotionnellement intelligents — fusionneront avec des robots et des androïdes pour offrir une connexion physique et émotionnelle, transformant nos foyers, lieux de travail et environnements de soins. ‏ 

    ‏L’humain, nouvelle clé cryptographique ‏

    ‏La biométrique avancée, utilisant des signaux issus de dispositifs portables et une authentification continue, remplacera les mots de passe traditionnels, ouvrant la voie à une expérience d’identité fluide et résistante au phishing. ‏

    ‏Le risque dans la chaîne d’approvisionnement s’amplifie ‏

    ‏Les chaînes d’approvisionnement mondiales resteront des cibles de premier ordre. De nouvelles normes, telles que les listes de matériaux basées sur l’IA/ML (BOM) et les listes cryptographiques (CBOM), seront mises en place pour renforcer la transparence et lutter contre l’exploitation systémique. ‏ 

    ‏Les villes autonomes émergent ‏

    ‏Les villes intelligentes entièrement autonomes — où véhicules, commerces et services fonctionnent indépendamment — passeront du concept à la réalité, soulevant des questions de cybersécurité et d’éthique sans précédent. ‏

     « L’avenir de la cybersécurité ne consiste pas seulement à défendre les données, mais aussi à anticiper la collision croissante entre le monde numérique et le monde physique »‏‏, conclut Morey Haber. ‏‏« Les organisations qui réussiront seront celles qui percevront l’identité comme le nouveau périmètre et l’innovation comme leur meilleure défense. » ‏

     

  • Création de contenu : l’IA ne doit pas remplacer, mais augmenter !

    Création & stratégie sous IA : résister au prêt à penser

    Selon Zelie Albert responsable du pôle créatif et stratégique chez STRADA MARKETING

    Peut-on encore parler d’idée originale quand l’algorithme s’invite dès le brief ?
    L’IA assiste, certes. Mais qui impulse ? Qui transgresse ?
    Ne court-on pas le risque d’une création sans âme en utilisant notre facilitateur de contenu préféré ?
    Comment les agences peuvent-elles allier puissance technologique et création incarnée et différenciante ?
    Ce n’est pas une question d’outil, mais de posture : comment rester leader, metteur en scène du message, sans devenir simple opérateur de prompts ?
    Décryptage. 

    L’intelligence artificielle a fait irruption dans les agences comme un accélérateur fulgurant. Générative, prédictive, multifonctionnelle : elle bouleverse les manières de concevoir, d’écrire, de produire. Et dans les agences de marketing opérationnel, où agilité, performance et volume sont devenus la norme, elle promet des gains de temps considérables. Mais à quel prix ?

    En simplifiant le geste créatif, l’IA risque aussi de simplifier la pensée stratégique.
    À force d’aller vite, de promptiser, de générer des visuels ou slogans en chaine, on oublie que derrière une campagne mémorable, il y a un concept.

    Une tension. Une analyse fine du contexte. Une vision du monde. Et ce sont précisément ces dimensions, complexes, lentes, sensibles que l’IA ne sait pas saisir.

    Entre efficacité et singularité : le dilemme des agences 

    Dans notre secteur, la pression est forte : produire plus, plus vite, plus ciblé. L’IA devient réflexe : elle facilite les benchmarkings, enrichit les moodboards, structure des briefs, génère des insights. Elle élargit le champ des possibles. Mais si elle remplace la stratégie, elle en gomme l’essence, une stratégie puissante ne peut pas être une moyenne statistique de ce qui a marché hier. C’est une lecture contextuelle, culturelle, souvent intuitive, qui demande de s’extraire du flux pour mieux comprendre l’époque, les gens, leurs tensions invisibles. Et cette compréhension-là, l’IA ne la possède pas. Elle ne doute pas, elle ne creuse pas, elle ne ressent pas.

    Créer, n’est pas simplement produire. C’est concevoir un angle, trouver un parti pris, révéler un sens nouveau. C’est oser le contre-pied, prendre le temps du silence avant de nommer. C’est aussi savoir ce qu’on veut dire et pourquoi.

    L’intelligence artificielle, sans intention humaine, produit des formes vides. Elle simule. Elle compile. Elle automatise des esthétiques qui rassurent, mais qui ne dérangent plus. Or, dans un monde saturé de contenus, la seule façon d’émerger, c’est d’incarner une différence. Une idée forte. Une émotion vraie.

    Ce n’est donc pas l’outil qu’il faut craindre, mais le fait d’abandonner la réflexion stratégique et le geste créatif. L’IA ne doit pas remplacer, mais augmenter. Elle peut faire gagner du temps, oui, mais uniquement si elle s’inscrit dans une logique exigeante : celle de la direction de création, de la planification stratégique, du storytelling de marque. Sans nous éloigner du sens, du contexte, de l’humain.

    Ce que les agences doivent défendre aujourd’hui, c’est le droit à l’idée. À la vision. À l’émotion lente. À cette part d’imprévisible qui fait toute la différence entre une campagne qui s’oublie, et une campagne qui marque.

    Créer à l’ère de l’IA, c’est réapprendre à dire non : non à la facilité, non à la répétition, non au prêt-à-penser.

     

  • Pourquoi l’IA redéfinit en profondeur les métiers du marketing

    Marketing B2B : repenser les profils pour répondre aux enjeux de demain

    Selon Jan Kaempfer, Directeur Marketing chez Panasonic Connect Europe

    La précédente révolution industrielle a bouleversé nos façons de vivre, de produire et de travailler. Celle qui s’annonce, et qui est à vrai dire déjà en marche, promet un changement tout aussi profond. Mais cette fois, pas de machines à vapeur ni de chaînes de montage pour moteurs : c’est une intelligence et elle est artificielle.

    Depuis une quinzaine d’années, les professionnels du marketing ont accompagné – voire piloté – la transformation digitale, en explorant les réseaux sociaux, les stratégies omnicanales ou l’automatisation. Mais l’IA change encore une fois la donne. Ce n’est pas une brique supplémentaire dans la boîte à outils : c’est une rupture. Un accélérateur sans précédent, qui redéfinit en profondeur les métiers du marketing.

    L’IA : la superpuissance des marketeurs B2B

    Loin de remplacer les marketeurs, l’IA amplifie leurs capacités. Génération de contenus, création de visuels ou de vidéos, analyse de données complexes… : ce que l’on faisait hier en équipe, on peut désormais l’initier en quelques clics. Mais cette puissance impose une montée en compétence.

    Le marketeur B2B d’aujourd’hui n’est plus seulement un créatif ou un expert produit. Il devient aussi analyste de données, chef de projet technologique, stratège. Il doit savoir orchestrer les outils d’IA pour concevoir des campagnes plus agiles, plus intelligentes, plus personnalisées.

    Utiliser l’IA ne suffit pas. Ce sont ceux qui sauront poser les bonnes questions, interpréter les bonnes données et les traduire en décisions efficaces qui prendront l’avantage.

    Du marketing de masse à l’expérience ultra-ciblée

    Le marketing traditionnel reposait sur des segmentations larges, des intuitions et des cycles longs. L’IA inverse cette logique.

    Aujourd’hui, on ne cible plus seulement un secteur ou une fonction, mais un comportement, une intention, un moment. L’IA permet d’analyser le parcours de navigation, les signaux d’achat ou même les interactions avec la concurrence pour identifier l’instant où un décideur est prêt à passer à l’action.

    Le Saint Graal du marketing : le ROI

    Les décideurs B2B veulent des résultats tangibles. Et l’IA permet enfin aux marketeurs de prouver l’efficacité de leurs actions.

    Optimisation des campagnes, élimination des dépenses superflues, détection d’opportunités à fort potentiel : chaque euro investi peut être tracé, analysé, justifié.

    Le nouveau profil du marketeur : un digital native

    Cette transformation redéfinit les compétences clés du métier. Les marketeurs qui s’appuient encore sur l’instinct ou des méthodes éprouvées risquent de décrocher. Ceux qui adoptent une approche guidée par la donnée et la technologie verront s’ouvrir de nouvelles opportunités.

    Le nouveau profil ? Né avec le digital, capable d’interagir avec des outils d’IA, de piloter des campagnes automatisées, d’interpréter des données complexes et de créer des contenus à haute valeur ajoutée, il ou elle saura :

    * Formuler les bons prompts pour générer des résultats pertinents

    * Interpréter les insights produits par l’IA pour nourrir la stratégie

    * Créer des messages percutants grâce à l’IA générative

    * Aligner les actions marketing avec les objectifs business

    Mais la compétence différenciante restera toujours humaine : savoir combiner la puissance de l’IA avec la créativité, l’intuition et la sensibilité pour produire un marketing engageant.

    Et demain ?

    L’IA ne cessera de progresser. Elle deviendra plus rapide, plus intuitive, plus accessible. Mais elle aura toujours besoin d’un chef d’orchestre : un marketeur capable de la guider, de la questionner, de s’assurer qu’elle reste fidèle à l’identité de la marque.

    La question n’est donc plus de savoir si l’IA transformera le marketing — c’est déjà une réalité. La vraie question est : les marketeurs actuels sont-ils prêts à évoluer à la même vitesse ? Ceux qui y parviendront seront les leaders du marketing B2B de demain.

  • Service client : ne pas opposer l’IA et l’humain, mais les faire collaborer !

    Quand 87 % des Français estiment qu’aucune Intelligence Artificielle ne pourra remplacer l’humain dans le service client

    Eloquant, spécialiste de la relation client, Mayday, et efficy ont déployé, en partenariat avec OpinionWay, un sondage destiné à comprendre et analyser la relation que les Français entretiennent avec les services clients à l’heure de l’IA et leurs éventuelles attentes.

    À l’heure où l’intelligence artificielle (IA) transforme de nombreux secteurs, ce sondage se penche sur les attentes des Français vis-à-vis du service client, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et du transport.Les résultats révèlent que, malgré l’essor des technologies numériques et des solutions automatisées, le contact humain reste bel et bien au cœur de la relation client.

    Aujourd’hui, près de 9 Français sur 10 estiment que l’IA ne pourra pas remplacer l’aide humaine dans le service client. Même si l’humain reste central, ce taux est nuancé car 48 % des Français estiment que l’IA peut tout de même améliorer le service client, voyant cela comme un outil complémentaire.

    Zoom sur les résultats et enseignements de ce sondage !

    Fournisseurs d’énergie et d’eau : un attachement fort au téléphone et à l’humain
    Dans leurs interactions avec les fournisseurs d’énergie et d’eau, les Français privilégient massivement les canaux humains : le téléphone arrive en tête avec 64 %, suivi de l’email (39 %). Le site web est utilisé par 22 % des répondants, tandis que le chat en ligne avec un conseiller atteint 15 %. Les applications mobiles (13 %) et les agences physiques (9 %) sont moins sollicitées, et les solutions basées sur l’IA restent très minoritaires (4 %), au même niveau que le courrier postal ou le SMS.

    Une tendance générationnelle se dessine : les jeunes de 18 à 24 ans se montrent plus ouverts à l’IA, avec 7 % qui privilégient un chat en ligne automatisé, contre seulement 1 % chez les 65 ans et plus.

    Malgré cette ouverture limitée, la conviction que l’IA ne pourra pas remplacer l’humain est très forte, avec 87 % des Français partageant cet avis. La confiance envers leur fournisseur est élevée (82 %), et une large majorité estime qu’il est important de conserver le même fournisseur (79 %). La présence physique d’une agence reste essentielle pour 70 % des Français.

    Concernant les critères de satisfaction, les tarifs et promotions (55 %) ainsi que la fiabilité et qualité des prestations (49 %) dominent, suivis par la transparence des offres et contrats (42 %) et la qualité du service client (41 %). La disponibilité et la facilité de contact sont importantes pour 33 %, et l’engagement environnemental ou la personnalisation des offres pour 16 à 20 % des répondants.

    “La relation client n’est plus une option, mais le dernier rempart contre la volatilité des marchés. L’enjeu n’est plus de satisfaire, mais de surprendre positivement à chaque interaction. ” Frédéric Lempereur, Directeur de Projets, efficy.

    Sociétés de transport : des attentes comparables, le contact humain reste central

    Pour les sociétés de transport, les Français suivent des tendances similaires : le téléphone est le canal privilégié pour 56 % des répondants, suivi de l’email (42 %), du site web (24 %) et du chat avec un conseiller (17 %). Les jeunes générations sont plus enclines aux solutions numériques : 44 % privilégient l’email, 20 % le chat avec un conseiller et 27 % l’application mobile. Le chat automatisé avec IA reste marginal (5 %), au même niveau que le courrier postal ou les réseaux sociaux.

    Comme pour l’énergie et l’eau, le contact humain reste fondamental : 81 % des Français considèrent qu’aucune IA ne pourra remplacer l’aide humaine, et 71 % jugent indispensable l’existence d’une agence physique.
    La confiance envers ces sociétés est de 74 %.

    Les éléments les plus importants dans la relation avec les transporteurs sont les mêmes que pour l’énergie : tarifs et promotions (50 %) et fiabilité et qualité des prestations (49 %). La qualité du service client (36 %), la facilité de contact (32 %), la proximité (22 %) et l’adaptation aux besoins des clients (21 %) viennent compléter ces critères.

    L’IA comme levier d’amélioration, mais jamais comme substitut

    Si le contact humain domine, l’IA n’est pas rejetée : 48 % des Français dans le secteur énergie/eau et 52 % dans le transport estiment qu’elle peut améliorer le service client. De même, 38 à 40 % seraient prêts à payer davantage pour bénéficier d’un service de meilleure qualité. L’IA est donc perçue comme un outil complémentaire, destiné à renforcer l’efficacité et la rapidité du service, et non à remplacer l’humain.

    Les jeunes générations, plus familiarisées avec les technologies numériques, sont particulièrement ouvertes aux solutions digitales et automatisées, ce qui laisse entrevoir une évolution progressive des usages dans les prochaines années.

    “Ce sondage mené avec OpinionWay, Mayday et efficy nous est apparu essentiel pour comprendre en profondeur les attentes des Français en matière de service client. Elle met en lumière les préférences pour le contact humain tout en identifiant les opportunités offertes par l’IA. Ces enseignements nous permettent de mieux appréhender les défis du secteur et de définir des axes d’amélioration, afin de proposer des solutions de relation client efficaces et réellement adaptées aux besoins des consommateurs.”, commente Frédéric Canevet, Product Manager chez Eloquant.

     

    “Que 9 Français sur 10 considèrent que l’IA ne pourra pas remplacer l’aide humaine rappelle une évidence : la relation client repose avant tout sur la confiance, l’écoute et l’empathie. Mais elle révèle aussi un changement de paradigme. L’enjeu n’est plus d’opposer l’IA et l’humain, mais de les faire collaborer. L’IA peut décupler l’efficacité des équipes support, leur permettre d’accéder plus vite à la bonne information, et ainsi consacrer davantage de temps à ce qui compte vraiment : la résolution des problèmes et la qualité de la relation. Chez Mayday, nous sommes convaincus que l’avenir du service client se construira à cette intersection entre technologie et intelligence humaine.”- explique  François-Nicolas Castro-Lara, Directeur Marketing chez Mayday.

     

    Pour conclure, cette étude révèle plusieurs enseignements notamment que si le contact humain reste un élément central pour les Français, l’IA est considérée comme un levier pour améliorer la qualité du service client. Les entreprises qui sauront combiner expertise humaine et technologies innovantes pourront répondre aux attentes d’un public à la fois exigeant et ouvert au digital.