Catégorie : finance

  • Finance : l’engouement pour l’IA

    Les décideurs financiers plébiscitent l’IA générative pour prendre des décisions stratégiques 

    Etude réalisée par OpiniumWay pour Taulia

    Quelle est la perception et l’usage de l’IA et l’IA Generative par les décideurs financiers ?

    Taulia , fournisseur de technologies financières spécialisé dans les solutions de gestion de fonds de roulement (groupe SAP), dévoile une étude sur la perception et l’usage de l’IA et l’IA Generative par les décideurs financiers. Cette étude mondiale menée auprès de 600 dirigeants financiers, révèle que les analyses générées par l’IA sont devenues un pilier incontournable des processus décisionnels des responsables financiers. Les résultats de cette étude indiquent ainsi que l’IA s’impose comme la pierre angulaire de la prise de décisions stratégiques des dirigeants financiers seniors.

    L’IA au cœur des décisions stratégiques : un puissant levier pour les dirigeants financiers 

     À l’échelle mondiale, l’intelligence artificielle s’impose comme une ressource clé pour les dirigeants financiers :

    –57 % d’entre eux déclarent s’appuyer sur les informations générées par l’IA pour éclairer leurs décisions stratégiques,  

    – Une proportion supérieure à celle des données internes (48 %), externes (46 %), du jugement personnel (35 %) ou encore des contributions des collègues (32 %).  

     Cet engouement s’accompagne d’une forte anticipation de son rôle croissant : 85 % des dirigeants à travers le monde s’attendent à une augmentation significative de l’influence de l’IA sur leurs processus décisionnels dans les 12 prochains mois. 

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    En France, cette tendance se concrétise également.

    52 % des décideurs financiers estiment que l’IA a une influence majeure sur la prise de décisions dans leurs fonctions. Parmi les entreprises ayant déjà adopté l’IA ou prévoyant de l’implémenter, 52 % considèrent que cette technologie contribuera à améliorer l’efficacité opérationnelle. Par ailleurs, près de 9 décideurs financiers sur 10 (85 %) déclarent utiliser ou envisager d’intégrer l’IA dans leurs fonctions financières au cours de l’année prochaine, confirmant une transformation numérique stratégique au service de la fonction métier. 

     L’IA, un moteur de performance et de confiance  

    L’IA est désormais une composante clef des départements financiers. 60 % des dirigeants financiers à travers le monde travaillent déjà au sein d’équipes intégrant l’IA, et 92 % prévoient d’en élargir l’utilisation dans les 12 prochains mois. Les applications les plus courantes concernent la gestion des stocks et des chaînes d’approvisionnement (48 %), ainsi que l’automatisation et l’optimisation des processus (46 %). Lorsqu’il est demandé aux responsables financiers seniors quels domaines bénéficient le plus de l’IA, 47 % citent l’automatisation des processus et 45 % la prévision de trésorerie. L’adoption de l’IA est encore plus prononcée dans les grandes entreprises (62 %) comparé aux entreprises de taille intermédiaire (39 %). 

    En France, les applications les plus plébiscitées de l’IA sont les suivantes : 

    – Automatisation et efficacité des processus : 61 % des répondants font totalement confiance à l’IA pour améliorer ces aspects.

    – Gestion des stocks et des chaînes d’approvisionnement : 48 % des responsables financiers seniors confirment s’appuyer sur cette technologie dans ces domaines stratégiques.
    – Prévision de trésorerie : 42 % des décideurs financiers considèrent les analyses générées par l’IA comme une référence fiable  

     IA et expertise humaine : une alliance stratégique pour repenser les fonctions financières 

     L’impact positif de l’IA est largement reconnu par les dirigeants financiers mondiaux. 90 % d’entre eux estiment que cette technologie améliore leur capacité à prendre des décisions éclairées, et 36 % qualifient cet impact de considérable. Pour exploiter pleinement le potentiel de l’IA, les responsables financiers restructurent leurs équipes : 45 % des départements financiers prévoient de recruter des experts en IA dans un futur proche. 

    La France suit également cette dynamique, avec des entreprises qui investissent dans la collaboration humain/IA pour maximiser les résultats et assurer un déploiement réussi de la technologie. 

     Mais une supervision humaine reste essentielle, notamment dans certaines fonctions critiques : 

    – Gestion des commandes et services : 74 % des répondants français considèrent qu’une supervision humaine est indispensable. 

    – Interactions avec les clients : 73 % des décideurs français jugent nécessaire une certaine intervention humaine. 

    – Négociations avec les clients : 71 % des dirigeants français affirment qu’un degré élevé de supervision humaine est requis. 

     “ Les résultats de notre étude mettent en évidence un changement majeur dans le fonctionnement des départements financiers performants. L’IA n’est plus une technologie émergente, mais un élément central de la prise de décisions stratégiques. L’IA générative simplifie l’accès aux données et renforce le rôle des dirigeants financiers. Nous sommes ravis d’accompagner ces derniers en leur fournissant des analyses basées sur l’IA pour élaborer des stratégies efficaces de gestion du fonds de roulement. Les responsables financiers accordent déjà une grande confiance aux données générées par l’IA en les privilégiant pour des décisions critiques ”, explique Cédric Bru, CEO de Taulia. 

    « Il est évident que le rôle de l’IA dans les fonctions financières ne fera que croître, ce qui signifie que ceux qui sauront la comprendre et l’exploiter efficacement bénéficieront d’un avantage concurrentiel majeur. Les départements financiers performants explorent déjà une variété de solutions basées sur l’IA et sollicitent des partenaires qui l’utilisent pour rester à la pointe de l’innovation. » conclut-il. 

    En bref :

    En France, près de 9 responsables financiers seniors sur 10 (86 %) affirment que l’intelligence artificielle a un impact concret et positif sur leur capacité à prendre des décisions éclairées 

    • Pour la prise de décisions stratégiques commerciales, les responsables financiers à travers le monde privilégient les données générées par l’IA
    • 85 % des décideurs financiers à l’échelle mondiale prévoient une augmentation de l’influence de l’IA sur leurs processus décisionnels au cours des 12 prochains mois
    • 9 dirigeants sur 10 au niveau mondial estiment que l’IA a déjà eu un impact positif sur leur capacité à prendre des décisions.
    • 45% des responsables financiers dans le monde prévoient d’investir dans les talents en recrutant des spécialistes de l’IA au sein de leurs équipes. 

  • Quels sont les défis des DAF en 2024?

    Développement commercial, trésorerie, rentabilité, cybersécurité, RH… : les priorités des DAF

    Selon l’étude « Transformation du métier, incertitudes économiques : quels enjeux et priorités pour les DAF », réalisée pour Esker par OpinionWay.
    Pour évaluer les perspectives et priorités des directeurs administratifs et financiers (DAF) français pour l’année 2024 auprès d’un échantillon de 300 directeurs et responsables administratifs et financiers dans des entreprises de 50 salariés et plus.

    • Quelles sont leurs attentes pour cette année charnière ?
    • Comment perçoivent-ils les opportunités et les défis à venir ?
    • Quels sont les principaux enjeux auxquels ils devront faire face ?

    Un climat de confiance et d’optimisme teinté de prudence

    Les DAF en France abordent l’année 2024 avec un état d’esprit largement positif. En effet, 69 % d’entre eux expriment des sentiments positifs tels que la confiance (38 %), la motivation (37 %) et la sérénité (30 %). Cette confiance est particulièrement marquée dans les grandes entreprises de +250 salariés et concerne près de 50 % d’entre elles. Les prévisions de croissance des DAF reflètent cet optimisme : 40 % anticipent une augmentation du chiffre d’affaires et 49 % s’attendent à une stabilité. Dans les grandes entreprises, cette confiance est encore plus prononcée avec 51 % d’entre eux prévoyant une progression du chiffre d’affaires, contre seulement 36 % anticipant une stagnation. Ce constat reste à nuancer, car 33 % des DAF sont en proie à l’incertitude, tandis que 19 % ressentent de l’inquiétude et 12 % du stress.

    Les voyants sont également majoritairement au vert concernant l’attractivité des postes administratifs et financiers. La majorité des DAF est confiante quant à l’attrait de ces fonctions, 69 % les jugeant attractives. Pour renforcer cet aspect, les entreprises mettent en œuvre plusieurs initiatives : une culture d’entreprise qui favorise l’équilibre vie privée / vie professionnelle (52 %), une meilleure prise en compte de la qualité de vie et du bien-être au travail (49 %) et la mise en place d’un cadre de travail flexible (44 %). En outre, 32 % des entreprises rationalisent et automatisent les processus comptables à faible valeur ajoutée pour créer un environnement de travail plus motivant. Les DAF des grandes entreprises insistent particulièrement sur l’importance de la qualité de vie et du bien-être au travail (62 %), ainsi que sur la rationalisation et l’automatisation des processus comptables à faible valeur ajoutée (38 %).

    Leurs priorités pour l’année en cours sont axées sur le développement commercial (47 %), la gestion de la trésorerie (44 %) et l’accroissement de la rentabilité (40 %). Ils mettent également un accent particulier sur la cybersécurité et la conformité des données (32 %), ainsi que sur la gestion des ressources humaines (30 %), soulignant la nécessité de maintenir une main-d’œuvre qualifiée dans un environnement en constante évolution. Le pilotage de la performance est une priorité pour 24% des répondants.

    Des enjeux et des défis persistants pour 2024

    Cette étude révèle qu’une entreprise sur deux est confrontée à un allongement des délais de règlement, compliquant la gestion de leur trésorerie (49 %). De plus, 42 % des DAF signalent une augmentation des défauts de paiement sur les deux dernières années, et   35 % ont révisé la politique de crédit de leur entreprise. Ce dernier point est particulièrement marqué dans les grandes entreprises, où 48 % ont ajusté leur politique de crédit. Enfin, près d’un DAF sur trois (29 %) indique rencontrer de réelles difficultés dans la gestion de la trésorerie.

    Dans le contexte réglementaire actuel, les DAF sont fortement impactés par les changements liés à la directive CSRD et à la facturation électronique.

    En ce qui concerne la directive CSRD, plus de 80 % des DAF ne se déclarent pas en avance, voire en retard sur la prise en compte de la double matérialité et la collecte de données liées à l’impact environnemental de leurs partenaires.

    Au sujet de la transition vers la facturation électronique prévue en 2026, 98 % des entreprises (+7 points depuis décembre 2022) ont déjà entamé des démarches ou y réfléchissent. Bien que 8 DAF sur 10 se disent bien informés sur cette réforme et ses modalités d’application, des difficultés demeurent : près d’un tiers (31 %) ne savent pas à qui s’adresser pour obtenir des informations fiables, et un quart (27 %) ont le sentiment de recevoir des informations contradictoires sur les modalités de sa mise en œuvre. Pour relever ces défis, ils ont besoin d’un accompagnement solide. Les principaux critères motivant leur choix d’un partenaire de dématérialisation sont la profondeur de l’offre proposée par rapport à son coût d’acquisition (46 %), l’ergonomie et la facilité d’utilisation des outils (31 %), et la qualité de l’accompagnement ainsi que la capacité de l’entreprise à dépasser la simple conformité avec les lois françaises (53 % au total). Pour les DAF des grandes entreprises, les critères les plus importants après le prix (49 %) sont la qualité de l’accompagnement (36 %) et la capacité à aller au-delà de la conformité (34 %).

    Les chiffres clés à retenir : 

    •  69 % des DAF expriment des sentiments positifs concernant l’année 2024 ;
    • 84 % des DAF ne se déclarent pas en avance voire en retard sur la prise en compte de la double matérialité de la directive CSRD ;
    • 98 % ont entamé les démarches pour se conformer à la réforme de la facturation électronique ou y réfléchissent ;
    • 31 % des DAF reconnaissent ne pas savoir à qui s’adresser pour avoir des informations fiables sur la généralisation de la facturation électronique ;
    • 37 % préfèrent se montrer prudents quant aux perspectives de leur organisation pour l’année à venir ;
    • 42 % des DAF signalent une augmentation des défauts de paiement par rapport à il y a deux ans.
  • Transformation, modernisation offres responsables, data, IA, open Innovation… les initiatives foisonnent pour la Poste sur Vivatech 2023 

    La Poste :  le numérique au cœur de sa transformation et de son développement


    Partenariat avec MydigitalWeek & La Brigade Du Web 

    Partenaire fondateur de Viva Technology, La Poste va démontrer, une fois encore, la poursuite de sa transformation.
    > Nouveaux services de proximité,
    > offres responsables de bancassurance,
    > solutions digitales de confiance,
    > investissements dans la décarbonation des transports,
    > dans la modernisation de son réseau,
    > dans la formation de ses collaborateurs…

    Nouvelles solutions, nouveaux développements sur des marchés d’avenir, nouveaux partenariats créateurs de valeur, nouvelles annonces… La Poste va marquer sa présence à Viva Technology  par de multiples présentations d’offres, démonstrations, évènements, et prises de parole sur son stand et dans les médias, et la participation à des conférences, liées à tous les métiers du groupe.

    1. Cette présence va s’articuler autour de 6 grandes thématiques :
      la confiance numérique (Digital trust) ;
    2. la dimension vert et citoyen (Green and civic) ;
    3. le e-commerce et les services en ligne (Tech for retail) ;

     

    1. la marque employeur et la formation (Jobboard & formation) ;
    2. l’open innovation & les dispositifs d’accompagnement des start-up (open innovation & start-up funding) ;
    3. les femmes dans l’univers des entreprises numériques

    TEMPS FORTS VIVATECH 2023 

    Parmi les temps forts de cette édition 2022 VivaTech :

    1. le lancement d’une école de la data et de l’IA par le groupe,
    2. l’annonce de la création du fonds d’investissement de La Banque Postale dans les start-up

    1. ou encore la révélation des start-up lauréates 2022 du concours French IoT Impact x Technologie et du Coup de cœur national #FemmesduNumérique.
    2. Sur le Lab La Poste, les visiteurs seront accueillis par des visages familiers : ceux des 9 factrices, facteurs et chargé(e)s de clientèle qui rendent au quotidien le numérique accessible à tous. Ces ambassadeurs de l’innovation postale côtoieront les experts des solutions innovantes et une cinquantaine de start-up accompagnées par le groupe.
      (source Groupe La Poste ) 
  • Conditions de travail, apprentissage et évolutivité, digitalisation des processus, décloisonnement…portrait robot de la fonction finance post pandémie

    Quels défis pour la fonction finance et l’entreprise post pandémie ?

    Une étude menée par Blackline

    Deux ans après le début de la pandémie, l’économie mondiale est en passe d’assister à la relance post-récession la plus importante depuis 80 ans, d’après la Banque mondiale. Les particuliers, les entreprises et la société dans son ensemble regardent vers l’avant pour commencer à façonner le futur. Ce retour à l’optimisme rime avec regain d’appétit pour la croissance, qu’elle soit organique, par fusion et acquisition, ou à l’international pour de nombreuses organisations. Dans le même temps, les entreprises surveillent leur bilan de près pour s’assurer d’être résilientes et agiles et faire face aux perturbations futures.

    Dans ce contexte, les équipes financières et comptables ainsi que les directeurs financiers jouent un rôle de plus en plus prégnant, en proposant des activités de conseil, d’analyse, de planification et de due diligence pour assurer une prise de décision éclairée. La demande de compétences qui ne se limitent pas aux savoir-faire traditionnels et transactionnels risque de se trouve en forte augmentation, ce qui laisse présager une compétition accrue en matière de recrutement et de rétention des talents — un enjeu crucial au lendemain de la pandémie.

    Afin de mieux cerner la situation, BlackLine, acteur de la digitalisation des fonctions comptable et financière, a fait appel au cabinet de recherche indépendant Censuswide pour interroger 1150 cadres dirigeants et professionnels de la finance à travers le monde, dont 150 en France (75 et 75). Avec pour objectif d’examiner les savoir-faire technologiques et autres compétences dont le secteur a besoin dès aujourd’hui pour assurer la croissance de demain — et d’identifier les obstacles pouvant s’opposer au recrutement et à la rétention des talents.

    En résumé :

    • Pour la 3ème fois consécutive, la confiance des professionnels de la finance et des cadres dirigeants envers les données financières s’érode : 11% seulementt déclarent leur faire totalement confiance, 41% relativement confiance, et 19% ne pas leur faire confiance du tout.
    • Un tiers (33%) des sondés admet que le fait de ne pas proposer de travail hybride risque de décourager les futurs candidats à la fonction finance, tandis que l’apprentissage de nouvelles compétences (32%) et l’évolutivité des carrières (26%) sont perçus comme les deux éléments clés pour retenir ses talents.
    • 1 professionnel interrogé sur 3 (33%) pense que les candidats s’attendent à ce que le département comptable de leur entreprise soit plus compétent dans le numérique. Ils plébiscitent une transformation basée sur la data.
    • 31% des cadres dirigeants et professionnels de la fonction comptable estiment que leurs équipes de finances ne ressemblent pas à la façon dont elles sont représentées dans la culture populaire ; 30% affirment même que les esprits les plus brillants de leur organisation se trouvent au sein de ce département

    Baromètre : une confiance envers les chiffres en chute libre par rapport à 2018 et 2020

    Pour la troisième fois consécutive en quatre ans, la confiance des professionnels de la finance et des cadres dirigeants envers l’exactitude des données financières s’érode. En 2018, les sondés étaient 75%* à déclarer avoir totalement confiance envers les chiffres de leur entreprise, et 21% à leur faire relativement confiance. En septembre 2020, après la première phase de la crise et les restrictions sanitaires engendrées par celle-ci, ces proportions s’égalisaient à 47% chacune. Un an plus tard, nouvelle baisse : ils ne sont plus que 11% à déclarer avoir totalement confiance envers l’exactitude de leurs données financières, et 41% à leur faire relativement confiance. En outre, si en 2018 (4%) et 2020 (5%), un nombre restreint de professionnels admettaient avoir une confiance limitée envers les chiffres de leur entreprise, ils sont aujourd’hui 29%. Plus interpellant encore : 19% des sondés déclarent désormais ouvertement ne pas leur faire confiance du tout !

    Pour quelles raisons ? 35% pointent du doigt le fait de ne pas connaitre les compétences des personnes ayant manipulé les données, 32%, le manque de contrôles et de vérifications automatisés par rapport à la quantité de celles-ci, et 29%, la dépendance de leur service à des tableurs et procédés dépassés, ce qui tend à laisser leurs équipes dans le flou jusqu’à la fin du mois. Le trop grand nombre de sources de données, cause principale du manque de confiance en 2018 et 2020 (41% chacune de ces années), inquiète désormais moins (20%, 5ème), tandis que le télétravail pointé du doigt il y a encore un an (36%, 2ème) semble une problématique appartenant au passé (3%, dernier).

    « On constate que la confiance intégrale envers les données financières diminue au profit de la généralisation d’une confiance plus mitigée » décrypte Lucie Bordelais, Directrice développement EMEA de BlackLine. « En parallèle, les sceptiques ne se cachent plus après deux ans de pandémie — un contexte pandémique qui explique certainement la baisse de confiance qui ressort de notre baromètre. »

    Apprentissage et évolutivité à l’ordre du jour pour redorer le blason de la fonction comptable

    La crise sanitaire a créé une nouvelle normalité, à laquelle les entreprises doivent à tout prix s’adapter si elles veulent attirer et retenir les meilleurs talents. Un tiers (33%) des professionnels de la finance et des cadres dirigeants admettent que le fait de ne pas proposer de travail hybride risque de décourager certains candidats — c’est 5% de plus que la moyenne globale (28%), et 9% de plus qu’aux États-Unis (24%). Les autres causes de découragement sont incarnées par les technologies et processus dépassés (32%) ou par le manque d’attractivité des conditions de travail, telles que le travail flexible (30%).

    En ce qui concerne la rétention des talents, l’apprentissage de nouvelles compétences (32%) et l’évolutivité des carrières (26%) sont au cœur des préoccupations. Le manque de collaboration avec d’autres domaines de l’entreprise (25%), ou d’options de travail flexible (25%), la nature répétitive des tâches (21%), le fait que le département financier soit régulièrement sous-estimé (21%), enfin le stress engendré par le contrôle accru et les réglementations strictes (19%), viennent ensuite.

    La transformation digitale, une étape indispensable pour attirer les jeunes talents

    30% des personnes interrogées jugent que les diplômes académiques actuels ne préparent pas convenablement au travail quotidien effectif que représente la fonction financière. Un tiers (33%) d’entre elles pensent pour leur part que les candidats s’attendent à ce que le département comptable et finance de leur entreprise soit plus compétent dans le numérique, et près d’un quart (23%), que les cours académiques devraient se concentrer davantage sur les compétences technologiques. 27% jugent en outre que les jeunes travailleurs n’hésiteront pas à changer de travail s’ils ne sont pas satisfaits.

    Les financiers et cadres dirigeants attestent aussi de l’importance d’une transformation de la fonction qui soit basée sur la data. Lorsqu’il s’agit de recruter de nouveaux talents, ils estiment que leur entreprise a besoin, en plus des compétences et qualifications traditionnellement requises, de connaissances technologiques en intégration des systèmes financiers (34%), en automatisation robotisée des processus (RPA, 33%), en solutions d’automatisation des finances (30%) et d’Intelligence Artificielle (27%).

    « La notion de data est essentielle pour la fonction finance de demain. Les couches technologiques se sont souvent superposées dans les entreprises et aujourd’hui l’information peut être disséminée dans une multitude de systèmes, mais aussi via des sources externes » commente Lucie Bordelais. « Voilà pourquoi la donnée est existentielle pour l’avenir du métier : il faut la ressembler et l’identifier, apprendre à l’utiliser, et lui donner du sens. »

    La collaboration avec les autres fonctions : l’enjeu numéro 1 de la finance post-pandémie

    L’étude indique aussi que la fonction comptable et financière peut servir de tremplin vers d’autres fonctions plus stratégiques. Les sondés sont en effet majoritairement d’accord (plutôt d’accord, 31% ; entièrement d’accord, 10%) pour dire que des personnes avec un passé en comptabilité ou en finance font de bons directeurs d’entreprise.

    Interrogés à propos des compétences qu’ils estiment indispensables aux futurs chefs financiers de leur société, les sondés répondent ceci : une grande compréhension de la gestion des risques (39%), des bonnes pratiques financières (37%), ainsi que des données — en plus de l’analyse de celles-ci (31%). 22% répondent aussi la collaboration, et 20%, une capacité à penser de façon stratégique.

    Pour terminer, la fonction comptable semble jouir d’une image positive au sein de l’entreprise. Les professionnels de la finance sont fiers d’en faire partie, et les cadres dirigeants lui font confiance pour soutenir la stratégie et l’innovation. 31% estiment que leurs équipes de finances ne ressemblent pas ou presque pas à la façon dont elles sont représentées dans la culture populaire, 30% affirmant même que les esprits les plus brillants de leur organisation se trouvent dans ce département, et 23%, que la comptabilité est un bon point de départ pour construire une carrière couronnée de succès dans les affaires.

    « Notre étude montre très clairement que la fonction comptable et financière peut servir de tremplin vers des fonctions plus stratégiques de l’entreprise » conclut Lucie Bordelais, Directrice développement EMEA de BlackLine. « Encore faut-il que les dirigeants placent la collaboration inter-départements au cœur de leurs priorités, notamment sur les sujets sociétales de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Actuellement, cela ne semble pas être le cas — mais demain ? »