Catégorie : eSanté

  • My Digital Week & La Brigade Du Web s’associent au Téléthon Digital

    My Digital Week & La Brigade Du Web s’associent au Téléthon Digital 2017 !

    Donner du sens à nos actions…
    Dans un monde en perpétuel  mouvement, en manque de repères, et parfois d’humanité…cela fait du bien de se retrouver autour d’une belle action commune.

    @mydigitalweek et le collectif @labrigadeduweb n’ont pas hésité à répondre présents pour relayer les actions du Téléthon Digital. Le collectif La Brigade Du Web #LBDW sera présent pour faire résonner sur les réseaux sociaux en particulier Twitter les actions menées par Téléthon Digital.

    Le 9 novembre sera une journée spéciale car au-delà des prouesses technologiques, l’enjeu est surtout d’améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap, en proposant une expérience utilisateur solidaire.

    Une 4ème édition sous le signe de l’innovation et de la solidarité

    Téléthon Digital rassemble un écosystème de professionnels issu du numérique avec l’ambition de révéler les technologies les plus innovantes dans le domaine de la solidarité numérique à destination du grand public. L’assocaition s’engage autour de valeurs communes fortes : l’innovation technologique et e-santé au service des chercheurs, des médecins et des malades du diagnostic jusqu’au soin ….

    Fort du succès de sa dernière édition, le Téléthon Digital propose un programme riche et exigeant :

    • Une sélection de créations mobile et VR engagéeen partenariat avec le Festival Takavoir,
    • Des expériences en réalité augmentée et hologrammes avec ses application dans le domaine de la santé et autres immersions avec Microsoft,
    • Une sélection de projets et démos de start-up solidairesen partenariat avec
    • Cap Digital

      Un lieu magique ! Venez nous rejoindre le 9 Novembre !

    Venez nous rejoindre au WEWORK WeWork est un réseau global d’espaces de travail où les entreprises et les hommes évoluent ensemble. Ce n’est pas simplement le meilleur endroit où travailler, c’est aussi un mouvement en faveur de l’humanisation du travail. Nous sommes certains que les chefs d’entreprise peuvent s’entraider, que les bureaux peuvent avoir le confort d’une maison, et que nous pouvons tous attendre le lundi de pied ferme dès lors que l’on trouve le vrai sens de ce que nous faisons.

    L’association AFM-Téléthon en bref !

    • Une association de militants, malades et parents de malades engagés dans le combat contre des maladies génétiques rares qui tuent muscle après muscle, les maladies neuromusculaires.
    • L’AFM-Téléthon est née d’une conviction et d’une volonté : guérir des maladies longtemps considérées comme incurables. Pour réussir, elle s’est fixé une règle d’or : la rigueur et l’efficacité.
    • Au sein de l’AFM-Téléthon, bénévoles et salariés s’allient pour mettre en œuvre une stratégie uniquement guidée par l’intérêt des malades et l’urgence de la maladie évolutive.
    • Trois missions : Guérir(recherche et développement de thérapies innovantes), Aider les malades (soins, accompagnement, citoyenneté), Communiquer les savoirs auprès des familles, professionnels et du grand public.
    • L’Association mène une stratégie d’intérêt général. L’innovation scientifique, médicale et sociale qu’elle impulse bénéficie à l’ensemble des maladies rares et des personnes en situation de handicap et fait avancer la médecine toute entière.
    • L’AFM-Téléthon, c’est aussi le Téléthon, une mobilisation populaire uniquequi a fait sortir les maladies rares du néant et permis une triple révolution génétique, sociale et médicale avec le développement des biothérapies.

    Les partenaires événementiels
    Cap Digital, Wework, ViewOn, MyDigitalWeek, LaBrigadeduWeb, Microsoft et Takavoir.

     

  • COMARCH, le géant polonais qui connaît tout de votre vie …

    COMARCH, le géant polonais qui connaît tout de votre vie …

    Par Annie Abela Lichtner – journaliste

    Comarch est connu pour son ERP, on sait moins que cette entreprise polonaise investit lourdement dans l’e-santé, les smartcities et les objets connectés. En misant sur la data, COMARCH est en passe de devenir un géant du Web capable de collecter vos données en tant que patient, mais aussi citoyen et consommateur.
    Portrait d’un éditeur discret mais dont l’horizon économique est virtuellement inépuisable.  

    Quand on arrive à Cracovie, difficile de ne pas trouver l’entreprise COMARCH. Erigé comme un campus, COMARCH dispose de plusieurs bâtiments sur des dizaines d’hectares.

    Piotr Krajewski – Fotografia Architektury / Architectural Photography

    Première surprise, l’entreprise dispose de sa propre clinique, équipements médicaux derniers cris, son objectif est de développer des applications analytiques dans le domaine de l’e-santé pour prévenir les accidents cardiaques. « Nous avons investi 50 M€ dans l’e-santé, mais à ce jour, le retour sur investissement est quasi nul. C’est un pari sur l’avenir » déclare Janus Filipiack, fondateur et PDG de Comarch SA.

    Patient et télémedecine

    En Pologne comme en France, on souffre du manque de médecins dans les campagnes. La télémedecine est un moyen de rester en contact avec les patients. La salle de contrôle de la clinique permet de suivre en temps réel le rythme cardiaque ou la pression artérielle des patients quel que soit l’endroit où ils se trouvent. Seule condition : porter des appareils conçus par Comarch.

    Piotr Krajewski – Fotografia Architektury / Architectural Photography

    Le service est gratuit mais soulève quelques questions. L’un des salariés de la clinique raconte qu’un patient domicilié à plus de 600 km de Cracovie a eu la vie sauve grâce à cette technologie. Reste les questions de protection et transfert des données, des domaines particulièrement sensibles dès que l’on touche à la santé. Sur la partie transfert des data, selon Comarch les équipements sont validés par l’Union  Européenne, sur la protection des données, le discours est plus flou. La Pologne ne possède pas comme en France d’un organisme tel que la CNIL. Alors à qui appartient la donnée : au patient ou à la clinique et de fait à COMARCH ?… Nous n’avons pas eu de réponses.

    Citoyen et smartcity

    Ultra-connectée, la ville intelligente de demain sera pilotée par les données, y compris les données personnelles de tout un chacun. Comment assurer le développement de services innovants sans porter atteinte à nos libertés individuelles ?

    « Notre vision de la ville intelligente est celle d’une ville équipée des meilleures technologies du marché, allant d’une plateforme de gestion centralisée à la mise en place de dispositifs intelligents et basés sur des systèmes de capteurs, le tout supporté par des processus de collecte, de calcul et d’analyse des données » explique Janus Filipiack. Pour mettre en pratique cette vision, l’entreprise propose COMARCH Smart City basée sur la plate-forme IoT (plateforme de gestion des données et des processus – Comarch Internet of Things Platform), pouvant être intégrée à des émetteurs tels que les beacons ou d’autres dispositifs IoT.
    « Ces projets se heurtent à des obstacles de plusieurs types, les institutions et entreprises qui les mettent en place doivent en premier lieu éviter de surcharger l’utilisateur d’information. L’installation volontaire d’une application est un prérequis initial et toute sollicitation excessive de l’usager ou, dans le cas des projets commerciaux, du client, mène inévitablement à la suppression de l’application » explique Matthieu Lacroix, responsable marketing et communication chez Comarch (source Comarch inside https://blog.comarch.fr/la-smart-city-une-realite-plurielle/)

    En France, la collecte des données est strictement réglementée par la CNIL. Cependant, en croisant les informations, on finit toujours par retrouver l’identité des personnes… Les collectivités locales se montrent scrupuleuses du respect de la vie privée. En gérant les fichiers sociaux, elles savent déjà ce que représente la protection de fichiers sensibles. Ces administrations sont plutôt dans une démarche d’open data, et comment mettre à disposition du public des données anonymisées sur l’urbanisme ou le climat en espérant qu’elles ne soient pas exploitées à de mauvais desseins par des entreprises privée moins scrupuleuses.

    Consommateur et beacon

    Toutes les données générées par les consommateurs sont une vraie mine d’informations. Connaître sa clientèle c’est avant tout identifier ses habitudes de navigation web, mobile et de parcours physique, savoir ce qu’elle apprécie, ce qu’elle fait et où elle aime se rendre. Différentes technologies permettent d’acquérir ces données, tels que le iBeacon et le wifi. En effet, connaître le comportement de ses clients est un mix d’informations issu de données de différents canaux.
    COMARCH, mise sur les beacon (petites balises fonctionnant en blue tooth et accessible par mobile) . La technologie beacon de Comarch permet niveau du point de vente : de mesurer du trafic en magasin, les passages et les temps de présence par client et par lieu. Dans l’application mobile : la mesure d’audience et de fréquences de passage, l’identification des rubriques visitées seront identifiées.

    Mais dans une étude publiée par Comarch même, parue dans www.mdw.stellart-design.fr/
    A la question : les marques cherchent de plus en plus à connaître le profil, les goûts et la localisation de leurs clients, de manière à mieux cibler les offres à leur proposer. Personnellement, diriez-vous que cette démarche est plutôt une bonne chose ou une mauvaise? 65 % trouvent la démarche d’une publicité personnalisée et géolocalisée intrusive.

    En tout état de cause , l’objectif est également d’adopter des comportements et des conditions d’utilisation propices à instaurer et maintenir la confiance des utilisateurs, sans laquelle il sera difficile de pérenniser le succès des beacons. COMARCH fournit la technologie aux retailers, à eux de se mettre ne conformité.

    Dans les médias, les GAFA sont souvent cités comme étant la  industrie qui tire profit de chacun de nos gestes. La collecte des traces que nous laissons : en tant que patient, consommateur ou citoyen ouvre une infinité de fonctionnalités dégageant un horizon économique virtuellement inépuisable. COMARCH l’a compris, l’éditeur discret avance à l’ombre des géants américains, une force tranquille mais une force assurément.

     

  • Santé : l’innovation mobile au service des soins

    Santé : l’innovation mobile au service d’un continuum des soins

    Par Karim Djamai, Directeur Mobilité, VMware France

    Il en est de la responsabilité des professionnels de santé d’assurer une prise en charge efficace de leurs patients, du diagnostic au suivi. Cependant, de nombreux organismes peinent à relever ce défi en l’absence d’une chaîne logistique suffisamment performante pour proposer un parcours plus global aux malades. 

    Les pratiques innovantes en matière de soins de santé évoluent rapidement. Selon un nouveau rapport publié par le cabinet Deloitte, le marché mondial de la santé numérique, estimé à 27 milliards d’euros en 2014, devrait presque voir sa valeur doubler pour atteindre jusqu’à 50 milliards d’euros d’ici 2018. De fait, des progrès technologiques tels que l’accès rapide (« tap and go ») à des stations de travail statiques, le développement de pilules connectées et les systèmes de diagnostics par le biais de dispositifs portables font progressivement leur apparition. Pour autant, l’amélioration des soins, dépendra surtout de la capacité des technologies mobiles à révolutionner l’écosystème de la santé dans son ensemble. En effet, la tendance reste actuellement à la réduction des budgets, le secteur subissant une pression constante sur les coûts. 

    Les acteurs mettant en œuvre de nouvelles technologies pour les patients doivent garder en tête que le vieillissement de la population et les taux variables d’adoption des services de mobilité seront autant de défis à relever. La question est de savoir comment déployer ces nouvelles technologies mobiles pour au final contribuer au bien-être des patients.

    Un secteur avide de données

    Associée à la mobilité, l’analyse de données médicales offre de nouvelles opportunités aux organismes de santé. Grâce à l’intelligence artificielle par exemple, ils peuvent détecter des comportements en matière de santé publique et anticiper des épidémies, le tout en optimisant l’efficacité clinique et opérationnelle. 

    L’émergence des objets connectés constitue une autre tendance à suivre par les prestataires de santé. Les patients adoptent de plus en plus souvent de tels dispositifs d’eux-mêmes, notamment pour surveiller leur fréquence cardiaque, mesurer leurs nombres de pas (et donc les distances parcourues) et analyser leur sommeil. Dans le cadre du parcours de soin du patient, ces données peuvent avoir un intérêt fort pour le personnel soignant qui peut également les utiliser pour assurer un suivi à distance et en continu. Les prestataires de soins de santé du domaine privé devraient d’ailleurs eux aussi en tirer profit : les données qu’ils utilisent et analysent les aident à adapter leurs coûts d’assurances et les politiques afférentes et proposer à leurs patients une offre plus personnalisée.

    En récupérant des données depuis des appareils mobiles, les médecins et autres praticiens bénéficient d’une vue à 360° et en temps réel des malades. En outre, l’accès rapide à n’importe quel terminal sécurisé leur permet d’obtenir plus rapidement des données et de déterminer le protocole de soin approprié. Enfin, les applications de santé peuvent désormais capturer bien plus de données qu’auparavant (résultats de tests, informations sur les médicaments, taux de glycémie, images médicales) et proposer une meilleure qualité de soin que ce soit avant, pendant ou après le traitement des patients. Les meilleures solutions mobiles sont celles qui fournissent le plus de données sur l’état d’un patient et offrent aux organisations une plus grande efficacité de réponse er d’adaptation des traitements.

    Les terminaux mobiles rendent aussi possibles les consultations par vidéo, limitant par conséquent les visites à l’hôpital seulement en cas de nécessité. Nous verrons également dans les hôpitaux, en particulier les CHU, des innovations autour de la réalité augmentée et mixte, par exemple pour de la Télémédecine qui pourrait permettre de pallier au manque de couverture géographique de certaines spécialités.

    Tout cela semble très prometteur, mais dans les faits, qu’est-ce que cela donne ?  Ces innovations impliquent le transfert de données entre les patients, les organismes de santé et l’ensemble du secteur, tous concernés par des enjeux majeurs de sécurité. 

    Surmonter le défi de la sécurité

    En dépit des opportunités qu’elle génère, le principal frein à une adoption massive de ces technologies est la sécurité. Plus les données prennent de la valeur, plus elles sont vulnérables. Les terminaux mobiles offrent aux pirates une véritable passerelle pour s’immiscer dans les dossiers des patients, dans les environnements cliniques et dans les réseaux de praticiens. L’acteur hollywoodien Charlie Sheen annonçait l’année dernière avoir été victime de chantage suite à la découverte d’éléments confidentiels sur son état de santé.

    Les organismes de santé doivent faire en sorte que la sécurité ne les empêche pas de révolutionner les soins à travers le monde et voici quelques recommandations pour y parvenir :

    1. Donner l’exemple – Les cadres supérieurs sont généralement conscients de la valeur de la mobilité. Cependant, ils doivent également s’assurer de la sécurité des environnements, en particulier dans un secteur aussi réglementé, où les informations sur les patients sont si sensibles et précieuses qu’une gouvernance stricte est nécessaire.
    2. Former les professionnels de santé en matière de sécurité mobile – La DSI doit mettre en place les formations et processus adéquats pour aboutir à une meilleure compréhension des contraintes réglementaires. En effet, alors que les dossiers médicaux sur papier peuvent être enfermés dans un hôpital, les données électroniques, elles, font souvent l’objet de transferts d’un établissement à un autre. Le personnel doit donc être formé suffisamment et de façon régulière, et prendre conscience des conséquences d’une fuite.
    3. Investir pour réduire les risques – Les organismes de santé ont depuis longtemps commencé à investir dans des outils informatiques. Cependant, pour ne pas se trouver dépassés par tous les changements actuels, il leur faudra surtout investir dans les nouvelles technologies comme la micro segmentation et les nouvelles méthodes de managements de postes de travail. Ils devront abandonner les outils traditionnels obsolètes et intégrer des solutions de sécurité au cœur de leurs infrastructures pour assurer la protection de l’ensemble des postes de travail au Datacenter. En clair, face à la recrudescence des cyberattaques, il leur faudra faire des choix innovants et structurants pour ces nouveaux usage et pour en limiter les risques.

    Le champ des possibles est énorme en matière d’innovations mobiles dans les domaines de santé. L’important sera de créer un centre d’excellence sécurisé afin de soutenir la nouveauté en matière de développement d’applications, et de proposer une expérience sûre et de premier plan pour les patients. 

    Une fois les technologies de gestion des risques mises en œuvre, les organismes de santé pourront combiner  consultations par vidéo, collaboration, contenu  et  accessoires connectés en  mobilité, il sera alors possible d’améliorer les soins administrés aux patients avec un effort budgétaire maitrisé.

  • Santé et numérique : les grandes tendances

    Les 5 tendances de la communication santé à 2025

    Par Pierre-Henri Freyssingeas, fondateur de l’agence Henri 8
    Grand Prix 2015 du Festival de la Communication Santé de Deauville

    Dans le secteur de la communication santé, le numérique apporte bien plus qu’une simple évolution. Lorsque nous avons créé l’agence en 2010, il y avait déjà un essoufflement du modèle classique, basé sur les rencontres physiques et les supports print. L’arrivée des tablettes numériques a généré une révolution dans la conception des événements, permettant plus d’interactivité, impliquant davantage les professionnels de santé et réduisant progressivement la distance entre les experts orateurs et les invités. Aujourd’hui, nous concevons des dispositifs qui réconcilient la présence avec la communication à distance, exploitant la puissance du numérique et le concept des réseaux sociaux, avec cinq grandes tendances de fond qui se dessinent d’ici à 2025.

    1. La dématérialisation et la diversification des supports
    Les sociétés savantes et les laboratoires pharmaceutiques développent rapidement de nouveaux supports d’information et de formation dématérialisés. Les formats courts, interactifs, didactiques et évolutifs seront privilégiés, avec des digests diffusés en webcast live ou des vidéos de best of assortis de commentaires des participants. Le portail de formation médicale Echowebline, développé pour la filiale d’imagerie de la SFC (Société française de cardiologie) en est un bon exemple.

    2. L’émergence des communautés
    Grâce à de nouvelles plateformes collaboratives, les professionnels de santé adhéreront à des communautés connectées, centrées autour des experts leaders d’opinion. Ils s’en serviront pour partager des informations de plus en plus spécialisées par pathologie. Le travail du marketing ne sera plus de créer des sites internet propriétaires, mais d’identifier et faciliter la communication en ligne des leaders naturels issus du monde scientifique et médical.

    3. Le professionnel de santé devient un follower actif
    Chaque professionnel, dans sa communauté, sera un follower actif. Il «likera» et commentera les contenus proposés. Il deviendra aussi cocréateur du contenu, qui sera échangé, enrichi et augmenté de manière transversale. Les grands médias médicaux en ligne, tel le Journal international de médecine ou Medscape, aux Etats-Unis, ont déjà largement ouvert la voie en proposant des informations synthétiques et ciblées permettant de résumer un événement, une publication. Chez Henri 8, nous concentrerons notre créativité sur l’animation des réseaux professionnels issus des sociétés savantes et des CHU (centres hospitaliers universitaires).

    4. La généralisation du mobile first et l’explosion des formats multimédias
    Sur le modèle Atawad («any time, any where, any device»), la communication santé va rapidement passer le cap du tout mobile pour un usage «mobile first». D’ici à 2025, la 5G [des débits de données jusqu’à cent fois plus rapides que la 4G] rendra obsolète les supports numériques inadaptés à la mobilité. L’avantage concurrentiel ira aux acteurs qui disposeront de bibliothèques en lignes, riches en multimédia de qualité, responsives, interactives et collaboratives.

    5. Vers un meilleur partage de pratiques pour une meilleure prise en charge des patients
    Les communautés connectées et interconnectées ainsi que le développement rapide des relations numériques directes entre professionnels de santé conduiront à une démocratisation des connaissances et des expériences. Sur le modèle d’open innovation, les échanges d’informations médicales vont s’affranchir des frontières historiques en devenant pluridisciplinaires et internationaux. Cette nouvelle organisation permettra une meilleure prise en charge des patients.

     

  • Marché de la santé : gérer les données pour tirer parti des réglementations

    Santé : comment tirer parti des réglementations? 

    par Darren Cooper, directeur des solutions métiers, Stibo Systems

     

    Une certaine ambiguïté et équivoque caractérise la façon dont les médicaments sont emballés, commercialisés, vendus, dosés et utilisés dans différents pays. Elle ne permet pas des pratiques de santé efficientes à l’échelle mondiale. Considérez, par exemple, un médicament répertorié comme ayant un effet indésirable dans un pays, mais uniquement identifié dans d’autres pour un rappel.

    De ce fait, l’instauration en juillet dernier des normes IDMP (identification et description des produits pharmaceutiques) va s’avérer bénéfique dans ce type de cas. Partie intégrante de la directive sur les essais cliniques de l’Union européenne (2001/20/EC), les normes IDMP s’inscrivent dans un cadre réglementaire plus vaste en la matière adopté en 2004. Visant à protéger les droits et la sécurité des participants aux essais cliniques, la directive a également simplifié et harmonisé les procédures de mise en œuvre d’essais cliniques en Europe. Toutefois, une baisse du nombre des essais cliniques menés à travers l’Europe ainsi qu’une augmentation des frais administratifs, d’assurance et des besoins en personnel ont conduit l’UE à revoir la directive.

    L’ISO (Organisation internationale de normalisation) définit les éléments de données IDMP et les structures (substances, formes posologiques, unités de mesure) qui permettent l’identification unique et l’échange d’informations réglementées. L’Agence Européenne des Médicaments (EMA) met en place les normes de messagerie destinées à l’échange d’informations IDMP.

    Dans le cadre d’une réglementation de l’UE, les États membres, les titulaires d’autorisation de mise sur le marché et l’EMA utilisent les normes IDMP depuis juillet 2016.

    Toutefois, malgré la complexité et la nature réglementaire des nouvelles exigences, les acteurs doivent étudier comment ils peuvent tirer parti de l’application des normes IDMP et rechercher des moyens de les exploiter pour améliorer les processus opérationnels.

    Les normes facilitent l’échange et le suivi d’informations entre diverses parties au sein de la chaîne logistique, telles que plusieurs entreprises et régulateurs. En outre, ces parties peuvent en profiter pour considérer les normes comme un moyen efficace d’échanger des informations entre différentes équipes internes dans leurs propres organisations. Après tout, employer une seule norme à travers l’organisation accélère et optimise la recherche des données utiles par chaque acteur. De plus, cela étaye la démarche de gouvernance des données et offre des avantages qui dépassent le simple respect de la réglementation.

    Créer et gérer le pivot central nécessaire pour obtenir les niveaux de conformité et d’efficacité requis par les exigences IDMP constitue clairement une tâche importante. Elle peut être facilitée en déployant une plateforme éprouvée de gestion des données de référence (MDM).
    Une solution MDM offre une vue unifiée et fiable des données commerciales clés (ingrédients de produit pharmaceutique, informations marketing, coordonnées) aux responsables des produits, avec la variété des données de référence connexes.

    Normes pour les informations sur les produits pharmaceutiques 

    L’adoption de normes GS1, qui crée un ensemble unique de normes permettant aux acteurs d’utiliser les mêmes formats et conventions, va favoriser la rationalisation et le partage de données exactes et cohérentes. Le Service National de la Santé (NHS), par exemple, a adopté la norme pour permettre l’achat électronique et des opérations cliniques.

    Une nouvelle réglementation va bientôt arriver. La directive de l’UE sur les médicaments falsifiés (réglementation déléguée de la Commission UE 2016/161), mise en œuvre d’ici 2019, exigera l’ajout de nouveaux dispositifs de sécurité sur l’emballage pour assurer l’authentification du produit. Des normes GS1 seront également déployées via des codes barres lisibles à tout stade de la chaîne logistique de la santé. La traçabilité sera ainsi garantie, en permettant de localiser rapidement et de rappeler un produit faisant l’objet d’une alerte de sécurité.

    Gestion des données de référence pour les renseignements médicaux 

    Le MDM repose sur le principe de rendre les données de référence d’une entreprise, en l’occurrence celles relatives à ses produits de base, disponibles et accessibles pour tous les systèmes et les individus qui en ont besoin, au sein même de l’entreprise et au-delà.

    Une solution MDM synchronise les données de chaque produit à partir de diverses sources hétérogènes à tout stade de la chaîne logistique, du laboratoire au client. Elle crée un référentiel unifié et centralisé. Ce dernier permet de préparer les informations produit pour la réglementation IDMP, mais également de les partager à travers la chaîne logistique.

    Concernant le secteur pharmaceutique, une plateforme MDM sert principalement à gérer les informations sur les médicaments, mais peut aussi permettre le partage et la gouvernance d’autres données vitales pour l’activité (par exemple, renseignements sur les essais cliniques, données de référence financières ou données des clients et des employés de l’entité).

    Déployer une solution MDM offre un avantage majeur à considérer, qui consiste en la capacité de collecter des informations provenant des systèmes existants et de les rendre utilisables dans toute l’organisation. Par exemple, plutôt que de devoir changer les applications actuelles, une solution MDM peut exploiter les sources de données existantes pour créer des vues de produits conformes, à l’appui des normes IDMP.

    Les chefs de produits enrichissent cette information dans la solution MDM à diverses fins fonctionnelles (analyse, conformité, marketing et support client). En fait, il est possible d’utiliser une solution MDM pour recueillir autant de données que nécessaire dans toute la chaîne logistique afin d’obtenir une vue complète du cycle de vie d’un produit, ce qui améliore la traçabilité et les mécanismes de rappel. L’intégration native aux pools de données GS1 qu’offre une solution MDM permet l’échange de données bidirectionnel. L’adoption de ces normes dans la solution s’avère ainsi facile, vérifiable et contribue à améliorer l’efficience logistique.

    Finalement, une solution MDM permet la création et la gestion efficace de l’actif le plus crucial d’une entreprise pharmaceutique, à savoir un référentiel central qui contient des informations exactes et cohérentes sur chacun de ses produits et leurs composants.

    Fournir une vue globale 

    La plupart des entreprises pharmaceutiques tendent à stocker leurs données produit et client dans des silos, diverses équipes internes conservant leurs propres informations dans des fichiers distincts et souvent dans différents formats.

    Une solution MDM, combinée au système ERP (progiciel de gestion intégrée) d’une entité, peut synchroniser et unifier toutes ses données à partir de sources différentes, externes ou internes, dans une variété de formats. Elle peut ainsi mieux partager les données avec des fournisseurs et des clients, des équipes internes et des autorités réglementaires.

    L’entité est donc capable de fournir aux prestataires de services de santé les informations sur les ingrédients, les effets et les éventuels effets secondaires d’un médicament donné à tout moment, quel que soit le canal utilisé. Les fabricants sont en mesure de corréler chacun de leurs produits à chaque ingrédient de chaque fournisseur.

    Une telle vue globale des données d’une entité permet une meilleure traçabilité des ingrédients et des formules tout au long de la chaîne logistique.

    En outre, une solution MDM peut délivrer instantanément des données exactes et actuelles sur toutes les règles et réglementations locales. Elle garantit le maintien d’une conformité totale dans toutes les régions dans lesquelles une entité opère, avec une agilité adéquate pour gérer les nouvelles réglementations au fil de leur instauration.

    Les nouvelles réglementations en vigueur depuis juillet visent à rendre les processus de présentation et d’évaluation plus rapides, rentables et transparents. La réussite de la directive, dont les normes IDMP font partie intégrante, se mesurera finalement aux résultats en termes de santé des patients, où que les services soient dispensés dans le monde.

    Le MDM joue un rôle clé dans cette réussite en permettant à une entité de gérer efficacement les exigences réglementaires qu’impose la directive. Il facilite l’intégration des nouveaux besoins futurs et optimise le traitement des données opérationnelles avec leur partage en toute confiance à travers l’organisation.

    En créant des sources fiables de données de référence qui complètent les systèmes existants, les entreprises pharmaceutiques font, non seulement une avancée majeure dans leur mise en œuvre fructueuse des normes IDMP, mais peuvent également noter des gains d’efficience opérationnelle en interne et dans toute leur chaîne logistique.

  • Etude Forrester : Wearables un marché de 9,8 Mds de $ en 2021

    Etude Forrester : l’adoption des « Wearables » aux USA atteindra une masse critique d’ici 2021

    Le taux d’adoption des dispositifs de type « Wearables » par les consommateurs américains atteindra 29% d’ici 2021 contre 18% l’an dernier, selon une nouvelle étude Forrester. Actuellement, la grande majorité des consommateurs qui possèdent et utilisent des « Wearables » détiennent un dispositif médical ou bien-être (17%). Mais les domaines comme la surveillance, le shopping les notifications et ceux liés aux voyages devraient se développer.

    ForresterParmi les résultats de cette étude Forrester :

    Les ventes de « Wearables »vont passer de 4,2 milliards de dollars en 2015 à 9,8 milliards en 2021. Cette croissance sera due à l’augmentation des volumes de dispositifs vendus ainsi qu’à l’apparition de nouveaux « Wearables » plus chers tels que les smartwatches, les vêtements et les lunettes connectés.

    • Les ventes de smartwatches atteindront 16 millions de dollars en 2021. D’ici là, plus d’un tiers des 46 millions de  « Wearables » vendus seront des montres connectées. Cette croissance sera favorisée par une plus large adoption des consommateurs d’applications de type paiement mobile, voix, notifications et bien-être.

    Si certaines entreprises numériques ont d’ores et déjà mis en place une stratégie en matière de « Wearables »,il ne s’agit que de balbutiements afin d’apprendre à piloter des applications sur une montre connectée. A peine plus du tiers (34%) des entreprises n’ont pas du tout de stratégie « Wearables »à ce jour et ne prévoient pas d’en mettre une en place dans le futur. Seules 11% appliquent actuellement une stratégie « Wearables ».

     

  • Big Data et Santé : ce que dit la législation

    Big Data et Santé : les données médicales relèvent d’une législation particulière

    par Lydie Balfet, Responsable Marketing et offres, NetExplorer

    Les données de santé occupent une place particulière dans le Big Data. Personnelles, sensibles mais aussi confidentielles, les données médicales relèvent d’une législation particulière. Qu’il s’agisse de la gestion d’un établissement de soin ou de la dématérialisation d’un dossier patient, leur nombre ne cesse d’augmenter. Est-il possible d’assurer la protection des données médicales, tout en permettant aux établissements et professionnels de santé de pouvoir les gérer facilement au quotidien ?

    Données de santé et confidentialité : une double protection juridique et technique

    Les données de santé, de par leur confidentialité, sont régies par le Code de la santé publique et plus particulièrement par l’article L. 1110-4. Celui-ci définit les conditions de cette protection juridique en autorisant l’échange de données de santé entre l’équipe de soin du même établissement ou des professionnels de santé d’entités différentes mais prenant en charge le même patient, sous réserve que celui-ci bénéficie du droit d’opposition. Par ailleurs, le patient peut accéder à ses données médicales, les faire rectifier, les mettre à jour ou les supprimer s’il le souhaite.

    Outre la protection juridique des données, des exigences techniques ont également été mises en place. Il s’agit ici des obligations de protection physique des données pour les professionnels de santé. Ils sont tenus de protéger les informations en les manipulant mais aussi en les stockant dans un environnement sécurisé. Pour cela, ils peuvent les conserver en interne ou faire appel à un hébergeur agréé pour les stocker.

    L’agrément « Hébergeur Agrée de Données de Santé » (HADS), a été créé afin de garantir la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et la traçabilité des informations sensibles que constituent les données médicales. Le respect de nombreuses exigences est ici impliqué comme l’authentification forte, le chiffrement des données, la traçabilité des accès etc.

    Un cadre légal strict ne veut pas dire la fin de la collaboration au sein des établissements de santé

    Aujourd’hui, l’essentiel des informations liées au patient est dématérialisé. Il peut s’agir d’une prescription médicale, de résultat d’analyse, d’un dossier d’hospitalisation ou de tout autre information dont un professionnel de santé peut avoir connaissance. Par ailleurs, les médecins et les hôpitaux ne sont pas les seuls à manipuler des données de santé et à être soumis à cette législation particulière. Par exemple, toute application mobile qui traiterait des données à caractère médical est aussi obligée de passer par un tiers hébergeur agréé. Ce cadre légal concerne donc un volume immensément important de données, d’autant plus que le marché de l’e-santé est en forte croissance.

    S’il doit permettre de sécuriser les informations médicales des patients, ce cadre légal ne doit pas être un frein pour les établissements et professionnels de santé dans leur travail quotidien. En effet, ces données regroupent toutes les informations concernant un individu. Si l’on prend l’exemple d’un hôpital, il est important que l’ensemble de l’équipe soignante puisse accéder facilement et rapidement aux informations d’un patient.

    Aussi la loi autorise à ce qu’une application puisse se superposer à la couche d’hébergement agrée dans la mesure où celle-ci est compatible avec les prérequis de l’agrément. Ainsi, l’établissement ou le professionnel de santé peut se doter d’une solution de gestion et de partage de fichiers sécurisée compatible avec un hébergeur agrée, et allier à la fois conformité à la loi et collaboration.

     

     

  • Fintech et eSanté une opportunité ?

    Blockchain : l’ubérisation ultime qui atteint la santé

    Vincent Daffourd, président fondateur de Care Labs, société émettrice du titre Chèque Santé®,

    Les approches disruptives du marché ou du management créent une nouvelle chaîne de valeurs et finissent par remplacer l’économie dominante sur un marché. Peu importe que l’innovation porte sur un produit ou un service, l’ubérisation voire la blockchain imposent leur loi !

    En ce qui concerne mon métier, la rupture est encore plus flagrante. L’innovation de ma société est à la croisée de deux approches en rupture ou disruptives, si l’on veut être tendance : E-santé et Fintech.

    La « disruption » tient davantage à une nouvelle proposition de modèle économique que de l’innovation technologique en tant que telle. On nous considère comme « disrupteur » seulement parce que l’on chamboule un marché aux situations établies et on le bouleverse avec une proposition de valeur inédite.

    Dans le monde de la santé comme dans le milieu financier, le poids des traditions et des règles est bien installé … Il est donc difficile de proposer une autre approche, sans apparaître comme un trublion.

    L’innovation disruptive est en train de s’imposer comme la règle d’une nouvelle dynamique économique portée par une génération en rupture avec les modèles du XXème siècle.

    A travers les incubateurs, des groupements tels que France e-HealthTech ou des évènements tels que MedStartup Days à New York City, nous cherchons non seulement à promouvoir les innovations de rupture de manière pédagogique mais aussi à faire comprendre que l’économie bouge.

    Avec 16 milliards de transactions par an en France et 337 000 milliards de dollars (hors cash) dans le monde, les paiements constituent un service central de l’économie. Les nouveaux moyens et services de paiement représentent un segment d’activité en pleine révolution qui bouillonne d’innovations. De même, dans le secteur de la santé, les technologies révolutionnent notre approche médicale. Entre applications mobiles, objets connectés et big data, il existe désormais de nouvelles solutions permettant d’optimiser la prévention tout en replaçant l’individu au centre.

    Et pourtant … si la prévention est bien reconnue comme un axe prioritaire de la loi Santé, aux yeux de la sécurité sociale, elle n’existe pas : tous les actes destinés à prévenir la maladie, sont quasiment toujours à la charge des patients.

    Encore un paradoxe qui va à l’encontre de l’intérêt général !

    D’un côté, la bonne santé de tous à moyen et long terme passe par la prévention et une grande partie de l’intervention des médecins sera à l’avenir transférée vers la surveillance continue à distance pour des raisons d’efficacité D’un autre côté, on ne met pas les moyens en place (technologiques) pour rendre cet accès facilité.

    Qu’en est-il du financement ? Comment un acte médical préventif ou à distance sera-t-il tarifé, payé ou encore remboursé ?

    Une expérimentation que beaucoup souhaitent voir généralisée vient de voir le jour près de Chartres. Les discussions entre les médecins libéraux et l’assurance maladie portent notamment sur la question d’un forfait annuel pour financer la prévention, mais les échanges sont toujours dans l’impasse.

    Pourtant, les solutions existent et il serait enfin temps d’admettre qu’un nouveau monde émerge et qu’il est temps de changer les règles jusqu’ici unanimement admises, en fédérant enfin les parties prenantes historiques, les jeunes entreprises innovantes qui ont su développer des outils clefs en main à l’efficacité démontrée.

    Les moyens de paiement virtuels ou dématérialisés, simples d’utilisation et garantissant la sécurité des données, sont une réalité pour tous. Le E-commerce et la digitalisation des services sont à la base de notre économie et de notre capacité à rester compétitifs sur la scène internationale. Les Fintech et les Healthtech peuvent être une opportunité pour la croissance et la santé publique.

    Grâce à ces innovations et à la créativité de ces start-ups notamment dans l’IoT ou la e-santé, la France est de nouveau « bankable » à l’International. Le label French Tech comme nos fleurons industriels sont les meilleurs porte-drapeaux de notre pays.

    Il est désormais de notre ressort de conserver notre avance concurrentielle en montrant que notre législation est, elle aussi, prête à passer au XXIème siècle.

     

     

  • SESSION RATTRAPAGE EVENEMENT – L’utilisation des données de santé du 28 juin 2016 by FNTC

    LES DONNEES DE SANTE : Entre HOLD UP et INNOVATION

     

    Le mardi 28 juin la FNTC ( Fédération des Tiers de confiance du numérique) organisait un débat autour de l’utilisation des données de Santé. Plusieurs questions clés ont été débattues notamment sur la transformation numérique de la santé et ses conséquences sur la relation avec le patient , mais aussi Intérêt général et protection de la vie privée : Quel équilibre trouver ? et des données c’est bien… mais pour quelles utilisations ? 

     

    Pour Alain Bobant, président de la FNTC , qui a introduit cette matinée : « le système de santé français fait face à une transformation de son activité impulsée par le numérique. Cet afflux colossal d’informations va induire la mise en applications de règles pour mieux protéger la vie privée. C’est la confiance fondée sur la morale et sur une forte expertise qui va constituer l’exigence stratégique fondamentale, c’est pourquoi la FNTC se devait d’être présente dans ce débat, pour aider les acteurs de ce secteur à forger la mécanique d’une mutation numérique efficace et aboutie.»

     

    Jean Yves ROBIN, DG d’Openhealth et ancien Directeur de l’ASIP Santé confie en ouverture des débats : “ que l’on prévoit une multiplication par 50 dans le monde du volume des données de santé d’ici à 2020 mais qu’aujourd’hui l’utilisation de ces données est sous-développée bien qu’elles représentent une somme de connaissances infinie. Il précise « que les enjeux sont considérables sur le ‘healthData’, qui représente déjà plusieurs milliards de dollars d’investissements aux USA.»

    Jeanne BOSSI MALAFOSSE, avocate DLA Piper et Experte auprès du Conseil de l’Europe, les données de santé méritent une gouvernance, un cadre, donné en partie par la loi de santé 2016. Elle précise « la loi donne enfin un fondement juridique à l’échange et au partage de données de santé à caractère personnel, notamment grâce à une redéfinition de la notion d »équipe de soins » permettant une plus grande coordination entre secteurs sanitaire, social et médico-social.»

     Félix FAUCON, inspecteur des affaires sanitaires et sociales a quant à lui, posé la question de l’utilisation des données de santé. Il explique : « Le débat de l’ouverture ou de la fermeture de l’accès aux données de santé ne peut être clair que si il est orienté par une vraie vision de l’utilisation des données captées. Permettre un accès aux données de santé, oui … mais pourquoi faire ?.»

     Monique TARON, Directeur Ventes et Marketing d’Almérys, a conclu sur le besoin de confiance des citoyens. Au delà des réglementations et de tout ce qui existe sur les aspects juridiques et réglementaires, il faut que ces derniers n’aient pas de craintes.  « Il est nécessaire que les organismes habilités à conserver les données soient des tiers de confiance qui s’engagent vis à vis des propriétaires des données sur le respect de règles claires et sur les conséquences en cas de défaillance.