Catégorie : eEducation

  • VIVATECH 2023 : les chiffres clés, les startups récompensées et plus encore…

    La 7e édition de VivaTech a franchi un nouveau record d’affluence en dépassant pour la première fois la barre des 150 000 visiteurs du 14 au 17 juin à Paris.

    Des chiffres records dans tous les domaines : 919 millions de personnes touchées sur les réseaux sociaux, 5 millions de spectateurs pour la chaîne VivaTech News et plus de 6 milliards d’impressions.

    Durant quatre jours, ces visiteurs venus de 174 pays ont pu découvrir des centaines d’innovations en exclusivité mondiale et assister aux prises de parole des plus grands speakers de la scène internationale, à commencer par Elon Musk, qui a rempli pour l’occasion le Dôme de Paris, ou encore Marc Benioff, PDG et co-fondateur de Salesforce.

    Les startups européennes les plus prometteuses ont été récompensées dans le cadre de la 5e édition des Next Unicorn Awards lors de VIVATECH 2023. 


    FINTECH – Pennylane

    Pour gérer au même endroit finance et comptabilité 

    DEEPTECH  – Defined.ai
    Fournisseur de données, de modèles et d’outils pour l’intelligence artificielle, 

    DIGITAL MEDIA – Oviva
    Conseils diététiques et nutritionnels personnalisés

     

    IMPACT – Matsmart
    Réduire le gaspillage alimentaire 

     

    MARKETPLACE – Wallapop
    Petites annonces gratuites et locales

     

    Saas B2B – Pigment
    Logiciel de plani
    efication financière permettant la data visualisation de différentes données liées au fonctionnement d’une entreprise

    A noter que plus de 50 challenges ont également été organisés, dont 70% internationaux, avec 4000 candidats et 65% des dossiers reçus venant de l’étranger, dans des top trends comme :
    le développement durable,
    la diversité & inclusion,
    le futur du travail 
    le futur du sport 

    Waspito, Kubik et Curacel, lauréats des AfricaTech Awards

    Pour la seconde année consécutive, Viva Technology et la Société Financière Internationale (IFC), ont reconduit les AfricaTech Awards, une initiative panafricaine visant à reconnaître et soutenir les startups les plus innovantes dans les secteurs de :Climate Tech – Health Tech – Fintech

    Le Female Founder Challenge, organisé par VivaTech et 50inTech avec le soutien cette année d’Axa, Mazars et Société Générale a récompensé Zuzanna Stamirowska, la fondatrice de la startup deeptech française Pathway, le premier framework Python permettant de construire facilement des data products, qui a récemment annoncé une levée de fonds de 4,5 millions de dollars.
    Ce prix a été remis par la Première Ministre, Elisabeth Borne.

    Le challenge “LVMH Innovation Awards” a été organisé par le groupe LVMH. Il a été emporté par Save Your Wardrobe, une plateforme entièrement dédiée à la réparation et à l’entretien de vêtements. Et pour rassembler l’écosystème européen de la manière la plus respectueuse de l’environnement, l’initiative Tech on Tracks

     

     

  • Les six grandes thématiques des quatre jours de VivaTech 2022

    Les 6 thématiques à découvrir sur Vivatech 2022 

    Viva Technology, l’événement startup et tech numéro un en Europe, dévoile les premiers éléments de sa programmation qui marqueront sa sixième édition.
    VivaTech revient du 15 au18 juin, dans un format hybride ambitieux, en physique à la Porte de Versailles et en ligne sur notre plateforme digitale.

    Après deux ans de crise sanitaire, l’événementiel dans son format physique reprend toute sa place à la Porte de Versailles. L’édition se tiendra sur quatre jours avec trois journées dédiées aux professionnels visant à valoriser notamment les échanges business et une journée ouverte au grand public le samedi.

    VivaTech lance ses “Key Business Programs” permettant aux communautés métiers particulièrement impliquées dans la transformation digitale de se retrouver autour de programmes dédiés, concentrés en une journée :

    ● “Future of Work Program” – en partenariat avec ManpowerGroup

    ● le “CMO Program” – en partenariat avec frog, part of Capgemini Invent, MediaLink a UTA

    Company, JCDecaux et Infopro Digital Media

    ● le “CTO Forum” – en partenariat avec Scaleway et Sopra Steria

    Les Key Business Programs seront composés de sessions de conférences, d’un lounge dédié ainsi que de Side Events thématiques.

    Enfin, en partenariat avec Pitchbook, un Investor Lounge sera proposé aux investisseurs pour cette sixième édition de VivaTech.

    L’édition sera complétée par plus d’une cinquantaine d’événements à retrouver en dehors des murs de VivaTech, dans tout Paris. Ce sera notamment le retour des Tech Days pour découvrir les principaux lieux de l’écosystème organisés avec la French Tech Grand Paris.

    Pour cette sixième édition, plus de 1 500 exposants sont attendus, tous en format hybride. Nos partenaires historiques nous renouvellent leur confiance et de nouveaux nous rejoignent cette année.

    Nous retrouverons à nos côtés : BNP Paribas, Google, la Poste, LVMH, Orange, mais aussi EDF,ManpowerGroup, EY, l’Inde, Axa, Edenred, French-German Tech Lab, Huawei, JCDecaux, L’Oréal, Microsoft,RATP Group, Sanofi, SAP, SNCF, The Adecco Group, TotalEnergies, McKinsey & Company, RégionIle-de-France, Air Liquide, Audi, Binance, Dassault Systèmes, Engie, l’Egypte, Globalization partners, Groupe Bouygues, Klaxoon, KPMG, Meta, Région Centre-Val de Loire, Région Occitanie, Région Sud, Renault,Swisstech, et bien d’autres qui ont déjà confirmé leur présence.

    Cette présence massive sera également l’occasion de redonner une forte dimension internationale à l’événement : plus de 30 pays seront présents (+35% vs 2019)

    A noter, la création d’un tout nouveau challenge visant à récompenser l’écosystème panafricain.

    Six grandes thématiques ont été choisies et vont donner le pouls des quatre jours de VivaTech 2022, à travers, une fois de plus, un programme dense, composé de débats enrichissants, de speakers de renom et d’innovations inédites.

    1- The race to net zero emissions

    VivaTech fera une place centrale aux innovations liées à la lutte contre le réchauffement climatique et à la transition énergétique : ainsi, la société française Interstellar Lab, en partenariat avec la NASA et le CNES, dévoilera en première mondiale BioPod, l’une des serres aéroponiques la plus avancée au monde pour un déploiement sur Terre, et sur d’autres planètes dans le futur. D’autres startups, qui agissent pour une société plus respectueuse de l’environnement, seront également présentes sur le Low Carbon Park EDF : Urbanomy pour la stratégie Carbone, Carbo pour l’évaluation et Actéon Farm pour la compensation. Nous pourrons y retrouver la suisse Climeworks qui présentera en exclusivité en France son collecteur de CO2, l’espagnole Bioo qui viendra pour la première fois en France avec ses installations interactives qui transforment la décomposition organique naturelle des plantes en source d’énergie ou encore la startup anglaise Pentaform qui rend l’ordinateur accessible à tous et plus responsable pour la planète.

    EDF et VivaTech collaborent pour réduire au maximum l’impact carbone de l’évènement.

    2- The mobility rebound

    La mobilité de demain est une thématique phare de VivaTech 2022.
    De nombreuses innovations dans le secteur de la mobilité seront à découvrir, dont les véhicules électriques gonflables japonais de Poimo, les vélos -et leurs roues qui capturent la pollution des villes- de la startup anglaise Go Rolloe et le EVTOL personnel à propulsion électrique de la startup norvégienne Jetson, présents sur le Mobility Park by Togg.
    A noter que des lancements en avant-première sont prévus dans cette catégorie : avec par exemple Audi qui viendra partager sa vision de l’innovation, de la technologie et de ce que préfigure la mobilité future en présentant pour la première fois en Europe son « Audi skysphere concept ».

    3- Future of work

    Deux années de pandémie ont largement impacté le monde du travail. Télétravail, culture d’entreprise, quête de talents, les entreprises ont dû s’adapter et innover.
    Dans ce contexte, pour la deuxième année, VivaTech relance son Jobboard pour mettre en valeur les offres d’emploi tech et digitales. Nouveau rendez-vous à l’affiche cette année, les Talent Afterworks avec le HR partner de VivaTech, ManpowerGroup. A cette occasion, les partenaires/startups et talents sont invités chaque fin de journée à échanger sur leur métier et sur les rencontres business réalisées dans les allées de VivaTech.

    4- Inclusion is a mindset

    Que ce soit la diversité des genres, la diversité géographique ou sociale, les disparités sont encore de nos jours bien trop importantes. La Tech peut jouer un rôle inclusif essentiel. VivaTech vise par ses actions deux cibles prioritaires cette année : les jeunes et les femmes.

    A cet égard, VivaTech lance un Programme Girls in tech, co-organisé avec le collectif WoGiTech, visant à faire venir plus de 3000 collégiennes et lycéennes pour découvrir l’univers du numérique, à travers un parcours dédié dans l’événement, des rencontres de coaching afin de susciter des vocations auprès des jeunes filles. S’ensuivra une session inspirationnelle autour des femmes (jeunes diplômées, en reconversion, entrepreneures,…) en main stage lors de la journée grand public. Mais aussi, pour la quatrième année consécutive, en partenariat avec 50inTech, le Female Founder Challenge dont les objectifs sont de faciliter les rencontres entre investisseurs et startups pour accélérer le financement des startups dirigées par des femmes.

    D’autres initiatives visant les femmes et les jeunes auront également lieu lors de l’événement comme des sessions de speed-coaching pour près de 1 000 jeunes en majorité issus des quartiers , en co-organisation avec L’Escalator; un projet avec Diversidays permettant de mettre en avant les talents de la diversité sur scène ainsi que les Ateliers Grande Cause Jeunes en partenariat avec Make.org. Ces initiatives ont pour objectif de rendre la tech plus inclusive, d’en diversifier les profils.

    5- Tech on the edge; Web3

    Chaque année, nous mettons un coup de projecteur sur des technologies à suivre. Cette année, parmi l’ensemble des techno abordées, nous nous intéresserons particulièrement à décoder le Web3. A travers notamment un Web3 innovation Park hébergé par Binance qui présentera les startups et les innovations les plus avancées des écosystèmes blockchain, crypto et NFT.

    A noter que Meta, anciennement Facebook, viendra présenter sa vision du metaverse, avec un ensemble d’innovations qui seront mises à l’honneur à VivaTech en matière d’IA pour l’avenir des intéractions, du business, du travail et de la créativité.

    Notre partenaire LVMH présentera quant à lui différentes applications des usages du métaverse pour l’univers du luxe, en partie à travers sa nouvelle égérie virtuelle qui aura pour mission de porter les prises de parole Innovation du Groupe.

    La Startup Stage11 qui construit le futur du divertissement en proposant une nouvelle manière d’expérimenter la musique à travers un mélange de technologies gaming, réalité mixte et metaverses, viendra nous présenter ses innovations.

    6- Europe’s digital decade starts here

    Pour soutenir l’accélération de l’écosystème startup, VivaTech lance la quatrième édition du Next Unicorn Awards. Ce prix a pour objectif de promouvoir l’écosystème tech européen en mettant en avant lesscaleups européennes à fort potentiel.

    Le top 100, dévoilé aujourd’hui en partenariat avec la banque d’investissement GP Bullhound et avec la contribution de cinq des fonds d’investissement les plus réputés au monde : Accel, Balderton, Eurazeo,

    Partech et NorthZone est à retrouver ici. Les gagnants seront révélés en juin prochain lors de Vivatech.

    Nouvelle initiative lancée cette année : l’European Acceleration Summit. En effet, à l’heure où l’Europe est attendue sur sa capacité à dynamiser le secteur Tech européen, VivaTech souhaite contribuer en réunissant les acteurs clés de l’écosystème mondial (accélérateurs, start-up, investisseurs et acteurs publics) dans un programme sur mesure.

     

  • Quand le numérique devient une chance pour tous et non un facteur d’exclusion

    11,4 M € ! Le prix pour l’inclusion numérique 

    Dans le cadre du plan de relance et de l’insertion numérique, l’État s’associe avec Groupe SOS, Emmaüs Connect et la Croix-Rouge française, pour le déploiement de nombreux Conseillers numériques à travers l’ensemble du territoire. A terme, il faudrait qu’un maximum de citoyens français ait reçu un accompagnement afin de devenir autonome avec les outils numériques utiles et nécessaires au quotidien.
    Résumé de la conférence de presse du 24 Mars 2021, animé par Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques et Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable.

    Actuellement, ce sont 285 Conseillers qui sont répartis en France afin d’accompagner numériquement et socialement les personnes en précarité.
    Objectif : atteindre rapidement 4000 Conseillers numériques France Services, 1000 seront normalement déjà actifs avant septembre prochain. Il s’agit d’un programme important quand on sait que 13 millions de citoyens français n’ont pas accès au numérique et que 15% des emplois sont créés dans ce secteur, secteur connaissant un développement exponentiel.

    Lors de cette conférence, SOS Groupe, Emmaüs Connect et la Croix-Rouge Française ont pu respectivement présenter leur plan d’action et d’intégration des Conseillers numériques qui sont, depuis quelque temps déjà, présents dans chacune de ces trois associations. Le Gouvernement joue lui aussi un rôle primordial car a investi un total de 11,4M€ dans le projet.

    L’objectif commun aux trois acteurs : répandre l’inclusion numérique sur l’ensemble du pays.

    • Emmaüs Connect a intégré 60 Conseillers numériques pour un total de 2,4M€
    • La Croix-Rouge Française en a intégré 125 pour un total de 5M€
    • Enfin, le Groupe SOS en a intégré 100, soit un total de 4M€.

    Les associations, en étroite collaboration avec les différentes collectivités territoriales et les préfectures des départements, se donnent deux ans pour atteindre les finalités du programme qui se définit en trois points clés :

    • La sélection de conseillers numériques
    • La formation : pour les conseillers, dans un organisme habilité près de chez eux
    • L’activité : une fois formé, les conseillers animeront des ateliers d’initiation au numérique.

    Concrètement, ce programme devrait permettre que « le numérique devienne une chance pour tous et non un facteur d’exclusion, tout en mettant l’Homme au cœur du projet » affirme Marie COHEN-SKALLI, Co-Directrice chez Emmaüs Connect.

     

    Louis LEBOT.

     

     

  • Métiers dans le digital : des Inégalités dans le télétravail

    Un an après, quel bilan peut-on faire de l’expérience du télétravail ?  

    Du fait de la crise de la Covid-19 nous avons vécu une généralisation massive du télétravail que ce soit en entreprise, au sein des organisations ou encore des établissements scolaires. Le télétravail est peut-être même l’une des conséquences les plus novatrices de la crise sanitaire que nous traversons. Employés comme employeurs ont désormais assez de recul pour interpréter des résultats et tirer des conclusions de ce nouveau mode de travail.
    Ce Lundi 8 mars, Oracle France a organisé un webinar (replay ici) sur cette thématique avec:

    Résumé des temps forts.

    Les inégalités dans le télétravail

    Karine PicardKarine PICARD, DG ORACLE France, rappelle que “de manière générale la parité est particulièrement faible dans les métiers du digital. ORACLE France souhaite remédier à cette tendance d’où la mise en place de nombreux programmes de recrutement de femmes.”

    En ce qui concerne le télétravail, et particulièrement dans les métiers du digital, il est constaté que les inégalités homme-femme demeurent présentes. Les conflits conjugaux auraient augmenté notamment en ce qui concerne la garde des enfants. En effet, 48% des femmes en télétravail ont à charge un/plusieurs enfants contre 37% des hommes (Étude Coconel). Cet aspect a un impact certain sur les conditions de travail à distance car 42% des femmes travaillent dans une salle commune et partagée contre seulement 26% des hommes.

    Caroline Elbaz« Ce sont des inégalités de type personnel, qui se produisent en interne, dans le couple. Celles-ci ne peuvent être gérées par les DRH qui malheureusement les constatent parfois et ne peuvent réellement agir » Caroline ELBAZ, DRH ORACLE France.

    Selon Sophie FLAMENT, Psychologue de l’IAPR : « Une conciliation des choix de vie qui nécessite une réorganisation familiale ».

    La parité homme-femme n’est pas la seule forme d’inégalité constatée. On note par exemple que certains professionnels ont pu travailler en présentiel tandis que d’autres qui l’auraient souhaité ont été mis en télétravail. Les étudiants ont également été impacté ; inégalités dues au logement et à sa localisation, au suivi scolaire, au contact avec l’extérieur, aux moyens financiers,…

    Les risques psycho-sociaux

    Face à un contexte sanitaire complexe, le télétravail s’est multiplié, dure encore et a changé nos habitudes professionnelles. Les horaires dites « No limit » et sans réel temps de pause. Un encombrement de l’agenda, du fait des visioconférences qui s’enchaînent. D’autre part, le travail à distance signifie également que l’informel d’entreprise (machine à café, espaces de repos etc.) est mis à l’arrêt, ce qui renforce peu le sentiment d’appartenance des employés. Sentiment d’appartenance peu à peu remplacé par un sentiment de non-essentialité.

    Ces différents troubles psycho-sociaux rencontrés ou renforcés en travail à distance peuvent parfois influer sur le comportement et être source de démotivation, d’isolement ou de rupture du lien social. C’est ce qu’on put interpréter les intervenants qui ont eux aussi découvert et vécu ce nouveau mode de travail. Pour  Karine PICARD, « L’efficacité est contrebalancée par l’isolement ».

    Aspects positifs et enseignements du télétravail

    Comme le rappelle la psychologue Sophie FLAMENT : le télétravail c’est « une conciliation des choix de vie » qui oblige à une réorganisation de la vie familiale. Certaines familles voient donc cette période comme une opportunité pour passer plus de temps ensemble et essayer d’occuper les journées avec des activités nouvelles qui réunissent. Ont également été constatés de nombreux rééquilibrages personnels ou familiaux notamment car le travail à distance permet un gain de temps du fait de ne pas avoir à se déplacer. Cela a une influence certaine et positive sur la santé mentale et le niveau de fatigue des employés.

    D’autre part, ce nouveau mode de travail est un apprentissage pour tous ses utilisateurs et un premier pas vers un monde qui se digitalise toujours davantage. Les limites ont désormais été identifié dans l’objectif de concevoir, dans un futur proche, une solution hybride adaptée et satisfaisante. C’est aussi le cas concernant les étudiants qui jouissent d’une grande liberté d’organisation mais qui paradoxalement n’apprécient pas l’enfermement et l’isolement du aux cours en ligne. Dans ce second cas il est aussi question de trouver un compromis bénéfique. Toutefois, cette expérience particulièrement novatrice doit être vécue comme un exercice duquel on tire un enseignement, dans un monde où il sera de notre devoir de nous adapter rapidement.

    Les intervenants évoquent une accélération positive en matière de développement des soft skills et de la personnalité. En effet, il est plus facile pour les personnalités les plus réservées d’être à l’aise et de s’exprimer librement en télétravail. La pression semble être moins importante à la maison notamment car l’environnement de travail est souvent plus rassurant qu’en entreprise.

    Finalement, on retiendra que ce webinaire a permis d’étudier les analyses faites par rapport au travail à distance et d’en tirer des conséquences dans un objectif d’amélioration. Les questions d’avenir qui se posent désormais sont les suivantes :

    • Comment reprendre une dynamique collective de travail ?
    • Comment organiser le travail de manière hybride en associant efficacité et bien-être ?

    Louis LEBOT.

  • Les femmes les plus remarquables du monde de la technologie

    Les femmes qui ont fait l’histoire

    En dépit de tout, on les trouve derrière les plus importantes inventions technologiques et à la tête d’entreprises gigantesques

    Seulement 26% des emplois liés à l’informatique sont occupés par des femmes. Étant donné que les dépenses informatiques mondiales devraient totaliser 3,8 billions de dollars en 2021, les femmes sont faussement représentées là où le potentiel de croissance et de progression dans leur carrière est l’un des plus élevés.

    « Les filles sont tenues à l’écart des études scientifiques à cause du stéréotype qui veut que ce ne soient pas des choses que les femmes font. Heureusement, il existe de nombreux exemples à travers le monde qui prouvent le contraire. Nous devons parler davantage de ces femmes pour inspirer les autres à briser les stéréotypes et à se donner une chance dans les matières scientifiques et à poursuivre des carrières technologiques”, explique Laura Tyrell, responsable des relations publiques chez NordVPN.

    Les femmes qui ont fait l’histoire

    Derrière le premier ordinateur à usage général, appelé ENIAC, il y avait six programmeuses Jean Bartik, Marlyn Wescoff Meltzer, Ruth Lichterman Teitelbaum, Kay McNulty Mauchly Antonelli, Frances Spence et Frances Elizabeth « Betty » Holberton.

    Malgré leur travail révolutionnaire, l’armée n’a jamais publié les noms des femmes qui ont travaillé sur l’ENIAC, et elles ont été largement oubliées jusqu’à ce que Kathy Kleiman découvre leur histoire en 1985.

    Les moteurs de recherche tels que nous les connaissons aujourd’hui ont été construits sur le concept de fréquence inverse de document. Ce dernier a été développé en 1972 par Karen Spärck Jones, professeur au Cambridge Computer Laboratory.

    Le Spanning Tree Protocol a permis le développement de réseaux modernes. Et ce fut une invention faite par Radia Perlman. Elle est souvent appelée « la Mère d’Internet ».

    Les Françaises qui façonnent aujourd’hui le monde de la technologie depuis les postes de direction

    • Magali Vaissière, Directrice des Télécommunications et des Applications Intégrées à l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Elle a obtenu un Master of Science de l’Université de Stanford et est la première femme à être nommée chef d’un département technique à l’ESA.
    • Corinne Vigreux, Co-fondatrice et Directrice de la stratégie Groupe chez TomTom. TomTom a été cofondée en 1992 et est devenue une entreprise de navigation par satellite de premier plan avec une valorisation de plus de 2,4 milliards de dollars. Corinne a également fondé et financé Codam College, une école gratuite de programmation par apprentissage mutuel pour les 18-30 ans.
    • Jasmine Anteunis, Directrice des produits chez SAP Conversational AI et cofondatrice de Recast.AI. En 2015, Jasmine a développé une technologie de traitement du langage naturel (PNL) qui permet aux machines de comprendre le langage humain. Cette technologie permet la création d’agents automatisés conversationnels, généralement appelés chatbots. SAP a acheté la technologie en 2018. Jasmine était étudiante en art, quand elle a pris un tournant dans sa future carrière en rejoignant l’école de programmation informatique 42. Elle est considérée par Forbes comme l’une des 50 meilleures femmes de la Tech en Europe.
    • Nathalie Gaveau, prodige de l’entrepreneuriat numérique. Elle est fondatrice et PDG de Shopcade, l’application mobile de tendances de style qui lui vaut le titre de “l’Instagram du Shopping”. Avant Shopcade, elle avait vendu sa startup Priceminister pour 250 millions de dollars. Elle est également membre des Conseillers pour le Commerce Extérieur Français au Royaume-Uni (CCEF UK) et a été faite chevalier de l’Ordre National du Mérite en 2015.

    ●      Jade Le Maitre, est chef des technologies émergentes chez CGI, et a également été derrière une ancienne start-up de robotique, Hease Robotics. Aujourd’hui, Jade est conseillère experte auprès de la Commission Européenne. Ella a également co-lancé Lyon-Is-AI et co-fondé la communauté Social Robots.

     Malgré les bâtons qu’on leur met dans les roues

    Alors qu’une étude récente de McKinsey & Company montre des signes que quelque chose de nouveau se passe, le plafond de verre se fissure, les progrès des femmes dans l’échelle sociale sont limités par les bâtons qu’on leur met dans les roues. Selon les statistiques, les femmes sont confrontées aux plus grands défis dès le premier pas vers les postes de direction. Pour 100 hommes promus et embauchés aux postes de direction, seules 72 femmes sont promues et embauchées. Cela signifie que de plus en plus de femmes sont bloquées au niveau d’entrée, tandis que les hommes passent aux postes de direction.

    « Les exemples inspirants aident à combattre les idées fausses sur la technologie et encouragent les femmes à être plus déterminées dans leur poursuite de carrière. D’autre part, les entreprises réticentes à être plus inclusives se mettent simplement à l’écart de l’acquisition et du développement des talents”, ajoute Laura Tyrell.

  • Quand le confinement a irrémédiablement changé les habitudes d’achat des Français

    Vos courses pourraient bien ne plus jamais se dérouler comme avant !

    Selon une toute nouvelle étude de DS Smith, révèle que le confinement a probablement irrémédiablement changé les habitudes d’achat des Français.

    Après avoir troqué le traditionnel caddie contre un ordinateur portable, force est de constater que les chiffres ne mentent pas : l’augmentation vertigineuse des achats en ligne enregistrée durant la pandémie sera tout sauf passagère puisque les consommateurs sont bien décidés à continuer de surfer et de valider leur panier.

    Une révolution du e-commerce

    La COVID-19 inaugure une nouvelle ère de la consommation selon cette étude, qui révèle que la plupart des Français ont la ferme intention de garder leurs habitudes d’achat en ligne acquises durant le confinement.

    Quant aux commerçants, ils ont assisté à une forte hausse de leurs ventes en ligne. Et pour cause : 63 % des Français ont admis avoir réalisé plus fréquemment leurs achats sur la toile durant la pandémie de COVID-19.

    Et a priori, la révolution du e-commerce ne s’arrêtera pas de sitôt, comme le laissent présager les 87 % de répondants qui affirment avoir l’intention de poursuivre sur leur lancée, voire même de privilégier encore davantage les achats en ligne après le déconfinement. D’autant qu’une large majorité (89 %) de Français a aujourd’hui confiance en ce mode de consommation.

    Avec une croissance record de leurs ventes en ligne, les supermarchés font partie des grands gagnants de cette tendance, confirmée par les 49 % des répondants qui reconnaissent avoir davantage fait leurs courses sur Internet. Et en cette période de repli chez-soi, les Français ont d’ailleurs multiplié les achats en ligne d’articles pour la maison et le jardin (40 %), et ont même investi plus massivement dans des vêtements dits « d’intérieur » (45 %) depuis la crise de la COVID-19.

    Les conclusions de cette étude sont également corroborées par les propres statistiques de DS Smith, acteur majeur du marché européen des emballages pour le e-commerce. Depuis le début de la pandémie, l’entreprise a, en effet, assisté à une augmentation de 100 % de la demande d’emballages pour les denrées alimentaires, les fleurs et les produits d’hygiène vendus en ligne.

    Une nouvelle normalité

    Malgré l’allègement des mesures de confinement, l’étude réalisée par DS Smith révèle que nombre de ces nouvelles tendances d’achat cristallisées par la COVID-19 s’inscriront dans la durée. En effet, plus de la moitié des Français prévoient de continuer à s’approvisionner en ligne de la même manière, voire plus régulièrement encore au cours des six prochains mois, qu’il s’agisse de courses alimentaires (71 %), de produits d’hygiène (59 %) ou d’articles pour la maison et le jardin (70 %).

    Une envie de nouveauté

    Les changements ne sont pas uniquement quantitatifs. Non seulement nous multiplions les achats en ligne mais nous utilisons également de nouveaux services. Près de la moitié des Français (43%) déclarent s’être inscrits sur un nouveau site de e-commerce qu’ils n’avaient jamais utilisé avant le confinement.

    Et tout porte à croire que les Français s’adonnent désormais à de nouvelles activités de loisir, comme en témoignent les commandes en ligne de produits de divertissement. Les données de DS Smith montrent une augmentation de 60 % de la demande de solutions dédiées au e-commerce sur ce segment du marché. Un tiers des répondant (30 %) a laissé libre cours à sa créativité durant le confinement en commandant des fournitures destinées aux arts plastiques et à la création.

    Pour faire face à cette transformation accélérée des comportements et répondre à la demande des consommateurs, les petites comme les grandes entreprises n’ont eu d’autre choix que de proposer une offre en ligne ou de l’adapter lorsqu’elle existait déjà. Cette évolution aurait pu nécessiter des années sans la contrainte imposée par l’épidémie mondiale.

    « Nous assistons à une mutation systémique des modes de consommation. Afin de permettre aux entreprises de toutes tailles de survivre voire même de prospérer en cette période incertaine, nous mettons notre expertise à leur service et les aidons à profiter de la croissance rapide du e-commerce », a déclaré Stefano Rossi, Directeur général de la Division Packaging chez DS Smith. « En tout cas, il est certain que l’allègement des mesures de confinement n’entraînera pas la disparition de ces tendances.

    Les consommateurs apprécient l’aspect pratique de ce mode de consommation, dans lequel ils ont désormais confiance. Les plateformes de e-commerce leur permettent d’acheter facilement un large éventail de produits, depuis les denrées alimentaires courantes jusqu’aux articles de toilette en passant par les produits pour la maison et le jardin. À défaut de s’adapter à cette nouvelle ère.

    Pourquoi cette évolution du e-consommateur ?

    Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, les raisons principales restent la praticité des achats en ligne à deux niveaux : la facilité de commande sans sortir de chez soi qui était naturellement primordial pendant le confinement, mais aussi l’assurance d’être à domicile pour recevoir sereinement son colis. Cependant, alors que la relance verte et l’approche « reconstruire en mieux » deviennent une priorité mondiale, les Français s’inquiètent aussi de leur impact environnemental dans l’après-confinement. Ainsi, près d’un quart (23 %) des répondants seraient davantage enclins à céder à l’appel du e-commerce si les emballages de livraison étaient plus réduits ou plus durables, alors que 21 % souhaitent que les emballages des produits soient davantage recyclables. Parmi les différents groupes d’âges, les 18-34 ans sont les plus écoresponsables, et les femmes sont légèrement plus soucieuses de cette problématique que les hommes : 25 % d’entre elles aspirent à une réduction des emballages contre 20 % d’hommes.

    Curieusement, les Français reproduisent en ligne certaines des habitudes d’achat pourtant spécifiques aux commerces traditionnels. Durant le confinement, près de la moitié des répondants ont fait du « lèche-vitrines » en ligne ou étaient à l’affût des bonnes affaires et des promotions sur Internet.

    « Cette étude montre que les consommateurs appellent de leurs vœux des emballages plus écoresponsables. Nous entendons aider nos clients à faire de la relance verte une réalité et une priorité grâce à des mesures simples, comme le recours à des emballages durables recyclables », a ajouté Stefano Rossi.

    Et de conclure : « Nous n’avons de cesse d’accompagner les enseignes et les entreprises sur cette voie, et de travailler main dans la main avec elles pour leur permettre de bénéficier de solutions d’emballage durables qui répondent aux attentes des consommateurs ».

  • Avalanche d’événements le 30 janvier 2020

    Tous les événements pour comprendre les tendances Sociétés – Marketing – Retail et Innovations

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-maddy-keynote-mutation-by-maddyness/?instance_id=4606

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-le-paris-images-digital-summit-by-centre-des-arts/?instance_id=4625

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-le-big-bang-du-ecommerce-by-ebrand-commerce/?instance_id=4651

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-techforgood-the-world-expo-of-solutions-for-the-planet-by-changenow/?instance_id=4631

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-rewind-to-the-future-by-the-coding-machine/?instance_id=4663

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-booster-votre-relation-client-par-le-marketing-digital-by-afrc/?instance_id=4632

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-utiliser-la-social-data-pour-une-strategie-dinfluence-efficace-les-experts-du-web/?instance_id=4561

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-quelle-strategie-de-marque-mettre-en-place-by-ebg/?instance_id=4627

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-les-influenceurs-et-les-marques-by-reech/?instance_id=4664

  • Les sites internet et applications mobiles préférés des internautes français

    Les sites internet et applications mobiles préférés des internautes français

    Les 8 sites internet indeed.fr, jeuxvideo.com, leboncoin.fr, magimaman.com, sciences-et-vie.com, service-public.fr, télé-loisirs et voici.fr ainsi que les 4 applications mobiles Amazon, Facebook, France Inter et Netflix ont tous été plébiscités – dans leur univers respectifs – par les internautes au cours de la session d’automne 2018 du baromètre NetObserver

    NetObserver®, dévoile à l’issue de sa session d’automne 2018, l’identité des applications mobiles et sites internet préférés des internautes français dans les 10 catégories suivantes : Auto-Moto ; Conseils pratiques ; Emploi & Formation ; Jeux Vidéo ; Parentaux; People ; Vente de produits techniques & culturels ; Radio ; Sciences & Environnement et TV.

    Zoom sur les applications mobiles préférées dans la catégorie « People » : Facebook, Closer et Public composent le trio de tête

    Derrière Facebook mais devant Instagram sur lesquels les comptes de Célébrités sont parmi les plus populaires, on retrouve respectivement en 2ème et 3ème position et dans un mouchoir de poche, les applications de deux marques médias entièrement dédiées à la catégorie « People », Closer et Public.

    Derrière l’application 20 Minutes en 5ème position dont les news « people » semblent très appréciées au-delà des actualités généralistes, on retrouve les applications de 4 autres marques médias phares de l’univers « People » : Gala, Voici, PurePeople et Paris Match.

    Enfin, en dernière position de ce Top 10, on retrouve – ex-aequo – 2 applications de Programmes TV : Télé 7 et Télé-Loisirs qui sont donc également reconnue pour les news people qu’elles peuvent proposer à leurs utilisateurs au-delà des grilles de programmes TV !

  • La transition digitale du monde de l’éducation : un nouveau paradigme

    Le digital, un double levier de transformation de l’enseignement

     

    Par Eric Baudart – Ricoh France

    Nous sommes entrés dans l’ère de la connaissance et de la cognition. Le savoir est désormais disponible partout en ligne et compréhension des processus cognitifs a progressé. Ces deux facteurs ont conduit les écoles et les universités à repenser leur rôle. Il ne s’agit plus d’accumuler et de mémoriser des connaissances, puisque les systèmes d’information savent désormais le faire pour nous, mais de permettre que chaque étudiant tire parti d’un parcours d’apprentissage qui lui est propre. En effet, le digital a déjà changé non seulement les manières d’apprendre, mais aussi les objectifs de cet apprentissage.

    Dans la perspective de la généralisation prochaine de l’intelligence artificielle, le professeur Chris Bauer, de l’université de Londres, explique par exemple que le fait que des machines soient bientôt en mesure d’automatiser des tâches simples, permettra aux êtres humains d’explorer plus avant les capacités de leur cerveau. La société du futur, selon lui, sera constituée d’individus capables de raisonnements avancés, d’intuition et de pensées abstraites, pour résoudre des problèmes jusque-là considérés comme insolubles. Et parce que l’éducation se doit d’avoir toujours un temps d’avance, cette future génération se prépare dès aujourd’hui.

    Simplifier, expérimenter et partager

    Tout comme dans le monde du travail, une première clé pour relever ces défis est la simplification. Il s’agit de rendre la circulation et le partage de l’information plus fluides pour que les étudiants puissent se concentrer non pas sur ce qu’il faut faire pour acquérir la connaissance, mais sur les manières inédites d’exploiter celle-ci. C’est ici que les technologies de partage digital de l’information peuvent jouer tout leur rôle pour faciliter la diffusion des cours ou d’autres informations utiles. Elles permettent notamment aux étudiants d’accéder aux cours à distance via l’e-learning. Dans ce cas un contenu accélère l’acquisition du savoir.

    Une seconde clé réside dans la capacité d’expérimentation. De plus en plus, l’éducation se détourne du savoir pour adopter une approche expérientielle, sous la forme de travaux dirigés ou d’expérimentations sur le terrain. Dans de nombreux domaines, les tables interactives, la réalité virtuelle à 360° ou les imprimantes 3D ont déjà démontré leur potentiel pour permettre aux étudiants de toucher la réalité du doigt. Ces nouvelles formes expérientielles d’apprentissage ont cependant besoin d’un support théorique. Tout l’enjeu est de pouvoir mixer les deux approches, en faisant en sorte que les éléments d’information théorique puissent être mis à disposition au moment où les étudiants en ont besoin, c’est à dire lorsqu’ils sont en pleine expérimentation. La mise à disposition de tablettes, de tableaux blancs numériques ou de classes numériques, répond parfaitement à ce besoin en les mettant en situation de découverte active.

    Une troisième et dernière clé tient pour sa part à l’interactivité. Apprendre aujourd’hui ne signifie plus se taire et écouter un professeur, mais participer à une réflexion collective sur le sujet considéré. L’université composée de grands amphithéâtres est en train de disparaître au profit de lieux plus flexibles, conçus pour la rencontre et l’interaction. Celle-ci peut également avoir lieu à distance. Les outils de visioconférence et d’écran interactive à annotation distribuée permettent aujourd’hui plus d’interactions avec les professeurs qu’auparavant.

    Un environnement toujours plus compétitif

    La contrepartie de toutes ces évolutions enthousiasmantes est que les universités se trouvent dans un environnement bien plus compétitif qu’auparavant, et cela de deux manières. D’abord parce que ce n’est plus le savoir accumulé qui fait la notoriété de l’université, mais sa capacité à être en permanence à la pointe de la recherche dans ses domaines de prédilection. Pour cela, elle doit non seulement être en capacité d’attirer les meilleurs talents dans son corps enseignant, mais aussi les étudiants les plus prometteurs, par des méthodes éducatives innovantes et des services à forte valeur ajoutée. Ce changement de paradigme est désormais perceptible jusque dans l’organisation des locaux. Les grands amphis d’hier laissent de plus en plus la place à des espaces modulables, conçus pour s’adapter à la fréquentation et à la nature des cours. Les interactions visuelles et interactives en temps réels entre pôles internationaux se généralisent. Les universités de premier plan placent aujourd’hui au centre de leur stratégie l’amélioration continue de l’expérience étudiante en développant de nouveaux services ou de nouvelles pratiques digitales.

    Réduire les coûts

    Le second volet de cette compétition se situe sur les coûts. Parce qu’elle est à la pointe de la recherche et qu’elle doit sans cesse innover, l’université d’aujourd’hui nécessite plus d’investissements qu’hier. Pour les réaliser, elle doit travailler à l’amélioration de son efficacité opérationnelle en réduisant les coûts les moins directement liés à son cœur de métier, comme ceux de la maintenance des systèmes d’information ou des systèmes de communication et d’impression. La digitalisation des processus et des documents contribue également à l’expérience étudiant, et donc à l’attractivité de l’université, en accélérant la réalisation des formalités administratives. Elle permet en outre de répondre – à coût maitrisé, aux enjeux croissants de conformité réglementaire et de sécurisation de l’information dans un monde de plus en plus interconnecté.

    Innover en co-construction

    Le digital constitue en définitive à double titre un levier de performance et d’attractivité pour les universités. Il leur permet d’innover en matière de pédagogie et de gagner en efficacité dans la gestion. Mais comme les entreprises, les universités ne peuvent se lancer seules dans cette transformation de grande ampleur. Elles doivent être à la fois accompagnées et écoutées, pour pouvoir profiter simultanément des bonnes pratiques du monde de l’entreprise, mais aussi pour imaginer les leurs. Parce que les universités sont le lieu où s’invente le futur et que la compétition internationale de l’enseignement supérieur les concerne au premier chef, elles ne peuvent se contenter des recettes du passé.

    Plus que toute autre, la transition digitale du monde de l’éducation s’inscrit dans une démarche de co-construction qui doit associer, de façon formelle ou informelle, toutes les parties prenantes, depuis les étudiants, les professeurs et les enseignants-chercheurs jusqu’aux instances de décision et aux entreprises partenaires.